Publié le 28 Juin 2009

La règle du jeu :

1/ Ecrire 8 souhaits

2/ Dire à quoi font penser les 10 mots donnés

3/ Dire un mot sur sa tagueuse

4/ Taguer 8 personnes et les prévenir

 

Huit souhaits... rien que ça.

J’avais pensé à des trucs altruistes comme mettre fin à la pauvreté, guérir les maladies, vivre en paix, aimer son prochain (mais pas trop parce que sinon, de qui pourra-t-on se moquer ?), et abaisser le coût du forfait de téléphone mobile mais des compétences plus hautes que la mienne n’ayant pas réussi en plusieurs siècles, je vais faire comme d’habitude, ne penser qu’à moi, ce qui est déjà un travail à plein temps.

Je veux donc :

1) Me réveiller demain avec le physique de Catherine Zeta-Jones (je ne veux pas du vieux mari refait fourni avec, si je veux sa beauté c’est pour draguer facilement, que ce soit clair), la fortune de Paris Hilton et l’intelligence de Marie Curie (et surtout pas dans le désordre).

2) Avoir un frigo magique dans lequel les stocks de pâtes fraîches, de parmesan, de bière et de Meursault blanc ne diminuent jamais.

3) Travailler beaucoup moins pour gagner beaucoup plus. Bien sûr, l’idéal serait de ne pas travailler du tout. Je veux bien être adoptée par de riches rentiers – Liliane si vous passez par là, moi, je ne ferai aucune remarque sur vos jeunes amants, je peux même présenter quelques hommes sympas !

4) Rencontrer un homme drôle, intelligent, viril mais féministe, sympa et beau... Rencontrer un homme drôle, intelligent, viril mais féministe et sympa... Rencontrer un homme drôle, intelligent et viril mais féministe... Rencontrer un homme drôle et intelligent...

5) Que mon appartement se range et se nettoie tout seul.

6) Avoir le poisson traducteur de Ford Escort pour comprendre toutes les langues.

7) Qu’il ne fasse jamais plus de 23 degrés là où je suis.

8) Boire une Beamish red à l’apéro (ce que je vais m’empresser de faire)

 

 

A quoi me font penser...?

*message: in a bottle, yeah

*blog: de belles rencontres bien réelles

*prix: M’en parlez pas, tout augmente ma’me Michu !

*croix: de Saint-Georges, celle du drapeau anglais, bien sûr.

*scrap: heu ? Pourquoi c’est toujours moche quand j’essaie ?

*création: mot galvaudé depuis que même les coiffeurs sont des créateurs.

*bonheur: au petit bonheur la chance.

*vie: dure et à la fin on meurt. Et comme ça ne sera pas moins dur en faisant la gueule, autant se marrer avant.

*enfant: supportable de 10 à 12 et de 14 à 16 heures. A éviter le reste du temps, surtout si vous êtes plongés dans un bon livre. Vous oblige à courir, à jouer à des trucs roses, à monter la maison Playmobil et pire, propose de vous aider à monter cette f... maison.

*passion: beaucoup de bruit pour rien.

 

 

Je sais encore moins parler des autres que de moi-même mais je dois dire un mot sur celles qui m’ont tagguées.

 

Ofelia in Wonderland m’a tagguée pour la deuxième fois et je suis à deux doigts de la détester et elle n’est pas loin de rattraper Lou sur ma black liste personnelle. Mais bon, je lui pardonne pour les références évidentes du nom de son blog, pour la littérature anglaise en général et pour X-Files aussi.

 

Chrestomanci m'a aussi tagguée. Un des premiers blogs que j’ai suivis. Elle aime la bit-lit et moi pas trop mais pour le reste, nous avons beaucoup de goûts communs comme les vampires et la littérature anglaise (ça se voit que j’aime la littérature anglaise ?). Et puis, une Rochester ne peut pas être mauvaise.

 

 

Comme je suis dans un moment de grande mansuétude et que ma Beamish m’attend, je ne tagguerai personne en particulier. Ceux qui veulent peuvent se désigner eux-mêmes.

Rédigé par Isil

Publié dans #Brèves de blog

Publié le 25 Juin 2009

La mort en dédicace

De Didier Daeninckx

Première parution: 2001

Edition Folio

133 pages

 

 

Quatrième de couverture : Deux longues nouvelles sur le même thème, celui des objets maléfiques. Dans la première, La complainte oubliée, c'est un caméscope qui porte la mort : ceux qu'il emprisonne dans sa mémoire numérique ne tardent pas à perdre la vie. Son propriétaire voit disparaître la femme qu'il aime, et qui lui a offert la caméra pour son anniversaire. Puis c'est au tour d'un vieux marin breton d'être happé par le destin. Dans la seconde, c'est un livre qui sème la désolation, ou plutôt la dédicace que l'auteur a portée sur la page de garde. Ceux qui entrent en contact avec l'ouvrage passent sous le linceul... Avec le sens du détail qui le caractérise, Didier Daeninckx nous offre deux récits courts, qui oscillent entre le fait divers et l'Histoire.

 


- La complainte oubliée :

Cette nouvelle est assez longue pour que la tension prenne son temps pour monter. Dès le début pourtant, le suspense est présent puisque le narrateur raconte comment il a été blessé. Le récit est donc écrit sur le principe du flash-back. Le récit est daté puisqu’il fait référence à Chevènement comme ministre de l’Intérieur.  Mais les racines de l'histoire remontent bien plus loin. Sur fond d’histoire noire de l’indépendantisme breton, le suspense est maintenu jusqu’au bout et c’est passionnant.

 

- La mort en dédicace :

La nouvelle est plus courte (environ 40 pages), la narration est également à la première personne. Un homme sort de prison et recherche la femme pour qui il y est allé. La fin est particulièrement inattendue et cette histoire qui a priori ne m’intéressait guère s’est révélée excellente également.

 

Dans ces deux nouvelles, le « sens du détail » dont parle la quatrième de couverture est indéniable et je l’ai parfois trouvé trop développé. C’est évidemment au moment où je commençais à trouver cela pesant qu’un détail a pris sens dans la narration. Mais je dois dire que la qualité du récit et des thèmes abordés très prenants est par ailleurs telle que j’ai quand même beaucoup apprécié cette lecture. Une belle découverte qui m'a en outre permis de découvrir l'histoire d'Alexis Carrel, un prix Nobel.

Rédigé par Isil

Publié dans #Livres - Policiers

Publié le 22 Juin 2009

Les dents de l’amour

De Christopher Moore

Titre original: Bloodsucking fiends

Première parution: 1995

Edition Calmann-Lévy

317 pages

 

 

Quatrième de couverture : La rencontre fortuite de Tommy, débarqué à San Francisco de son Midwest natal pour devenir le nouveau Jack Kerouac, et de Jody, une bouillonnante secrétaire de vingt-six ans, aurait pu nourrir une banale histoire d'amour. Seulement voilà, juste avant de faire la connaissance du jeune homme, la belle Jody a été mordue par Elie Ben Sapir, un vampire âgé de huit siècles qui a fais d'elle un nosferatu - histoire manifestement de lui pourrir la (non-)vie.

Fort heureusement, Tommy l'écrivain tourmenté, tombé amoureux fou de Jody, veille au grain. Avec l'aide de ses collègues de l'équipe de nuit du supermarché où il travaille et d'un sympathique clochard auto-proclamé empereur de San Francisco, il n'aura de cesse de traquer le vieux démon pour défendre sa dulcinée - sans oublier de passer chercher le linge en rentrant, merci.

Après Godzilla dans Le Lézard lubrique de Melancholy Cove, les zombies dans Le Sot de l'ange ou la Mort herself dans Un sale boulot, Christopher Moore dynamite cette fois le mythe du vampire avec sa folie coutumière. A conseiller aux dépressifs.

 


Ce roman est une version moderne et légère de l’histoire de vampire. Cette histoire d’amour un peu spéciale à l’humour loufoque et décalé est réjouissante. Christopher Moore joue allégrement avec les clichés vampiriques des grands classiques de cette littérature. Jody n’a en effet aucune idée de ses pouvoirs potentiels et l’idée brillante de son petit ami Tommy de la tester, y compris contre son gré, donne quelques scènes assez burlesques. C’est parfois un peu nigaud et pour adolescent attardé mais c’est d’autant plus jubilatoire. Jody parviendra-t-elle à se transformer en brume ou à survivre à une congélation ?

Les personnages, dans le genre anti-héros, sont également réussis., les principaux comme les secondaires. Les meurtres se succèdent autour de nos personnages et on ne voit pas trop comment Jody va s’en sortir. L’ombre de Ben Sapir, le vampire qui l’a transformé, plane en permanence sur elle et c’est plus intéressant qu’une confrontation directe. Le récit ne faiblit jamais, c’est bien construit, amusant et sans temps morts. La fin a réussi à me surprendre et est bonne.

Ce n’est pas le livre de vampires du siècle mais c’est un excellent divertissement qui fait passer un bon moment.

 


« Un vampire fleuriste ? s’étonna-t-il.

- Tu sais, le plus dur, c’est de digérer l’aspect vampire, le côté fleuriste passe comme une lettre à la poste. Tu n’es pas de mon avis ? »

 

 « Jette un oeil sur les romans, dit-il en s’emparant d’une nouvelle pile. La fête du sang, Soif de rouge, Avoir les crocs, Dracula, Le rêve de Dracula, Le testament de Dracula, Lestat le vampire... Il y en avait au moins une centaine. »

Un peu dépassée, Jody considéra les ouvrages.

« Il y a un thème récurrent sur les jaquettes.

- Ouais, dit Tommy. On dirait que les vampires ont un penchant pour la lingerie. Tu en pinces pour les nuisettes sexy ?

- Pas vraiment. »

Jody avait toujours trouvé un peu idiot de dépenser de l’argent pour quelque chose qu’on portait juste suffisamment longtemps pour qu’on vous l’enlève. Evidemment, s’il fallait en croire les couvertures de ces livres, les vampires considéraient la lingerie comme de la garniture sur un plat. »

Publié le 19 Juin 2009


France Culture a décidé de participer aussi au Challenge Jane Austen. En effet, l’émission ‘Une vie, une oeuvre’ du 13 juin 09 était consacrée à l’auteur.

 

Ceux qui se sont déjà intéressé à la vie d’Austen et à la littérature anglaise du début du 19ème siècle n’apprendront pas grand-chose mais les autres comprendront peut-être mieux le contexte littéraire et historique de l’époque, la notion de ‘gentry’ et de ‘gentleman’ et la spécificité de l’écriture d’Austen, avec la systématisation du style indirect libre (je regrette que ce point n’ait pas été plus développé, comme si tous les auditeurs de France Culture avaient une formation en littérature).

 

Ce qui intéressera certainement tous les participants au challenge, en revanche, c’est l’analyse très intéressante de trois adaptations filmées d’Orgueil et Préjugés, celles de la BBC 1995, la version Bollywood de 2004 et de Joe Wright en 2005, par le décorticage d’éléments de la première scène de bal. Et qu’est-ce que j’ai aimé ce que les intervenants ont dit des relations familiales très "bisounoursisées" dans le film de Joe Wright (dans le fond tout le monde s'aime bien) , ce qui m’avait frappé (voire énervé) !

 

Une bonne émission (même si les intervenants s’obstinent à parler de Jane AustIn) qui donne en une heure quelques caractéristiques d'Austen et de son oeuvre.

Vous pouvez retrouver cette émission par là :


 


« Les romans de Jane Austen rendent intelligents. », ce n'est pas moi qui le dis, c'est un spécialiste de la littérature anglaise.

Rédigé par Isil

Publié dans #Brèves de blog

Publié le 17 Juin 2009

C’est mercredi, c’est colis swappy (je sais, la poésie n’est pas mon amie et je suis nulle en rimes! Vous verrez qu’un jour, je ferai rimer amour avec vautour ou balourd. Bref, Baudelaire n'a rien à craindre).

 

Pour le mini-swap Ken Loach, organisé par Cryssilda, les swappées reçoivent un DVD d’un film de Ken Loach (d’où le nom du swap, car Cryssilda a un sens de l’à-propos exceptionnel), un roman sur un thème social et une surprise.

Mon colis est déjà arrivé et j’ai été honteusement gâtée. Dès le début, mon sens de la déduction irrésistible m'a dit qu’il y avait deux livres au lieu d’un. L’ouverture des paquets de papier kraft allaient-ils le confirmer ? (je sais, mon sens du suspens n’est pas tellement meilleur que mon sens de la rime. Bref, Agatha Christie n'a rien à craindre)

Dans mes paquets il y avait :

  - Un DVD de Fatherland, un des films de Loach qui manquent à ma culture.

  - Deux livres (car oui, je ne ferai pas durer ce suspens insoutenable, il y avait bien deux livres) : Carton jaune de Nick Hornby (des jambes poilues et un gros ballon sur la couverture, c’est alléchant !) et The Commitments de Roddy Doyle (ça tombe bien, j’ai beaucoup aimé le film d’Alan Parker).

  - Une surprise : un cd de la musique originale du film The Commitments (ça tombe bien, j’ai beaucoup aimé le film d’Alan Parker) et ma swappeuse ne le savais pas.

  - Et en bonus, des poissons en chocolat (la famille poisson a le regret de vous faire part de la disparition de deux de ses membres, ah non, trois).

 

Les poissons, c’est sans doute pour rappeler la provenance de ce colis, arrivé tout droit de Bretagne, comme l'indique la carte qui accompagnait le colis. Je remercie ma swappeuse Bladelor pour ce beau colis qui m’a beaucoup plu.

Et bien sûr, comme il se doit, j’ai rédigé ce billet en écoutant la BO des Commitments (je ne sais plus si j’ai dit que j’avais beaucoup aimé le film d’Alan Parker). Et je termine sur le huitième titre (j’écris lentement), à l'origine un morceau de Roy Head, interprété  ici par l'acteur principal du film, Robert Arkins :

Rédigé par Isil

Publié dans #Swap

Publié le 16 Juin 2009

Torchwood, saison 2

 

2008 – 13 épisodes de 50 min

Créé par Russel T. Davies, produit par la BBC

Avec John Barrowman (Captain Jack Harkness), Eve Myles (Gwen Cooper), Gareth David-Lloyd (Ianto Jones), Burn Gorman (Owen Harper), Naoko Mori (Toshiko Sato), Kai Owen (Rhys Williams), James Marsters (Captain John Hart), Freema Agyeman

 


Après une mystérieuse disparition, le capitaine Jack Harkness reprend sa place au sein de l’organisation secrète TORCHWOOD à Cardiff. La menace extra-terrestre s’amplifie pour toute l’équipe ; les agents doivent enquêter sur d’étranges disparitions, affronter un redoutable agent du temps, et défier une créature qui pourrait bien être la mort elle-même. Un voyage dans le temps qui va les mener de la Première guerre mondiale au 51è siècle...

 

 

 


     Après une impression un peu mitigée sur la saison 1, que je trouvais pleine de défaut, même si au final, les derniers épisodes m’avaient convaincus de voir la suite, cette deuxième saison, tient toutes ses promesses. Tout ce qui était particulièrement agaçant auparavant a été en grande partie gommé. Gwen Cooper a toujours un caractère fort et empathique qui la pousse à ne pas se contenter de faire son travail sans se poser de question mais elle cesse d’avoir son regard de chien battu et est bien plus attachante. Contrairement à beaucoup, j’aime bien son copain Rhys, qui lui permet de mener un semblant de vie normale dans une profession aussi à part et où le secret est omniprésent (d’ailleurs, la série tourne beaucoup autour de ce thème, d’où la nécessité d’avoir un tel personnage). Owen Harper cesse d’être le Dom Juan du pauvre pour se révéler bien plus intéressant et la deuxième moitié de cette saison va vraiment le mettre à l’honneur de manière très judicieuse. En plus, l’épisode 12, Fragments, explique le pourquoi de son comportement, tout comme il explique la fragilité de Toshiko. Enfin, Ianto Jones devient un élément à part entière de l’équipe et apporte la touche d’humour anglais typique. Enfin et surtout, dans cette nouvelle saison, Torchwood est une véritable équipe qui travaille de concert.

 

     Les intrigues sont aussi bien plus intéressantes et à part un ou deux épisodes Encore un cow boy du futur!peut-être un peu plus moyens, l’ensemble est très nettement supérieur à la saison précédente. La saison commence d’ailleurs fort avec l’arrivée d’un personnage formidable (hélas trop peu présent), le capitaine John Hart, pendant cynique de Jack et tout autant amateur de blagues salaces à double sens, et les derniers épisodes sont très émouvants au point que même mon coeur de pierre a fondu face au « because you’re breaking my heart » cher à Karine. Un arc narratif a été ébauché avec en filigrane, le passé de Jack et sans doute que de ce côté là, il y a encore matière à progression, comme dans la continuité des épisodes qui ne me semble pas encore à son maximum (9 auteurs différents pour 13 épisodes, ça n’aide pas toujours à créer une identité propre même si la cohérence est parfaitement respectée) même s’il y a là encore une nette amélioration. D’ailleurs, la saison 3 de cinq épisodes devrait être plus cohérente encore puisque il s’agira d’une saison feuilletonante apparemment. Donc, cela laisse présager le meilleur.

 

     Bref, cette saison est très convaincante, avec d’excellents épisodes qui montent en puissance dès le cinquième, Adam, pour ne jamais décevoir ensuite.

 

Et Jack est toujours égal à lui-même :

« Je n’existe pas... pour un homme de mon charisme, c’est un exploit. »

Rédigé par Isil

Publié dans #DVD & Cinéma

Publié le 14 Juin 2009

Il y a deux ans, je créais ce blog en me disant que c’était chouette de garder une trace de mes lectures, moi qui étais incapable de tenir un carnet de lecture, et éventuellement de pouvoir en discuter un peu avec quelques passionnés. Finalement, ça s’est révélé être bien plus que cela.

Cela représente :

278 articles (279 maintenant),

48 882 visites (dont quelques égarés qui visaient une association libertaire ou une école d’ingénieurs !) et 135 968 pages vues (dont une majorité probablement par des élèves en recherche de commentaires tout prêts sur Le père Goriot et Roméo et Juliette),

une tentative réussie de faire baisser ma Pal... suivie d’une augmentation exponentielle de cette même Pal.

de la procrastination (« bon allez, cet avis, je l’écrirai après un épisode de ma série du moment, bon finalement après une pause café, ou demain, ou après-demain ou... »),

4 swaps dont un en cours

3 challenges en cours (dont un achevé dès avril)

de multiples consultations de Bescherelle,

des échanges de livres et surtout de dvds (un certains Docteur a souvent troqué sa boîte bleue contre les camionnettes jaunes de la Poste),

un Books and the city.

 

Ce sont surtout deux années de délires idiots dans une fabuleuse librairie, de rencontres formidables autour d’un thé tibétain, d’interrogations existentielles sur la plus belle barbe de la littérature victorienne (Dickens rules !), de conversations msn jusqu’à pas d’heure.

 

Bref, après deux années comme celles-ci, je suis prête à continuer à pester contre moi-même et tous mes billets en retard. Merci à tous pour vos commentaires ou simplement vos visites.

Rédigé par Isil

Publié dans #Brèves de blog

Publié le 11 Juin 2009

Haute fidélité

De Nick Hornby

Titre original: High fidelity

Première parution: 1995

Edition 10/18

253 pages

 

Quatrième de couverture : " Un roman hilarant, voilà l'événement! [...] II y a de quoi faire dans cette histoire destinée aux individus coincés et mal coincés entre la trentaine et tout ce qui suit. Rob, bientôt 36 ans, est mal en point: "Qu'ai-je fait de ma vie ?" se demande ce sempiternel adolescent qui craint de vieillir (même bien), au lendemain d'une rupture, en contemplant les bacs de son magasin de disques pop paumé dans une ruelle de Londres. [...] Pour notre plus grand plaisir, Rob, qui se demande in fine s'il ne serait pas un nul, décide d'entamer la falaise. II récapitule ses amours, depuis le premier, à douze ans, qui dura trois fois deux heures jusqu'au dernier, une nuit correcte avec une chanteuse américaine, et dresse un inventaire hilarant de ses états d'âme. [...] Tous ceux qui considèrent comme vertige nécessaire le fait de savoir à un moment donné faire durer une relation monogame, se délecteront à la lecture de ce roman post-mélancolique qui célèbre les vertus du rire."

Catherine Argand, Lire.

 

 


     A première vue, Haute fidélité semble être le pendant masculin de la chick-lit. Pourtant, derrière la légèreté du propos et l’humour, on trouve souvent matière à réfléchir sur l’engagement. Rob, après une rupture dont il tente de relativiser l’importance qu’il y porte, se penche sur son passé sentimental. Rob n’est pas vraiment un battant, il a quand même réussi à ouvrir un magasin de disques mais il est au bord de la faillite. Le problème de Rob est qu’il refuse de grandir. Il semble s’être figé à l’adolescence, à ses disques de musique pop, à son obsession des listes et à ses deux employés encore plus loosers que lui. Il refuse voire méprise tout ce qui peut ressembler à une réussite. Bref, il est invivable.

 

      J’ai beaucoup aimé les multiples références à la culture pop, surtout la musique et je me suis beaucoup retrouvée dans le personnage de Rob (un comble alors que je ne me suis jamais reconnue dans un personnage de chick-lit) et dans son refus obstiné de se confronter au monde réel puis la lucidité dont il commence à faire preuve au fil de son bilan personnel. J’aime énormément ses interrogations sur la musique, qui participe de ce refus. La fin est un peu trop sentimentale à mon goût mais l’écriture d’Hornby en fait quelque chose de très drôle et réussi.

 

En outre, l’écriture est très agréable. Bref, c’est une belle découverte.

Reçu dans le cadre du London swap. Merci Chrestomanci.


« Quelle fut la cause, et quel l’effet ? La musique, ou le malheur ? Est-ce que je me suis mis à écouter de la musique parce que j’étais malheureux ? Ou étais-je malheureux parce que j’écoutais de la musique ? Tous ces disques, ça ne peut pas rendre neurasthénique ?

Les gens s’inquiètent de voir les gosses jouer avec des pistolets, les ados regarder des films violents ; on a peur qu’une espèce de culture du sang ne les domine. Personne ne s’inquiète d’entendre les gosses écouter des milliers – vraiment des milliers – de chansons qui parlent de coeurs brisés, de trahison, de douleur, de malheur et de perte. Les gens les plus malheureux que je connaisse, sentimentalement, sont ceux qui aiment la pop music par-dessus tout ; je ne sais pas si la pop music est la cause de leur malheur, mais je sais qu’ils ont passé plus de temps à écouter des chansons tristes qu’à vivre une vie triste. A vous de conclure. »

Publié le 8 Juin 2009

Les Rochester sont les meilleurs (ou presque)

 

Petit aparté en forme de revendication: non aux réveils par SMS à 6 h du mat' (ah non, pardon, 5h45) quand on est à 20 min de Paris et qu'on a rendez-vous à 8h45 à Pigalle ! (D'accord je ne me suis pas vraiment réveillée mais ça aurait pu et pour la peine, tu es sur mode silence maintenant). Je ne dénonce personne parce que ce n'est pas bien mais je n'en pense pas moins.

 

Ce samedi 6 juin se tenait à Paris la deuxième édition de Books & the City, le jeu que le monde entier nous envie.

 

Cryssilda, Lamalie et moi nous sommes préparées comme des athlètes pour la dure journée qui nous attendait. La première grande aventure du jour a été la découverte du petit déjeuner d'une célèbre chaîne de fast-food au nom écossais et qui est dirigée par un clown (ah, on me dit dans l'oreillette que le clown n'est peut-être pas le vrai chef après tout). Le bacon and caoutchouc egg n'est pas si mauvais et l'ensemble nourrit bien. Après ce repas de champions, une petite préparation physique s'imposait bien évidemment avec passage de tourniquet et montée en funiculaire (c'est un échauffement, il fallait préserver quelques forces), montée de marches inutile et descente de marches à l'esplanade du Sacré-Coeur.

Le premier signe de bonne entente de l'équipe ne s'est pas fait attendre puisque nous nous sommes présentées de manière synchrone avec le reste de la talentueuse et hyper favorite équipe (donnée gagnante par 100% des membres qui la composent) des Rock'n ROCHESTER composée de:

Celsmoon, Cryssilda, Amy, Lamalie, Magali, Virginie Chrestomanci et moi.

 

Le temps de mettre des visages sur quelques blogueuses et les choses sérieuses ont commencé avec les photos de groupe et la remise des questionnaires littéraires, des défis insolites et de la première des quatre énigmes.

C'est là que commence la réflexion intense (j'ai grillé ma capacité neuronale sur cette première énigme mais heureusement j'avais plus d'un tour livre dans mon sac - à dos), vient ensuite l'appel à un ami et c'est notre dernier mot. Nous partons vers le cimetière Montmartre sous une pluie de plus en plus forte et les trois imprévoyantes du groupe décident d'acheter des k-way dans un magasin pour touristes et réapparaissent tout de rose (très très rose, du genre qui fait mal au yeux) couvertes. Nos 3 petits cochons autoproclamées l'ont probablement fait exprès rien que pour moi, connaissant l'amour pour le rose qui me caractérise et dont je parle si souvent ici mais bon, je suis stoïque (et trop hilare pour exprimer mon horreur devant cette apparition).

 

En quelques heures, nous sommes allées au cimetière Montmartre, à l'église Saint-Sulpice, à la place des Abbesses (ouais, les organisatrices ont un sens de l'humour particulier pour nous renvoyer quasiment au point de départ), à la place Dauphine par erreur, à la place des Vosges et au jardin du Luxembourg. Nous avons découvert le mur des Je t'aime, une libraire sympathique qui a accepté de se prêter au jeu à la librairie Anima au 3 rue de Ravignan dans le 18è, avons eu plein de bonnes idées, quelques ratés, une indifférence coupable à l'égard de pompiers sexy, mais surtout beaucoup de moments de rire avant d'en terminer avec les épreuves.

 

Comme nous sommes très modestes, nous avons préféré laisser la victoire finale à l'équipe des Joffrey de Peyrac (notre diagnostic de départ se révélant donc au passage faux à 100%).

Nous avons fièrement obtenu des prix pour les défis insolites (en gros, tout ce qui demandait peu de culture mais une grosse capacité à faire n'importe quoi: de là à en tirer des conclusions...). Enfin quand je dis peu de culture, nous avons quand même remporté le prix du meilleur quatrain d'alexandrins en hommage aux surréalistes (grâce à Celsmoon). Mais bon, pour le reste, nous nous sommes laissées aller. Ainsi, pour la photo de concurrents en personnages littéraires, notre sens du décalage l'a emporté avec un hommage à Fruit Basket. Pour la photo du sosie d'écrivain, notre choix s'est porté sur un auteur à l'oeuvre assez inégale mais qui a le mérite d'avoir la plus longue carrière, le bien nommé Anonyme, ce qui nous a placé en tête, à égalité avec Jules Renard enfant. Enfin, nous avons obtenu le prix de la meilleure quatrième de couverture d'un roman de chick-lit (grâce à Magali et Amy).

 

Dommage que Celsmoon et Virginie n'aient pu assister au dîner tout à fait sympathique avec distribution de SLAT (Sacs à Livres A Transporter) fabriqués maison par WonderFashion et sa soeur, et emplis de livres, comme par hasard.

J'ai été ravie de mettre des visages sur des noms ou des pseudos même si je n'ai pas eu beaucoup l'occasion de parler avec les autres groupes. Bladelor, Brize, Hydromielle, et bien sûr, le club des whomaniaques, Fashion (à qui je pardonnerais presque les quelques touches de rose du SLAT et le rappel douloureux d'un certain jeune acteur au charisme d'huître), Karine (qui a la même voix que sur son blog, si si, c'est possible) et Yueyin (grâce à qui j'ai pu exhiber un certain badge clignotant Union Jack trop d'la balle).

 

Merci à l'équipe Rochester grâce à qui j'ai passé une excellente journée et aux Magnificent six organisatrices Amanda, Chiffonette, Emeraude, Fashion, Stéphanie et Tamara dont seule la perversité peut égaler le glamour.

 

Et merci à ceux sans qui nous ne serions rien, le huitième homme, en quelque sorte, les liens qui sont restés à l'écoute de nos énigmes tordues et qui sont restés aussi motivés que nous jusqu'au bout. Merci donc à Lamousmé (et son père), à Solenn (pour la fulgurance du jour) et Sophie (que je ne connais pas) pour leur efficacité ainsi qu'à Joseph Vebret et son livre magique.

 

* Pas encore totalement remise, je fais ce que je peux pour les titres!

Rédigé par Isil

Publié dans #Brèves de blog

Publié le 4 Juin 2009



J’ai été taguée par Lou (qui s’acharne) et Ofélia.

 

Plutôt corne ou marque-page? Marque-page. Je suis la personne la plus bordélique que je connaisse et en même temps, la plus maniaque avec les livres, je ne supporte pas les marques sur les livres.

 

As-tu déjà reçu un livre en cadeau? Oui mais assez rarement en fait sauf l’an dernier où je n’ai reçu que ça comme cadeaux.

 

Lis-tu dans ton bain? Je ne prends que des douches alors j’évite de lire en même temps.

 

As-tu déjà pensé à écrire un livre? Non, j’ai trop de respect pour la cause littéraire. Déjà qu’écrire platement mon avis sur un livre me demande un effort quasi surhumain. Et puis, je suis du genre à me dire que je serai Shakespeare ou rien et comme je risque plutôt d’atteindre le rien…

 

Que penses-tu des séries de plusieurs tomes? Je n’ai rien contre si la série n’est pas trop longue. En fantasy, les séries interminables finissent toujours par me lasser, même celles de qualité. En revanche, j’aime bien les séries où chaque tome se lit indépendamment mais dans lesquelles on retrouve les personnages, comme dans les séries policières.

 

As-tu un livre culte? Plusieurs mais celui qui m’accompagne vraiment, c’est Le Seigneur des Anneaux de Tolkien.

 

Aimes-tu relire? Oui, j’adore même. D’ailleurs, j’estime qu’un livre ne fait partie de mes livres cultes que lorsque je l’ai lu au moins deux fois et que j’ai l’intention de le relire. Sinon, je peux trouver un livre excellent mais ne pas avoir envie de le relire et alors il n’entre pas dans la même catégorie, aussi parfait soit-il par ailleurs.

 

Rencontrer ou ne pas rencontrer les auteurs de livres qu’on a aimé ? Ah rencontrer Tolkien, Dickens ou Austen… Le fait d’aimer les auteurs morts présente quelques inconvénients.

J’ai eu la chance de rencontrer deux fois Anne Guéro du binôme d’écrivains connus sous le nom de Ange. J’ai été épatée qu’elle se souvienne mieux que moi de notre précédente conversation (c’était un peu la honte aussi mais bon, ça j’ai l’habitude). C’était un plaisir de l’entendre parler non seulement de ce qu’elle avait envisagé et pas retenu pour son roman mais en plus de parler des maîtres. C’est finalement assez intéressant de rencontrer des auteurs mais en général, je ne suis pas à l’aise et ça n’a donc pas grand intérêt pour moi.

 

Aimes-tu parler de tes lectures ? Non, bien sûr, je n’ai un blog de lecture que par pur masochisme. En vérité, le fait que je sois capable de tenir tout un dîner en ne parlant que de livres, quitte à faire peur à quelques invités ou pire, aux serveurs lors de rencontres avec quelques copines blogueuses doit être un signe.

 

Comment choisis-tu tes livres ? Je n’ai pas de critère particulier. Je furète dans les librairies. Ca peut-être parce que c’est un auteur reconnu, un titre qui me plait, parfois même une couverture et une quatrième de couverture alléchantes. Ca peut-être surtout sur le conseil de gens ayant les mêmes goûts que moi, blogueurs ou pas.

 

Une lecture inavouable ? Quand j’avais une quinzaine d’années, j’ai trouvé un livre de la collection Harlequin dans un paquet de lessive. J’ai beaucoup ri à cause de la nullité du livre mais surtout, pour moi maintenant, Harlequin restera à jamais associé à de la lessive. En dehors de cet épisode, je ne pense pas avoir de lecture dont j’ai honte.

 

Des endroits préférés pour lire ? Dans mon lit, dans un fauteuil d’une laideur à faire peur mais très confortable, à la terrasse d’un café avec une bière, dans les transports en commun. Quand il fait beau, dans une chaise longue au jardin.

 

Un livre idéal pour toi serait : Je ne le saurai que lorsque je l’aurai lu. Un livre qui a été écrit en pensant à moi, avec de l’action, de l’humour, de la psychologie, de l’intelligence (mais pas trop, ça me fatigue vite l’intelligence).

 

Lire par dessus l’épaule ? Par dessous le bras plutôt parce ce que ce que je veux c’est voir le titre du livre.

 

Télé, jeux vidéos ou livre ? Tout mais ça dépend des périodes. Je sors d’une période où je ne faisais que lire et je passe dans une période télé (le fait que j’ai 6 ou 7 séries à voir n’y est pas étranger). Les jeux vidéo, j’ai beaucoup pratiqué mais j’ai presque totalement arrêté (j’en suis restée à la Playstation 1 même si j’ai parfois joué à la Wii), sauf quand mon neveu de 6 ans veut qu’on joue à Zelda sur la vieille Nintendo aux graphismes ancestraux (ne montrez jamais une antiquité à des enfants, ce sont de vrais pervers, ils sont capables d’aimer). Bien sûr, jouer « avec » mon neveu, ça veut dire que je joue et qu’il regarde.

 

Lire et manger ? J’aime. Surtout pendant mon petit déjeuner. Le week-end, je finis par manger des toasts froids.

 

Lecture en musique, en silence, peu importe ... La musique me gêne si le volume est trop fort mais en sourdine, j’aime.

 

Lire un livre électronique ? J’attends juste que le prix baisse et qu’il propose plus d’options qu’actuellement. Pour moi qui manque de place et qui ai dû laisser beaucoup de mes livres chez mes parents, avoir tous mes classiques avec moi, ce serait l’idéal.

 

Livres empruntés ou livres achetés ? J’achète presque tout. Enfin, dernièrement tout le monde a décidé de m’en prêter et c’est un enfer ! Je n’arrive plus à lire les miens.

 

Quel est le livre que tu lis actuellement et quel sera le prochain ? Je lis Le monde selon Monsanto qui m’a été envoyé grâce à l’opération Babélio et je commence à me demander pourquoi j’ai choisi ça. Le prochain sera peut-être un chasseur de lion de Rolin mais ça peut encore changer (et le premier qui fait le moindre commentaire pour me dégoûter d’avance de ce livre sera maudit jusqu’à la septième génération et faites gaffe, mon esprit est capable de se matérialiser dans une tasse à plusieurs kilomètres de chez moi alors je suis capable de tout).

 

As-tu déjà abandonné la lecture d'un livre? C’est rare mais ça vient de m’arriver avec Message des hommes vrais au monde mutant, livre que je n’aurais même pas songé à lire sans y être obligée. En général, si j’abandonne, je laisse une deuxième chance plus tard.

 

Quel est le premier livre que vous avez adooooooré d'amour ? Je n’adoooooore rien, ça suppose trop d’emphase pour moi. Pour ce que j’adore avec un seul ‘o’, c’est difficile à dire. Si je remonte à l’enfance, ce serait probablement la boussole du Club des Cinq, que j’ai lu et relu dès que j’ai su lire. Puis, au stade supérieur sont venus à égalité L’île au trésor de Stevenson et 20000 lieues sous les mers de Jules Verne qui m’ont été offerts le même jour. Mais je dirais quand même que le premier qui m’a vraiment marqué à l’adolescence et qui m’est resté au point d'être un de mes livres cultes, c’est Dune de Frank Herbert.

Je tague qui veut.

Rédigé par Isil

Publié dans #Brèves de blog