Publié le 30 Septembre 2008

Ainsworth: Windsor Castle

Balzac: La peau de chagrin

Barnes: Arthur et George

Barrie: Le petit oiseau blanc

Beckford: Vathek et ses épisodes

Beowulf

Berrouka: La Porte

Blackmore: Lorna Doone

Bradley: La Planète aux vents de folie

Brontë: œuvres de jeunesse

Brontë: Shirley

Burney: Camilla

Calvino: Fiabe Italiane (Contes italiens)

Cervantes: Don Quichotte de la Manche

Clarke: Jonathan Strange & Mr Norrell

Collins: Pierre de lune

Debats: La Vieille anglaise et le continent

Defoe: Moll Flanders

Dick: Le maître du haut château

Dickens: A tale of two cities

Dickens: Barnabé Rudge

Dickens: Doctor Marigold’s Prescriptions

Dickens: Dombey and Son

Dickens: Little Dorrit

Dickens:Martin Chuzzlewit/Esquisses de Boz

Dickens: The Old curiosity shop (Le magasin d’antiquités)

Dickens: Les papiers posthumes du Pickwick-club

Dickens: Récits pour Noël

Dickens et Collins: Voie sans issue

Dumas: La comtesse de Salisbury

Eliot: Daniel Deronda

Féval: Les Mystères de Londres

Fforde: The Eyre affair

Follett: La marque de Windfield

Forster: Maurice

Fruttero et Lucentini: L’affaire D.

Gaskell: Round the sofa

Gaskell: Ruth

Gaudé: La Porte des Enfers

Gemmell: Légende

Genefort: Hordes t.1

Gissing: New Grub Street

Goldsmith: The vicar of Wakefield

Gollut: La repulsion de Karst Olenmyl

Hamilton: L’Etoile de Pandore t.1

Hill: The death of Dalziel

Hill: A cure for all diseases

Histoire des Femmes en Occident (Vol. 4 et 5)

Hornby: Haute fidélité

Indridason: La cité des jarres

Ishiguro: Auprès de moi toujours

Jackson: Les secrets de Londres

Jerome: Three men in a boat

Jordan: Wheel of time 5 (La Roue du Temps 9 et 10)

Jordan: Wheel of time 6 (La Roue du Temps 11 et 12)

Kay: La Chanson d’Arbonne

Kay: Tigane

Keyes: Des fleurs pour Algernon
Kloczko: Tolkien en France
La Légende arthurienne

Le Guin: La main gauche de la nuit

Leo: La Femme et les mœursLaymon: Le Jeu

Le Bussy: Jouvence

Ledesma: La ville intemporelle

London: Le Peuple d’en bas

Lovecraft: Celui qui chuchotait dans les ténèbres

MacDonald: The Complete Fairy Tales

MacPherson: Oeuvres complètes d’Ossian

Mistry: L’équilibre du monde

Moore: Les dents de la mort

Nodier: Trilby le lutin d’Argail

Peake: Gormenghast

Peake: Titus errant

Pevel: Les lames du Cardinal

Pratchett: Jeu de nains

Priest: Le monde inverti

Remy: Histoire de la littérature anglaise

Richardson: Pamela

Robinson: Mars la verte

Rolin: Un chasseur de lions

Salvi: Sortie de route

Schroeder: Ventus

Scott: The Antiquary

Scott: Ivanhoé/Quentin Durward/Le Talisman

Scott: Old Mortality

Scott: Rob Roy/La Fiancée de Lammermoor

Shaffer: The Guernsey literary and potato peel pie society

Silverberg: Les Monades urbaines

Simmons: Endymion

Stevenson: Veillée des îles/un mort encombrant

Tolkien: Les Enfants de Hurin

Trollope: Barchester Towers

Vinge: Un feu sur l’abîme

Walpole: Le château d’Otrante

Wilson: Les chronolithes

Wingfield: A Touch of Frost

Woolf: The waves

Yeats: Irish myths

Yslaire: La guerre des Sambre 1

Fantastique, Fantasy, Science-fiction: Mondes imaginaires, étranges réalités

The Cambridge companion to science-fiction

The Cambridge companion to the Victorian novel


Gray: Lanark
Le Fanu: Les Mystères de Morley Court

 

 Et pendant que ma Pal diminue, ma lal augmente de manière exponentielle: 

 

Rédigé par Isil

Publié le 29 Septembre 2008

Le plus grand choix de livres en anglais en France
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The English Bookshop
248, rue de Rivoli
75001 Paris

M° Concorde (Sortie : rue Cambon)
 
Tél. 01 44 77 88 99
Fax. 01 42 96 83 71
e-mail : whsmith@whsmith.fr

Horaires d'ouverture:
Du lundi au samedi de 9h00 à 19h30 - 
Le dimanche de 13h00 à 19h30

Il n'y a peut-être pas le chaleureux accueil de certaines petites librairies et on trouve peu de versions bon marché mais le personnel est assez sympathique et professionnel. Et en plus d'un grand choix de livres en tous genres (bon choix d'illustrateurs sur le thème du fantastique notament), le rayon dvd est assez complet. Et surtout, le rayon classique est très fourni, ce qui n'est hélas pas le cas des autres librairies anglaises de Paris, plus tournées vers le contemporain et les dernières sorties. 


C'est l'automne donc tel l'écureuil, je fais mes réserves pour l'hiver. Imaginons qu'il y ait deux mètres de neige dans les rues parisiennes, que je sois donc bloquée pendant plusieurs mois.Tout ça pour dire qu'après mon passage chez Lamousmé, j'ai préféré prendre toutes les précautions en achetant quelques livres de plus. Je suis restée très raisonnable:

- Under world de Reginald Hill

- Erewhon de Samuel Butler

- The Eyre Affair de Jasper Fforde

- The end of Mr Y de Scarlett Thomas

- Silas Marner de George Eliot

- Shirley de Chalotte Brontë

Rédigé par Isil

Publié dans #Librairies

Publié le 28 Septembre 2008

Pour moi, aller à la librairie est réellement une expédition. Jugez plutôt : de chez moi, pour atteindre la librairie Neverland à Achères par les transports en commun, je dois marcher, prendre un bus, le tramway puis le RER et finir par dix minutes de marche. Bref, je traverse la moitié de la banlieue parisienne et ça me prend plus d’une heure. Mais ça en vaut le coup. Où, sinon là, aurais-je pu récolter cette belle moisson de trophées ?  

- Balzac : La peau de chagrin

- Beckford : Vathek et ses épisodes

- Susanna Clarke : Jonathan Strange & Mr Norrell

- W. Wilkie Collins : La Dame en blanc

- Charles Dickens : Oliver Twist/Les papiers posthumes du Pickwick-club (oui je sais ce n’est pas très original)

- Alexandre Dumas : La comtesse de Salisbury

- E.M. Forster : Maurice

- Kazuo Ishiguro : Auprès de moi toujours

- Christine Jordis : Promenades anglaises

- Daniel Keyes : Des fleurs pour Algernon

- Sheridan Le Fanu : Carmilla

- Charles Nodier : Trilby le lutin d’Argail

- Mervyn Peake : Gormenghast

- Mervyn Peake : Titus errant

- Robert Silverberg : Les Monades urbaines

- Vernor Vinge : Un feu sur l’abîme

- Horace Walpole : Le château d’Otrante

C'est beaucoup peut-être mais c'est moins que les livres d'occasion que je lui ai apportés et puis beaucoup sont courts. Bon je m'étais promis de prendre plus de contemporains: Gaudé, Chalandon... et là, c'est râté. Je serai obligée d'y retourner bientôt! 

Et puis, où aurais-je, sinon, le plaisir de converser avec une libraire avec qui je partage tant de goûts, même si nous sommes irréconciliables sur plusieurs sujets : Edward, héros romantique ou grand pervers, le café (ce n’est pas gentil d’essayer d’empoisonner les bons clients) et la bière !
Personne n’est parfait mais quand ma libraire a ce rayon consacré exclusivement à la littérature britannique, je lui pardonne beaucoup. Et puis on y rencontre d'autres clients sympas, comme Anne-Sophie qui offrent même des pâtisseries.
 


Je remercie la librairie de ma ville dont je n'ai toujours pas découvert les horaires d'ouverture, qui n'a que les dernières nouveautés et quelques  livres classiques pour scolaires cachés derrière le rayon papeterie. C'est un peu grâce à elle que j'aime faire l'effort d'aller jusqu'à Achères.  Et pour cela, elle mérite un hommage.

Publié le 26 Septembre 2008

L’Asservissement des femmes

De John Stuart Mill

Titre original: The subjection of women

Première parution: 1869

Edition Petite Bibliothèque Payot

220 pages

  

Quatrième de couverture : Célèbre philosophe et économiste, John Stuart Mill (1806-1973) fut également l’un des premiers hommes féministes.

Dans sa vie privée comme dans sa vie publique, il s’acharna à démontrer la nécessité d’accorder aux femmes l’égalité avec les hommes, combat dont l’apogée fut la publication de ce livre en 1869.

 

Qu’il s’agisse de dénoncer l’état de sujétion des femmes ou de revendiquer pour elles, au nom de la justice et de la liberté, le droit à l’éducation, au travail et au suffrage, Mill apparaît comme le champion de l’émancipation féminine. L’Asservissement des femmes reste ainsi une œuvre primordiale dans l’histoire du féminisme.

 


J’ai ouvert ce livre en me demandant ce qui m’avait pris de l’acheter car je lis peu d’essais alors en plus, un qui date du XIXe siècle, mais j’étais curieuse de lire le texte d’un des premiers hommes féministes et je l’ai finalement beaucoup apprécié.

 

Dans la première partie, John Stuart Mill fait le point sur l’origine de la domination légale des hommes sur les femmes. Cette domination s’est faite dans un contexte de totalitarisme où les rapports de force étaient la règle. Mais à l’époque de Mill, la situation a changée. L’individu n’est plus condamné à être « par nature » ce qu’il était à sa naissance. Un homme peut s’élever dans la société (même si Mill en reconnaît la difficulté, rien ne s’y oppose légalement). Les deux seules catégories qui échappent à cette règle sont la royauté… et les femmes, destinées à n’être qu’épouses et mères. Mill nie l’idée d’aspiration naturelle à ces tâches. Si cela était si naturel, on n’aurait pas besoin de les y contraindre par la loi en leur interdisant toute autre possibilité. Mill a une vision libérale (à l’époque où ce n’était pas un gros mot) du problème. Laisser-faire est son mot d’ordre. Si les hommes veulent des épouses et des mères, ils doivent rendre cette occupation enviable et pas les y contraindre.

 

Dans la deuxième partie, la plus courte, l’auteur traite de l’inégalité au sein de la famille. C’est certainement la partie la moins actuelle, en occident du moins, mais le caractère historique des rappels la rend quand même intéressante.

 

Dans la troisième partie, Mill prône encore une fois un laisser-faire dans l’accès des femmes aux fonctions étatiques et à une profession, ainsi qu’à l’éducation et à la formation professionnelle. Le droit de vote est nécessaire pour garantir une prise en compte de leurs intérêts dans le débat public. Les fonctions de gouvernement, rien ne s’y oppose puisque l’expérience a montré que des femmes régnantes ne s’en tiraient pas plus mal que leurs homologues masculins. Enfin, Mill récuse les motifs d’incompétence supposée des femmes. Le passage sur la taille supposée du cerveau est assez savoureux.

 

La quatrième et dernière partie s’attache à répondre à la question du pourquoi de la volonté de changer la situation légale des femmes.

 

Bien sûr, si la situation des femmes n’est aujourd’hui plus la même légalement, il est surprenant de voir à quel point certains arguments mis à mal ici par Mill sont pourtant régulièrement repris dans la société actuelle (notamment sur la « nature » des hommes et des femmes), et en cela, cet écrit reste d’actualité dans une certaine mesure.

Au-delà de l’intérêt du contenu, j’ai trouvé l’écriture d’une fluidité et d’une limpidité étonnantes et qui rendent le livre abordable par le plus grand nombre. Il y a peu de déchets, les quelques redites ne sont jamais pesantes, dues surtout à la multiplication des exemples, elles permettent de ne jamais perdre le fil de la pensée de l’auteur. A lire donc.

 

Pour aller plus loin que le simple essai sur le féminisme, je trouve que le début de l’essai devrait encore être rappelé aujourd’hui, en ces temps où même la vision des sciences est en train de se transformer en valeur relative où la charge de la preuve tend à s’inverser dans certains domaines : Mill rappelle que la charge de la preuve pèse sur celui qui émet une hypothèse. En fait, s’il y a une chose que j’ai trouvée remarquable dans cet essai c’est la capacité de Mill, dont ce n’est pas le métier pourtant, à raisonner en scientifique et surtout, à rappeler ce qu’est la méthodologie scientifique. Une chose ne peut être acceptée comme vérité que si elle peut être répétée par l’expérience et est universelle. Il ne suffit pas de l’affirmer avec véhémence.

 

 « Lorsque ceux qui bénéficient de privilèges font des concessions à ceux qui en sont privés, généralement la seule raison en est que ces derniers ont le pouvoir de les extorquer. Aussi bien, les hommes dans leur ensemble ne tiendront pas compte des arguments contre les prérogatives de leur sexe tant qu’ils pourront se dire que les femmes ne s’en plaignent pas. Ce fait permet sans doute aux hommes de conserver leurs injustes privilèges quelque temps encore, mais cela ne rend pas ceux-ci moins injustes. »

Rédigé par Isil

Publié dans #Livres - Autres

Publié le 23 Septembre 2008

        Ca ressemble à un cri du cœur et c’en est un. Ma bonne résolution de début d’année prend fin. Il s’agissait de ne plus acheter de livres tant que ma Pal ne serait pas retombée à une vingtaine de livres. Je reste plus près de 30 que de 20, c’est vrai, mais je suis dans la vingtaine alors comme les pires choses ont aussi une fin, je jette l’éponge.

De plus,  j’avais pris cette résolution devant une bibliothèque archi-comble et, un bout de bibliothequecomme j’ai réussi à en caser une nouvelle dans mon petit espace et que, chose incroyable pour moi, j’ai enfin réussi à me débarrasser de livres dont je sais que je ne les relirai jamais, je m’octroie une récompense bien méritée. J’en ai vendu une bonne centaine. Maintenant j’ai des gros trous dans ma bibliothèque. Il faut bien que je les comble !

En plus de me laisser du temps pour faire de la place, ne plus augmenter ma pile de nouveaux livres m’a permis de lire les livres achetés il y a plus de dix ans qui se sont peu à peu et inexorablement retrouvés en bas de la pile (certains ne sont même plus édités) et j’ai fait de belles découvertes, notamment en science-fiction, genre que j’avais presque abandonné ces dernières années. Et comme l’appétit vient en mangeant, ça m’a redonné le goût de revenir plus souvent vers ce genre.

Une expérience frustrante mais au final positive.

 
Voici donc ceux qui me restent :

1.        Barrie: Le petit oiseau blanc

2.        Beowulf

3.        Blackmore: Lorna Doone

4.        Burney: Camilla

5.        Calvino: Fiabe Italiane (Contes italiens)

6.        Dickens: Dombey and Son

7.        Dickens: The Old curiosity shop (Le magasin dantiquités)

8.        Dickens: Récits pour Noël

9.        Gaskell: Ruth

10.     Hardy: Far from the madding crowd (Loin de la foule déchaînée)

11.     Histoire des Femmes en Occident (Vol. 4 et 5)

12.     Jordan: Wheel of time 5 (La Roue du Temps 9 et 10)

13.     Jordan: Wheel of time 6 (La Roue du Temps 11 et 12)

14.     Kay: La Chanson dArbonne

15.     Kay: Tigane

16.     La Légende arthurienne

17.     Leo: La Femme et les mœurs

18.     MacDonald: The Complete Fairy Tales

19.     MacPherson: Oeuvres complètes dOssian

20.     Mistry: Léquilibre du monde

21.     Schroeder: Ventus

22.     Scott: The Antiquary

23.     Scott: Ivanhoé/Quentin Durward/Le Talisman

24.     Scott: Old Mortality

25.     Scott: Waverley/Rob Roy/La Fiancée de Lammermoor

26.     Simmons: Endymion

27.     Stevenson: Le Maître de Ballantrae/Veillée des îles/un mort encombrant/Dr Jekyll et Mr Hyde

28.     Yeats: Irish myths

 

Bon, j’ai dû faire quelques entorses à ma règle mais pour la bonne cause : un The Vicar of Wakefieldexemplaire d’occasion du Vicar of Wakefield d’Oliver Goldsmith à petit prix (trouvé chez Christie's), Jane Eyre (déjà lu en v.o) et œuvres de jeunesse des Brontë,collection Pléiade (avant la hausse du prix), La sorcière de Salem, un Gaskell plus édité, trouvé miraculeusement chez Lamousmé (je me prosterne bien humblement devant sa bienveillance), et les enfants de Hurin de Tolkien, acheté au salon du livre et dédicacé par Alan Lee.

Et bien sûr, il y a ceux qui m’ont été offert par les éditions Bragelonne Sorcière de Salem(j’en ai parlé ). C’est une catastrophe pour ma Pal soit, mais dans des circonstances aussi déloyales, comment refuser ?

 

Et enfin, pour fêter ça, une petite visite dans mes librairies préférées s’impose. Un petit tour chez W.H. Smith à Paris et une grande expédition à Achères, à Neverland, sont prévus. En apéritif, je viens de m’offrir un Dickens de la Pléiade, regroupant Martin Chuzzlewit et les Esquisses de Boz. J’ai aussi commandé en occasion des introuvables: Fruttero et Lucentini, L’affaire D, Marion Zimmer Bradley, La Planète aux vents de folie et E.M. Forster, Avec vue sur l’Arno.

  S’ajoutent donc à ma Pal :

29.     Ange: Le Grand Pays (en cours de lecture)

30.     Bradley: La Planète aux vents de folie

31.     Briggs: L’appel de la lune

32.     Brontë: œuvres de jeunesse

33.     Carey: Kushiel t1

34.     Dickens:Martin Chuzzlewit/Esquisses de Boz

35.     Forster: Avec vue sur l’Arno

36.     Fruttero et Lucentini: L’affaire D.

37.     Gaskell: La sorcière de Salem

38.     Gemmell: Légende

39.     Genefort: L’Ascension du serpent

40.     Goldsmith: The vicar of Wakefield

41.     Hamilton: L’Etoile de Pandore 1

42.     Laymon: Le Jeu

43.     Pevel: Les lames du Cardinal

44.     Tolkien: Les Enfants de Hurin


Ma Pile à lire:
 my to-read shelf

Rédigé par Isil

Publié le 21 Septembre 2008

A table avec les cannibales

De Corrado Ruggeri
Titre original: Il Canto delle lucciole

Première parution: 1995

Edition Petite Bibliothèque Payot

260 pages

 

 

Quatrième de couverture :  Pour ceux qui croyaient seuls les Anglais capables de promener en Papouasie leur humour, voici Corrado Ruggeri, sans les défauts des Britanniques et avec tous ceux des Italiens. Parti remonter le temps dans ce bout du monde, il a le chic pour se fourrer dans des situations impossibles, qu’il soit coincé dans une bataille intertribale ou dans les bras d’une Américaine nymphomane.
Heureusement, il va rencontrer là-bas quelques anges gardiens qui lui feront découvrir les jardins d’ancêtres peuplés de squelettes, les Hommes-Perruques qui se confectionnent de drôles de couvrechefs avec les cheveux de leurs femmes et de leurs enfants, les esprits de la forêt qui apparaissent parfois la nuit, et puis beaucoup d’autres merveilles, comme aussi beaucoup de tristes conséquences de l’occidentalisation.
  

 


Ce récit écrit avec recul et légèreté, au présent et à la première personne, est agréable et intéressant. On y découvre, sans paternalisme ni angélisme la vie des populations de Papouasie Nouvelle-Guinée et d’Irian Jaya, coincées entre traditions et vie à l’occidentale. Le portait est tout en contraste et les personnages que rencontrent le touriste Ruggeri sont pertinents et lucides. La description de la guerre, notamment, est surprenante. Elle est déclarée sous n’importe quel prétexte mais obéit à des règles très strictes (les combattants s’arrêtent le temps que l’on évacue un seul blessé vers l’hôpital). Ce n’est pas très bien écrit mais ça se lit facilement.

Rédigé par Isil

Publié dans #Livres - Autres

Publié le 19 Septembre 2008

Torchwood, saison 1
Science-fiction


2006
Créé par Russel T. Davies, produit par la BBC

Avec John Barrowman (Capitaine Jack Harkness), Eve Myles (Gwen Cooper), Naoko Mori (Toshiko Sato), Burn Gorman (Owen Harper), Gareth David-Lloyd (Ianto Jones), Indira Varma (Suzie Costello)



TORCHWOOD est une organisation secrète qui traque toute forme de vie alien sur Terre. Indépendante du gouvernement, au-dessus de la police, elle suit ses propres règles. Le mystérieux capitaine Jack Harkness est à la tête de la base 3. Suzie Costello le seconde ; le médecin Owen Harper, l'informaticienne Toshiko Sato et Ianto Jones, responsable de la sécurité complètent l'équipe. Une nouvelle recrue va bientôt forcer la porte de l'agence...

1-01 Tout change
1-02 Premier jour

1-03 Machine fantôme

1-04 Femme cybernétique

1-05 Petits mondes

1-06 La récolte

1-07 Cadeaux grecs

1-08 Ils tuent encore Suzie

1-09 Chaussures en vrac

1-10 Hors du temps

1-11 Combat

1-12 Capitaine Jack Harkness

1-13 La fin des temps

 

     J’ai mis en ligne mon avis sur la saison 3 de Doctor Who et je m’aperçois que j’ai oublié de parler de Torchwood. Je dois donc réparer cette erreur.


     Les fans de la série anglaise de science-fiction burlesque Doctor Who ont découvert l’organisation Torchwood (anagramme de Doctor Who) pendant la saison 2 de la série. Un spin-off appelé Torchwood a été lancé après cette saison 2. Torchwood est une série plus sexy (je me demande si on peut être engagé par Torchwood si on n’est pas bi d’ailleurs), plus sombre que Doctor Who (prévue pour un public plus familial).
     Hélas, je l’ai trouvée souvent plus larmoyante que sombre. Les personnages sont tous tellement centrés sur eux-mêmes que ça nuit parfois à l’intrigue, les extra-terrestres sont presque accessoires, les personnages travaillent plus souvent chacun de leur côté qu’en équipe. Gwen Harper, censée être notre guide à travers l’organisation (elle découvre Torchwood en même temps que le spectateur), a de grands yeux humides de chien battu pendant la moitié des épisodes, ce qui m’a un peu rebutée. Ça m’a d’ailleurs fait comprendre ce qui m’a toujours énervé dans la série MI-5. Les héros ont toujours tellement de problèmes de conscience, alors que j’imagine que c’est le genre de métier où c’est contre-indiqué ou alors les services secrets britanniques doivent être une vraie catastrophe !

     Les idées de base des scénarios sont pourtant réussies (j’ai trouvé l’épisode 11 assez ridicule - Owen qui a à peu près la capacité sentimentale d’une huître devient tout à coup désespéré et suicidaire - mais la plupart des autres ont de bonnes histoires si on enlève le côté mélo évoqué plus haut), Le personnage de Jack Harkness est moins rigolo que dans Doctor Who (et il propose moins souvent de se déshabiller hélas) mais c’est un chef parfait et un des points forts de la série.   

     La série est aussi plus tournée vers le fantastique que Doctor Who qui arrivait à trouver des explications extra-terrestres abracadabrantesques à tout ce qui relève du fantastique dans l’imaginaire collectif, même les loups-garous. Ce décalage original m’a un peu manqué. A côté de ça, une série populaire capable d’utiliser un poème de Yeats (il n’y a que les anglais pour faire ça avec autant d’aisance) ou de parler de Philoctète, ça impose le respect. Eh oui, finalement, Torchwood est une série hautement cul(turelle).
      Ça reste donc, malgré mes réserves, une bonne série de science-fiction, qui monte en puissance au fil des épisodes. J’ai tellement aimé certains épisodes, les deux derniers surtout, que ça m’a réconcilié avec la série. D’autant plus que les effets spéciaux sont très réussis. Après un moment d’hésitation, j’ai donc finalement craqué pour les dvd.


Pour l’anecdote, on retrouve Burn Gorman, remarquable dans l’excellentissime mini-série « Bleak House » (jamais passé sur une télé française) et Naoko Mori, la copine idiote de Saffron dans « Absolutely Fabulous », une de mes séries cultes. Dans un épisode, on voit l'actrice qui joue Margaret Hale dans "North and South" (également inédit en France).
 


     La jaquette reprend une phrase de Télé Obs : « A mi-chemin entre les Experts et X-Files », j’aurais plutôt dit entre "L’agence tous risques" (je crois que c’est la voiture qui me fait penser à ça mais maintenant que j’y pense, si Barracuda et Looping avaient eu une liaison ça aurait fait sensation) et "Buffy".


     La première strophe de "The Stolen Child" de W.B Yeats qu’on entend dans l’épisode « Petits mondes » avec des fées peu sympathiques:

« Where dips the rocky highland

Of Sleuth Wood in the lake,

There lies a leafy island

Where flapping herons wake

The drowsy water-rats;

There we've hid our faery vats,

Full of berries

And of the reddest stolen cherries.

Come away, O human child!

To the waters and the wild

With a faery, hand in hand,

For the world's more full of weeping than you can understand . »

Rédigé par Isil

Publié dans #DVD & Cinéma

Publié le 17 Septembre 2008

Mars la Rouge
La Trilogie martienne, tome 1
De Kim Stanley Robinson
Titre original: Red Mars

Première parution: 1993 (Prix Nebula 1993)

Edition Pocket

662 pages

  

Quatrième de couverture : Le XXIe siècle. Demain. Cinquante hommes et cinquante femmes, représentant les nations majeures et toutes les disciplines scientifiques, embarquent à bord de l'Arès, un immense vaisseau spatial, un micro-monde où ils vont vivre pendant plus d'un an avant d'atteindre Mars, à cent millions de kilomètres de là. Un homme, déjà, a posé le pied sur Mars : John Boone. Héros mythique depuis son retour sur Terre, il s'est porté volontaire pour ce second voyage. Un aller simple, cette fois, car les hommes et les femmes de l'Arès devront aller au-delà de l'exploration. Ils devront survivre dans un monde usé, désolé, hostile. Si les hommes ne peuvent s'adapter, il faudra adapter Mars aux hommes. Mais terraformer Mars, c'est aussi la détruire en tant que cadre naturel martien, et des conflits opposent les rouges, la faction qui veut préserver la sauvagerie initiale de la planète, et les verts, qui militent pour la terraformation.

Les Cent Premiers ne partagent pas la même vision de la société à élaborer, sur ce nouveau monde vierge. Pourtant, il faut faire vite, car les immigrants arrivent, de plus en plus nombreux, en provenance d'une Terre surpeuplée.

Mars, si éloignée du berceau de l'humanité, constitue un incroyable enjeu économique et politique pour les puissances terrestres. Le rêve sombrera-t-il dans le chaos ? 

 


    "Mars la rouge" est un roman de hard science-fiction hyper réaliste. Je l’ai trouvé souvent plus proche du pensum que d’une littérature de plaisir, au moins dans la première moitié.
      Ç
a commence bien pourtant. La première partie de cinquante pages est plaisante à lire mais ensuite, le lecteur est noyé sous les détails techniques.

     En fait, les trois cent premières pages donnent l’impression d’être face à un document. Un exemple au hasard et parmi les moins pesants :
« Ce qui voulait dire qu’ils étaient là depuis une demi-année martienne. Phyllis utilisait un calendrier calculé par les planétographes. Il était maintenant devenu plus familier dans la colonie que le système terrestre. L’année de Mars était longue de 668,6 jours locaux, et afin de définir à quel point ils en étaient dans cette longue année, ils se servaient du calendrier Ls. Selon ce système, la ligne entre le soleil et Mars au moment de l’équinoxe de printemps nord était à 0° et, ainsi, on pouvait diviser l’année en 360 degrés, ceci afin que Ls=0°-90° équivaille au printemps nord, 90°-180° à l’été sud, 180°-270° à l’automne, et 270°-360° (ou 0 de nouveau) à l’hiver. ». Et ça continue comme ça pendant une page et tout ça pour finir par un schéma qui est finalement un résumé en plus clair. Et ce type de description pleine de listes de chiffres, il y en a toutes les cinq pages pendant une bonne moitié du roman. Bref, j’ai souvent eu l’impression de lire un manuel technique, un rapport scientifique ou un manuel scolaire plus qu’une œuvre de fiction. Et pourtant, j’aime les détails en science-fiction. Je considère même que c’est la capacité de l’auteur à créer un véritable univers qui fait une bonne œuvre de genre mais là, il ne s’agit pas de mettre en valeur Mars mais de mettre en valeur Kim Stanley Robinson. L’érudition, c’est bien mais il faut savoir la transmettre et pas la jeter en vrac pour montrer qu’on en a. Le plus frappant, c’est la quatrième partie, ou la narration adopte le point de vue du psychologue de l’expédition. On a droit à une réflexion de dix pages sur le concept de labilité/stabilité, tout ça pour dire au bout du compte que Maya et Frank, deux des personnages principaux se ressemblent trop pour s’entendre. Comme les deux cent pages précédentes le font très bien comprendre et de façon beaucoup plus subtile, ça paraît très artificiel.

     C’est dommage que la partie scientifique et technique, pourtant intéressante, soit aussi lourdement présentée parce que "Mars la rouge" reste néanmoins une bonne œuvre de science-fiction. La construction, d’abord (si on ne tient pas compte de la lourdeur de la présentation des sciences et techniques), est très plaisante. On suit l’évolution de la colonisation de Mars en suivant successivement le point de vue de personnages différents. Le roman devient très intéressant à partir de la cinquième partie, lorsque le point de vue devient celui de John Boone, un des chefs de l’expédition. La technologie laisse plus de place à des considérations écologiques, économiques et politiques où vont s’affronter différents points de vue. C’est peut-être parfois un peu simpliste (notamment la vision de l’économie très manichéenne) mais peu importe, ça n’empêche aucunement la réflexion sur ces sujets.

     La deuxième moitié est donc beaucoup plus réussie et mérite à elle seule que l’on s’accroche à la lecture du début. Pour donner une idée du déséquilibre que j’ai ressenti à cette lecture, il m’a fallu plus de dix jours pour lire les 450 premières pages et moins de deux pour lire les 200 dernières.
     On a là un roman fastidieux mais intéressant et même bon à la fin. J’en garderai donc une impression moyenne. J’aurais dû adorer car j’aime les thèmes abordés mais Robinson n’a réussi qu’à moitié à me convaincre. J'ai envie de lire la suite mais je crains l'effort à produire.

« - Non, non et non ! L’Histoire n’équivaut pas à une évolution ! C’est une analogie trompeuse ! L’évolution est une question d’environnement et de hasard, déployée sur des millions d’années. Mais l’Histoire, elle, concerne à la fois l’environnement et le choix, des actes limités à des temps de vie, et parfois même à des années, des mois, ou des jours ! L’Histoire est lamarckienne ! Et si nous choisissons d’établir telle ou telle institution sur Mars, il en sera ainsi ! »

Publié le 14 Septembre 2008

Doctor Who, saison 3

Science-fiction

Avec David Tennant (Doctor Who), Freema Agyeman (Martha Jones), Derek Jacobi, John Simm…

 

3.01 : Smith & Jones

3.02 : Le Shakespeare code

3.03 : New New York

3.04 : Des Daleks à Manhattan

3.05 : DGM : Dalek génétiquement modifié

3.06 : La jeunesse éternelle

3.07 : Elvis ou les Beatles

3.08 : Quand l’alien devient humain

3.09 : Retour dans le présent

3.10 : Les anges pleureurs

3.11 : Utopia

3.12 : Que tapent les tambours

3.13 : Le dernier seigneur du temps

 

     Le Docteur revient, toujours aussi déjanté mais bien malheureux dans les premiers épisodes. L’épisode d’introduction de Martha est épatant. Ensuite, on va rencontrer Shakespeare (qui se prend un sacré râteau), un de mes épisodes préférés comme il se doit, et quelques vieux amis ou ennemis au fil des épisodes. J’aime bien Martha malgré ses crises de jalousie puériles. Elle, quand elle crie assez fort pour donner un ordre, on la prend au sérieux. Et puis, au moins, elle n’est pas du genre facilement blasée : elle ne perd aucune occasion de raconter qu’elle a rencontré Shakespeare (comment lui en vouloir, je ferais la même chose).

     J’ai trouvé quelques épisodes un peu mous en milieu de saison mais d’autres sont parmi mes préférés, toutes saisons confondues, notamment "les anges pleureurs" (qui a obtenu le prix Hugo d’ailleurs) et "Utopia" (l’effet Derek Jacobi ?) et ça monte en puissance au fil des épisodes, malgré quelques redites comme dans le septième qui ressemble à un épisode de la saison 2. Il y a comme dans la première saison un fil rouge, de petits indices (regardez les murs) qui trouvent leur place en fin de saison. Et le final nous dévoile un élément incroyable sur Jack Harkness. Et que dire du teaser exceptionnel de la fin de la saison, annonçant l’épisode de Noël.

 

     Pour apprécier jusqu’au bout des détails les trois derniers épisodes, il vaut mieux avoir vu avant le dernier épisode de la première saison de Torchwood (il y a cross-over entre les deux séries).

 

     Cette excellente série est gâchée par une infâme édition française. Non seulement, comme pour la saison 2, il n’y a ni épisode de Noël, "la mariée de noël" (qui introduit un personnage phare de la saison 4), ni bonus mais cette fois, il n’y a pas de v.o., seulement la version française.

Rédigé par Isil

Publié dans #DVD & Cinéma

Publié le 11 Septembre 2008

Le trésor des Benevent

De Patricia Wentworth

Titre original: The Benevent treasure

Première parution: 1956

Edition 10/18

315 pages


 

Quatrième de couverture : Quelque part parmi la poussière et les toiles d'araignée de la propriété familiale des Benevent se dissimule leur légendaire trésor. Mais une mort horrible attend quiconque osera le dévoiler au grand jour. Lorsqu'elle arrive chez ses deux vieilles grand-tantes, Candida chasse ces idées de son esprit. Mais, très vite, elles reviennent la hanter. Bientôt elle pressent, sans savoir où ni comment, que sous les voûtes sombres du manoir des Benevent les anciennes prédictions vont se réaliser d'une manière terrifiante. Il faudra toute l'ingéniosité de Miss Silver pour déjouer la malédiction des Benevent...

 


     Une vieille dame qui s’immisce dans toutes les maisons, qui écoute les différents protagonistes qui gravitent autour d’un meurtre et qui finit par dénouer les fils de l’intrigue avant de désigner l’assassin, ça vous rappelle quelqu’un ? Eh bien miss Marple n’était pas la première vieille fille détective puisque miss Silver est apparue quelques années auparavant.

     Ce n’est probablement pas un hasard si miss Marple l’a emporté auprès du public. Agatha Christie use de toutes sortes d’astuces pour que chaque intrigue ait l’air différent. Chez Patricia Wentworth, il y a moins de recherche et d’originalité et j’ai fini par ressentir une certaine lassitude au fil des livres. J’en ai lu beaucoup mais avec de moins en moins de plaisir.

     En plus, c’est souvent long. Là où Christie s’attache avant tout à l’intrigue, miss Silver sert aussi d’entremetteuse dans chacune de ses affaires et les histoires d’amour sans intérêt et délayées rallongent inutilement.

     Dans cet épisode, j’ai trouvé lassant que l’impression et le ressenti servent artificiellement aux personnages à justifier l’intrigue. Il ne se passe rien qui justifie leurs pressentiments permanents. C’est dommage car cela alourdit inutilement une histoire par ailleurs réussie. Même si j’avais deviné ce qui c’était passé assez vite (il faut dire que ça manque un peu de suspects), passé le premier tiers, je ne me suis pas ennuyée. L’intérêt n’est pas tant la recherche de l’assassin lui-même que la quête du trésor et comment les morts ont été tués.
     « Le trésor des Benevent » n’est pas le meilleur de la série. Néanmoins, les amateurs de “whodunit” et d’ambiance anglaise y trouveront leur compte.

Rédigé par Isil

Publié dans #Livres - Policiers