Publié le 31 Août 2009

Le pique-nique de la blogoboule, créé et brillamment mis en scène par Caro[line] s’estnull déroulé pour la troisième fois cette année. C’était ma première participation. C’était une journée parfaite, pleine de rencontres agréables dont  certaines possèdent le T-shirt le plus cool de tous l’univers et d’ailleurs (à voir sur le slide de Fashion qui elle aussi veut le même). Je suis aussi venue avec une invitée surprise (le chantage affectif est la plus belle invention humaine, surtout quand la victime se laisse convaincre facilement et qu’elle dit du bien de mes pâtes en prime).

 

Au programme :
- gavage intensif de blogueurs à coup de cakes, roulés, madeleines et autres, salés et sucrés ;

- lecture d’Harlequin par Antoine Laurain, suivie d’analyses textuelles diverses assez personnelles sur le thème « mais à quoi peut bien  faire référence cette histoire de fourche ?». Mais que fait Bruno Bettelheim ?  Pourquoi n’a-t-il jamais  écrit une Psychanalyse des romans Harlequins ?;

- références à Ginette Garcin: je ne dénonce personne. Enfin, je ne sais pas si le pire est que l’on puisse faire des bons mots à base de Ginette Garcin ou que je puisse en rire ;

- trafic de livres et dvd en tous genres : le ‘ravissement’ qui s’est emparé d’un des auteurs invités en recevant non pas un mais deux ouvrages des éditions Harlequin est indescriptible (quand générosité et sadisme font bon ménage, ça entraîne forcément des dégâts collatéraux) ;

- la loterie des livres (surprenant lors d’une rencontre de LCA, n’est-ce pas ?) : il fallait apporter un livre qui se déroule dans un pays que l’on aime. J’avais choisi un anglais (je sais, je suis horriblement prévisible) mais vivant et même pas victorien (hé hé, je vous ai bien eu, hein !) : La chute du British Museum de David Lodge. Je suis repartie avec Alexis Zorba de Nikos Kazantzaki, proposé par *signe kabbalistique* G, qui se trouve en fait être Bertrand Guillo (Second Flore) qui a ripé.


Oh miracle, je suis repartie avec moins de choses qu’à l’arrivée. Je mérite une standing ovation pour avoir résisté à la riche bibliothèque SF d’Ys et de n’avoir choisi qu’un seul roman (il n’existe pas une médaille du mérite pour ce genre d’acte héroïque ?). Jack est parti pour une longue tournée nationale (j’attends, non, j’exige un compte-rendu de ses aventures au fur et à mesure, c’est que je veux savoir s’il s’entend toujours aussi bien avec les blogueuses, ce cher Jack).

Rédigé par Isil

Publié dans #Brèves de blog

Publié le 29 Août 2009

Sylvie du Boudoir des livres m'a fait l'honneur de me désigner pour un


C'est une surprise, je ne m'y attendais pas et je n'ai pas préparé de discours. Je vais improviser.
Je remercie mes parents, sans qui je ne serais rien (amis des lieux communs, bienvenue par ici), les CDI et autres bibliothèques que j'ai fréquentées et qui m'ont fait aimer la lecture, ma libraire (enfin pas pour le Rolin mais ça c'est une autre histoire)... ok, les discours, c'est vraiment trop barbant, passons directement à la suite.

Je dois maintenant remettre ce blog d'or à un autre blog. Je passe donc le relais, à un blog qui a besoin de motivation pour repartir comme au bon vieux temps, je décerne donc mon blog d'or à ...roulements de tambour, ouverture fébrile de l'enveloppe (en fait, j'ai simplement pris la premier de mon netvibes, si ce n'est pas d'une logique imparable comme choix!)... tadam...

La maison de vie de ma copine Lamousmé, qui nous a fait un bel article sur une mini-série anglaise qui donne envie. On va devoir fêter ça à la Kriek framboise.

Rédigé par Isil

Publié dans #Brèves de blog

Publié le 25 Août 2009

Torchwood, Children of Earth

Saison 3

 

2008 - 290 min (5 épisodes)

Réalisé par Euros Lyn, scénario de Russel T. Davies

Avec John Barrowman (Captain Jack), Eve Myles, (Gwen Cooper), Gareth David-Lloyd (Ianto Jones), Kai Owen (Rhys Williams), Peter Capaldi (John Frobisher)

 

     Gwen commence une journée ordinaire lorsque tout bascule. Des enfants s’arrêtent en pleine rue, tous au même moment et où qu’ils soient. Le gouvernement britannique est confronté à son passé et prend les choses en main dans le plus grand secret. Torchwood enquête de son côté mais l’équipe va devoir affronter le pire.

 

 


     La saison 2 de Torchwood m’avait beaucoup plu mais je la trouvais encore perfectible. Il n’y avait qu’à demander. Pour la première fois, je place Torchwood à la hauteur de sa série mère, Doctor Who. Il n'y a que cinq épisodes et c'est une saison feuilletonnante. On sent qu’il y a plus de moyens. L’action est là,  plus que jamais, les effets spéciaux, l’intensité dramatique, tout est plus fort que dans la saison précédente, qui était déjà riche en émotions. C'est encore plus sombre aussi. Terrible mais somptueux, et malgré tout, l’humour est toujours présent.

 

     Peter Capaldi est excellent dans son rôle de cynique rattrapé par bien plus cynique que lui. C’est un des personnages les plus réussis et les plus riches de la série. Il n’est jamais antipathique malgré son rôle terrible dans l’histoire. On en apprend aussi plus sur les vies de nos héros et notamment sur le passé de Jack.


     C’est palpitant, on ne voit pas le temps passer. J’ai même presque passé le dernier épisode en apnée. J’avais beau m’attendre à quelque chose de terrible depuis le premier épisode - tout met en condition pour ça - j’attendais l’événement plus tard et au moment où je me relâchais, où je pensais que le pire était passé, le scénariste a encore réussi à frapper fort.

 

     J’en connais qui risquent de ne pas se remettre du « don’t forget me ». Je n’en suis pas encore tout à fait remise moi-même à vrai dire.

 


Saison 1

Saison 2

Saison 3

Rédigé par Isil

Publié dans #DVD & Cinéma

Publié le 21 Août 2009

The Eyre affair

Thursday Next, 1

De Jasper Fforde

Première parution: 2001

Edition Hodder

374 pages

 

Dans un monde parallèle, en 1985, la guerre de Crimée dure depuis cent ans, les bandes organisées criminelles de Londres se sont lancées dans le marché lucratif du trafic d’oeuvres littéraires. Dans ce contexte, Thursday Next, vétéran de la guerre de Crimée et enquêtrice des Opérations Spéciales est sur la piste d’un de ces criminels, Acheron Hades, qui a trouvé le moyen de changer le cours des événements à l’intérieur des livres.

 



     Malgré un univers qui avait tout pour me plaire, un monde où la littérature est au centre de la vie, où des batailles rangées ont lieu autour de la paternité de l’oeuvre de Shakespeare et où la criminalité est liée à l’art, j’ai eu beaucoup de mal à entrer dans l’histoire. Les récits à la première personne me gênent parfois car je n’aime pas qu’on essaie de m’obliger à me mettre dans la peau d’un personnage précis mais cette difficulté a rarement pris autant de sens que dans ce roman. L’histoire est racontée par Thursday Next, qui n’a aucun sentiment particulier, qui se contente de raconter les événements sans véritable commentaire personnel, sans relief. Cela m’a paru assez artificiel et sans grand intérêt (et dans mon cas contre-productif parce que j’ai mis plus de temps à « croire » à ce monde). Elle raconte donc son passé de vétéran de la guerre, sa relation amoureuse compliquée et la lutte contre un criminel particulièrement retors sur le même ton. D’ailleurs, aucun personnage ne m’a vraiment intéressé car tous sont aussi froidement construits.

 

     Les cent cinquante premières pages m’ont donc parues un peu fastidieuses par moments. Heureusement, il y a quand même beaucoup de détails qui rattrapaient cette difficulté à m’intéresser aux personnages. L’univers décrit est formidablement réussi et tout y est assez jubilatoire, surtout pour qui aime la littérature classique britannique. Ce qui fait que lorsque l’on rentre vraiment dans le vif du sujet et que l’intrigue se développe autour de Martin Chuzzlewit puis de Jane Eyre, et des voyages dans les livres, j’ai vraiment commencé à beaucoup aimer et la fin de ma lecture m’a enthousiasmée et même si je n’ai pas trouvé le suspense insoutenable, l’enquête se suit avec plaisir. D’autant que les références à la littérature y sont nombreuses, toujours bien vues et très bien intégrées à l’histoire. C’est la grande réussite du roman et qui rachète le reste.

 

     Voici donc un roman que je n’ai pas autant aimé que je l’aurais dû mais qui m’a suffisamment plu pour que je lise la suite, d’autant plus que je peux espérer que l’univers étant désormais posé, les tomes suivants devraient entrer plus vite dans l’action.

     Les amoureux de littérature devraient y trouver leur compte. Néanmoins, je ne suis pas sûre de le conseiller à ceux qui n'ont pas lu Jane Eyre car l'histoire du roman de Charlotte Brontë y est très largement dévoilée.

Publié le 18 Août 2009

     Si j'avais eu le choix, je ne serais jamais partie en août, mais je suis partie en accompagnatrice, à l'insu de mon plein gré. Mais Berlin, même en été n'est pas une ville prise d'assaut par les touristes et finalement, c'est agréable d'avoir de longues journées. Seule la chaleur a été un peu difficile mais j'ai découvert une ville que j'ai beaucoup aimée.

     Ce qui m'a le plus frappé, dès le départ, en dehors de la taille de la ville (impossible de se contenter de ses pieds ici), c'est le manque souvent flagrant d'homogénéité de l'architecture. Je n’ai jamais eu autant le sentiment de ressentir l’histoire d’une ville en la visitant. Les effets de l’histoire du dernier siècle sont tellement visibles, et encore marqués (jusque dans les feux de signalisation), monuments de la période prussienne, de la période soviétique et du renouveau se mélangeant. C'est différent des capitales habituelles mais c'est le grand charme de Berlin. Il y en a vraiment pour tous les goûts. Mais surtout, les travaux en cours laissent penser que la ville pourrait encore changer de physionomie dans les années à venir (je me demande bien ce que va devenir le chantier du Palast der Republik, par exemple, juste en face de l'Île aux Musées). Et les berlinois n’hésitent pas à regarder leur histoire en face, semble-t-il (à moins que cela ne soit que de façade), mais sont aussi tournés vers l’avenir.

 

Jour 1:

     2 août, 3h15 du matin, le réveil sonne. Et une ado de 15 ans à 3h du mat’, c’est tout mou (enfin encore plus que d’habitude). A 4h, il faut être à l’arrêt de bus, c’est dur, surtout sous la pluie. Cinq heures plus tard, après un rétroviseur de bus perdu et un projet de croissant comme petit déjeuner (je ne dois pas avoir la même notion de petit déjeuner qu’Air France), nous arrivons à Berlin. Il fait chaud, très chaud.


     Au bout d’une heure, ma phrase préférée en allemand, c’était « Sprechen Sie Englisch ? ». C’est aussi le temps qu’il m’a fallu pour comprendre que quand on ne maîtrise pas la langue, il vaut mieux éviter les questions en allemand et passer directement à l’anglais. Parce que sinon, les berlinois, qui sont très sympathiques avec les touristes et font de leur mieux pour aider, ils se mettent à vous parler en allemand et là, comme vous venez juste de mobiliser toutes vos capacités pour poser la question, vous prenez un air ahuri qui n’est pas des plus seyants. En plus, beaucoup d’entre eux parlent anglais.


     Nous commençons par prendre la ligne de bus 100, la plus touristique de Berlin, ce qui permet d’avoir un aperçu des monuments. Cryssilda qui est là en week-end nous donne rendez-vous à Alexanderplatz, un lieu mythique. Nous descendons du bus, pénétrons sur la place et là c’est le choc... euh, c’est ça la place ? Ah ouais quand même ! Une fontaine avec une oeuvre d’art moderne non identifiée avec quelques jeunes zonards qui picolent autour, c’est spécial comme arrivée. On se demande si les bouteilles de bière vides qui flottent dans la fontaine font partie de l’oeuvre. Visiblement pas ou alors le jeune homme qui patauge dans l’eau (vu l’eau, ça relève de la cascade) et qui les récupère est un voleur d'œuvres d’art.

     Cryssilda nous explique alors que de l’autre côté des splendides bâtiments de type soviétiques (il y a une erreur dans l’expression « splendides bâtiments de type soviétiques », saurez-vous la retrouver ?), il y a une magnifique fontaine et que Berlin, c’est beau en vrai. Nous avons décidé de ne pas fuir la ville immédiatement donc. Et nous avons eu raison.

Fontaine de Neptune


     Cryssilda nous a emmené déjeuner à Nicolaiviertel. C’est un quartier qui a été reconstruit. Ça fait un peu carton pâte tellement c’est coloré mais j’ai bien aimé ce côté kitsch et ça fait vraiment village dans la ville.Nicolaiviertel

     Comme il faisait très chaud, personne n’était très motivé pour crapahuter mais personne n’avait très faim non plus. Nous voulions juste un plat léger. Et là, j’ai un scoop. Les allemands ne sont pas tout à fait comme nous. Ils doivent avoir deux estomacs ou un truc comme ça. Ou alors ils cachent un Slitheen à l’intérieur. Ou bien, comme certains animaux, ils cachent une réserve de nourriture dans les joues pour l’hiver. Je ne vois pas d’autre explication susceptible d’expliquer la taille des portions servies dans les brasseries. Si on m’avait dit que je n’arriverais pas à finir une salade ! (Mais bon, d’habitude, il n’y a pas le jardin entier de mes parents dedans - mes parents sont connus pour avoir un jardin susceptible de nourrir tout Paris en cas de siège). Et le service est lent... très lent. Mais la bière est bonne. Et ça permet de rigoler avec les menus en français. Il faut toujours lire les traductions des menus, c’est un régal. Là, on a eu du mal à comprendre ce qu’était le « hareng vierge de ménage », entre autres aliments divers « de ménage ». Et puis Cryssilda a pu goûter un produit typiquement allemand, un ‘chausson aux pommes’ (qui était en fait ce que jusque là, nous avions toujours appelé un strudel). Cryssilda nous a quitté après le déjeuner. C’est alors que le vrai marathon berlinois a commencé (enfin après une autre très longue pause et un autre tour en bus).

 

     Après Nicolaiviertel et le Rote Rathaus (l'Hôtel de Ville de brique rouge), nous avons erré dans les rues jusqu'au Hackescher Markt, un peu au nord d'Alexanderplatz, où l'on trouve beaucoup de restaurants et de bars et tout près de là, se trouvent les Hackesche Höfe, des cours aux façades de briques vernissées où l'on trouve des boutiques design.

Hackesche Höfe

     Puis, direction la Fersehturm (Tour de Télévision) pour voir le soleil se coucher sur Berlin. Il est impossible de la rater. On la voit de partout.


Le pluie s'est mise à tomber mais comme nous n'avions toujours pas faim, nous nous sommes contentées d'une gaufre avant de rentrer.

 

Jour 2:

     Le temps était gris et il tombait de la bruine de temps en temps le matin mais au moins, nous n'avons pas souffert de la chaleur. et puis, requinquées par une nuit de sommeil complète et un petit déjeuner allemand (allemand, en langage petit déjeuner, ça veut dire, très très copieux et encore, nous sommes arrivées à l'heure de pointe et n'avons pas eu le courage d'attendre que tout l'étal de nourriture soit regarni donc, nous nous sommes contentées d'un petit déjeuner copieux), nous étions très motivées.

     Au programme de la journée:

     Le bus 100 passe par Groβer Stern, devant la Siegessäule (Colonne de la Victoire). La montée des marches est une vraie sinécure après St Paul's quelques jours auparavant. La vue sur la Brandenburger Tor au bout d’une longue avenue est sûrement plus belle par temps ensoleillé:

Colonne de la Victoire

 

Ça avait l'air moins brumeux en vrai. Le coton tige, c'est la Fernsehturm et à gauche, on voit le Reichtag et sa coupole.

 

     Un passage par le Tiergarten (un parc immense en plein milieu de la ville), et un arrêt intrigué devant certains monuments un peu spéciaux s'imposent:

Mémorial soviétiqueAvouez que les soviétiques avaient le sens des couleurs. En rouge et gris, lala la la la... Et encore, avec les tanks qui accueillent le visiteur, c'est encore plus gai.

 

     Nous rejoignons finalement la Porte de Brandebourg, puis le Reichtag. Là, devant la file d'attente interminable, on sort le plan B et on s'inscrit à la visite guidée en français qui a lieu tous les mardi à 13 heures.

     On se dirige donc vers l'Île aux Musées (nommée ainsi par un grand sens de l'à-propos  puisqu'il s'agit d'une île sur laquelle se trouvent de nombreux musées). On commence par une visite de la cathédrale baroque, le Berliner Dom et de sa coupole.

Berliner Dom

     Nous avons un petit creux (c'est presque l'heure du goûter) et comme il fait beau,  nous décidons d'aller à Hackescher Markt pour prendre un petit repas tranquillement. Ce fut une erreur. Le service est toujours aussi long (il faut dire que c'est de l'industrie lourde la restauration allemande, je n'ai jamais vu de terrasses de cette taille) et nous avons perdu du temps. Mais j'ai au moins pu goûter une spécialité locale, la Berliner Weissbier, tout un programme. Alors là, c'est un peu surprenant au premier abord. Quand on commande une bière et qu'on vous apporte ça...


... eh bien si on n'est pas capable de dire en allemand que, "euh non, là, il doit y avoir une erreur je n'ai pas commandé un soda, j'ai commandé une bière et personne n'aurait l'idée saugrenue de mettre une paille dans un verre de bière et en plus, une bière, ça ne peut pas être vert, n'est-ce pas?", il vaut alors mieux se taire, remercier , prendre une grande inspiration et boire courageusement. C'est ce que j'ai fait. Ça n'a pas grand chose à voir avec de la bière mais c'est bon. Et puis j'ai découvert ce qu'est l'aspérule.

     Hélas, cet intermède nous a donc fait perdre du temps et nous avons visité le splendide Pergamon Museum trop rapidement à notre goût (je dois dire que je n'avais pas prévu qu'il serait d'une telle richesse). La reconstitution du monumental Autel de Pergame ou de la Porte d'Ishtar et la Porte du marché de Milet sont impressionnants et la collection d'objets est grandiose.

Détail de la Voie de la procession de la Porte d'Ishtar.

 

     Nous avons été chassées pour cause de fermeture. La balade a continué vers la Neue Synagoge puis le Tacheles, une sorte de galerie d'art à ciel ouvert dans un bâtiment complètement décrépi (considéré comme étant devenu trop commercial mais bon, tout est relatif parce que les visiteurs étaient nombreux mais les acheteurs nettement moins).

TachelesOn le sent bien le côté trop couru du Tacheles là? Non? Bon d'accord, ça ne saute pas aux yeux et à l'intérieur c'est pire.

 

     La balade se poursuit sur Friedrichstrasse jusqu'aux Friedrichstadtpassagen, un ensemble d'immeubles qui abritent une galerie commerciale. C'est Jean Nouvel qui a créé les Galeries Lafayettes (au quartier 207) et les quartiers 205 et 206 valent également un rapide coup d'oeil.


     Un dernier petit passage par la Porte de Brandebourg nous réserve des surprises:

Ah tiens, un Stormtrooper égaré! Rejoins le côté obscure de la Porte Luke! Pshhh (ce n'est pas plutôt Nicolas Hulot qui fait "pshhh"? Hulot, Darth Vador, je les confond toujours)

Et comme nous n'avons toujours pas faim, nous nous contentons d'une part de tarte au Café Einstein, sur Kurfürstenstrasse. Ils ont de la tarte au citron vert. J'adore le citron vert. J'adore le Café Einstein.


Jour 3:

     Cette fois, on se prépare bien. On passe du petit déjeuner copieux au petit-déjeuner gargantuesque pour se passer de déjeuner. Et bonne nouvelle, il fait beau mais pas trop chaud.

     Le circuit du jour nous emmène à Gendarmenmarkt. Là, le Französischer Dom et le Deutscher Dom se font face. Entre les deux, au fond de la place, le Konzerthaus est de toute beauté. Dès qu'on voit des marches, on grimpe, donc nous avons grimpé le Französischer Dom.

Französischer Dom

 

     Le temps de visiter tout ça, et il est l'heure de rejoindre le Reichtag pour la visite guidée. C'est la fouille qui est longue mais c'est beaucoup plus rapide que pour les autres visiteurs et surtout, nous pouvons rentrer dans la salle des députés (ou du moins dans la galerie des visiteurs).  Après ça, nous rejoignons la coupole et sa rampe d'accès en colimaçon très pratique.

Reichtag

 

Sous la coupole du ReichtagLà, finalement, il fait chaud.

 

     A côté de la Porte de Brandebourg, l'Holocaust-Mahnmal rend hommage aux juifs victimes du nazisme.

Holocaust-Mahnmal

 

     Nous rejoignons Unter den Linden, une grande avenue (hélas quelques travaux gâchent un peu certains monuments). De là,  nous prenons le bus 200 pour rejoindre le KaDeWe, le plus grand magasin d'Europe. Si les premiers étages ressemblent à tous les magasins de luxe d'Europe, l'épicerie est impressionnante (seul Harrods à Londres pourrait tenter de rivaliser). C'est là que nous trouvons le bretzel de nos rêves.

     De là, nous reprenons le bus pour rejoindre la Postdamer Platz et continuer notre shopping. Je n'ai pas été particulièrement séduite par l'architecture (d'autant plus qu'un des immeubles était en travaux) mais il y a plein de boutiques et le soir, le Sony Center est particulièrement agréable. Mais les brasseries servent encore des portions gigantesques. Cinq saucisses, c'est bon mais c'est lourd.

 

Jour 4:

     Il fait de plus en plus chaud. C'est terrible. Nous allons nous mettre au frais dans les espaces verts de Schloss Charlottenburg, le château baroque des rois de Prusse. Nous commençons par la très longue visite du château. C'est beau mais le baroque, c'est un peu chargé.

Château de Charlottenbourg et jardin

     Le parc est magnifique (et frais).

 

     Mo était aussi à Berlin. Nous décidons de nous rencontrer ce jour là mais avant, nous voulons visiter le Jüdisches Museum (le musée juif). En deux heures, on a largement le temps. C'est passionnant (et très bien climatisé, je veux y vivre tous mes étés) mais c'est très long et nous avons rendez-vous et après quatre heures de visite à Charlottenburg et deux heures là, on commence à fatiguer. et ma nièce est du genre à écouter l'audioguide du début à la fin et dans l'ordre et  nous sommes en retard. Enfin bref, le vingtième siècle est passé à une vitesse folle.


     J'ai donc rencontré Mo pour la première fois (enfin non, la deuxième mais la première j'ai juste eu le temps de la saluer, l'équipe Rochester s'en souvient encore de la Place des Vosges). Mais attention, la rencontre de blogueuses nuit gravement à la visite. Parce que bon, nous nous sommes quittées un peu tard finalement. Mais en germanophile convaincue, elle nous a appris plein de choses passionnantes sur la ville.  Ma nièce frime un maximum depuis.

 

Jour 5:

     Le jour fatal. J'avais réussi à éviter les coups de soleil et le dernier jour, j'ai eu droit à de beaux bras façon crevette cuite en plus de la chaleur torride.

     Nous avons fuit la ville pour la banlieue, afin de visiter le château de Sans-souci, à Potsdam. Le château et le parc sont immenses et la visite est très longue (nous sommes restées une bonne demi-journée et n'avons eu le temps de visiter que ce château, visite pourtant rapide et le Nouveau Palais est encore plus grand) mais ça vaut le coup., la promenade est très plaisante. Le château est de style rococo. Les perroquets et les cigognes qui sortent des murs de la chambre jaune, c'est spécial.

Potsdam, Schloss Sans-Souci

 

Pavillon chinois

Le Pavillon Chinois: finalement, le baroque, c'est très sobre (dans l'album, vous pourrez voir les dorures en détail).

 

     Nous avons préféré quitter Potsdam avant d'avoir tout vu parce que les temps d'attente étaient longs et qu'il faisait très chaud dans le parc. De retour à Berlin, nous avons perdu du temps, à la recherche d'un drapeau allemand. Il y a des filles qui vont partager une chambre d’internat qui vont avoir une belle surprise à la rentrée, le drapeau allemand géant, ça vous fignole une déco.

 

     J'avais très envie de visiter un musée de peinture. J'ai choisi l'Alte Nationalgalerie mais comme Mo nous avait conseillé le musée égyptien, l'Altes Museum, nous avons donc fait un arrêt là d'abord. Le célèbre buste de Nefertiti est là, mais le reste des antiquités égyptiennes, nous les avons cherchées un moment. Renseignements pris, elles sont emballées pour changer de musée.

     Après le sauvetage d'un téléphone portable de la noyade dans un sac (aux dernières nouvelles, il s'est remis de ses émotions), nous avons visité l'Altes Nationalgalerie. Les toiles  impressionnistes   pour lesquelles j'y allais ne sont pas inoubliables mais il y a de beaux Caspar David Friedrich.


     Nous avons ensuite tenté une deuxième spécialité locale, la Currywurst (saucisse au curry). C'est très bon. Ensuite, nous avons rejoint la East Side Gallery où l'on peut voir un long morceau du Mur de Berlin, décoré dans les années 90 par divers artistes. La plus célèbre de ces fresques, c'est certainement le baiser de Brejnev et Honecker.


     J'aime beaucoup ce symbole, une Trabant traversant le Mur:

 

     Pour finir ce séjour, nous avons visité notre dernier lieu historique, Checkpoint Charlie.

 

 Et pour finir, quelques surprises berlinoises:

     Un ours rencontré au coin d'une rue (et il y en a beaucoup à Berlin):

 

     Les feux pour piétons sont différents à l'est et à l'ouest de la ville. Ceux-ci sont ceux de l'Est. Sauf que parfois, on en rencontre à l'Ouest, vers Tiergarten, notamment. Même les Ampelmenschen ont parfois préféré fuir à l'Ouest.


Pour voir plus de photos, c'est .

Merci à Cléanthe pour le temps qu'il a consacré à me donner quelques conseils. Et merci à Mo pour avoir fait la même chose avec Cryssilda qui m'a transmis les bons plans.

Rédigé par Isil

Publié dans #Sorties - Voyages

Publié le 13 Août 2009

           Je garde un souvenir ému de mes huit jours passés en Angleterre, pour un parcours très littéraire. Le séjour a tourné autour du concept de la double tournée, celle des tombes et des pubs (seulement neuf bières différentes testées, petit score tout de même). Mon périple m’a conduit à l’ouest de Londres, avant le clou final, LA raison pour laquelle j’étais là, à Londres, en plein été, au moment où habituellement, je reste obstinément dans ma banlieue déserte. Mon séjour a été à la fois passionnant et frustrant car trop rapide dans certaines villes (je vais être obligée d’y retourner, ce n’est tout de même pas de chance!). J'ai eu un peu de pluie, un peu de chaleur (sur mon échelle personnelle, 25°, c'est trop) mais dans l'ensemble, j'ai eu un temps idéal, beau mais tempéré.


1- Stratford-Upon-Avon

         Gower's Monument (Statue de Shakespeare), Falstaff au premier plan

          J’appréhendais un peu mon séjour à Stratford-Upon-Avon au mois de juillet, craignant des foules immenses dans une espèce de Disneyland shakespearien. J’ai même failli y renoncer pour le remettre à plus tard mais heureusement, Cryssilda est montée au créneau pour me convaincre.


         A mon arrivée en fin d’après-midi, Stratford s’est révélé être une petite ville charmante qui devient même plus que cela le soir, après le départ de beaucoup de touristes qui venaient de Londres pour la journée.


         J’ai pourtant commencé ma visite de la ville par la frustration devant un théâtre en travaux, entouré d’échafaudages. Je serai obligée d’y retourner lorsque le nouveau théâtre sera terminé. En attendant, pour me consoler, j’ai décidé de copier Karine, qui avait parfaitement réussi à me donner envie, en allant voir une pièce au Courtyard Theatre, qui accueille provisoirement les productions de la fameuse Royal Shakespeare Company en attendant la fin des travaux. J’ai découvert une superbe pièce, Julius Caesar (je dois avouer que j’ai raté quelques subtilités), interprétée magistralement dans une mise en scène grandiose. C’est une expérience à vivre au moins une fois dans sa vie, tellement, c’est grandiose. J’ai vu du sang et de la sueur, du bruit et de la fureur, avec des hommes en jupe qui se battent, bref, un spectacle époustouflant. Les musiciens jouent en live, la scène est comme au temps de Shakespeare (pas de rideau, les spectateurs sont sur trois côtés, on a la sensation d’être très proches des comédiens). D’ailleurs, ils vont partout, dans les galeries, les allées, c’est étourdissant.

         A tel point que j’ai craqué et que je suis allée voir A Winter’s tale le lendemain soir, malgré le fait que ce n’est pas une pièce que j’adore. La mise en scène et ses effets spéciaux étaient encore une fois très réussis et spectaculaires (je n’avais jamais vu autant de gens sur scène dans une pièce de théâtre) et même si c’est bizarre de voir celui qui jouait Jules César la veille très vivant ce soir là dans le rôle principal, j’ai encore passé un moment merveilleux. Je serai obligée d’y retourner lorsque le nouveau théâtre sera terminé, pour voir Othello ou Macbeth.

Pour donner une idée de la scène du Courtyard Theatre.

         Avant le théâtre, un petit tour au pub voisin, le Dirty Duck s’impose. Le fish and chips y est très bon et la bière aussi. Ça permet de se rafraîchir un peu car oui, j’ai eu l’occasion d’utiliser ma crème solaire dès le deuxième jour de ces vacances. Et puis, visiter la ville au calme, de nuit à la sortie du théâtre, c’est délicieux.

 

         Entre deux séances de théâtre, j’ai quand même profité un peu de la ville. J’ai eu le plaisir de passer un long moment en tête à tête (avec la seule interruption de quelques asiatiques qui prennent trois photos et partent) avec Shakespeare lui-même, devant sa tombe dans l’église Holy Trinity, une petite église médiévale adorable (bizarrement, je semble être une des rares à me lever tôt pour voir une tombe et à être capable de rester une demi-heure devant mais j'ai été surprise de ne pas voir de files d'attentes). C’est un sentiment étrange que de voir cette tombe, une simple dalle en fait, mais cela rend l’auteur moins mythique.

         Il y a plus de monde pour visiter sa maison natale, Shakespeare’s birthplace, mais cela reste raisonnable. Je ne conseillerais pas spécialement de visiter les autres (même si celle de sa femme, Anne Hathaway’s cottage, a un beau jardin, c‘est toujours un peu la même chose), encore que bizarrement, j'ai presque préféré l'exposition qui se trouve dans la maison des Nash.

Holy Trinity Church, tombe de Shakespeare


Maison natale de William Shakespeare


2- Oxford

         Le "Pont des Soupirs"

           C’est la partie de mon séjour qui a été la plus difficile, chaleur et foules se partageant la tâche de me gâcher le plaisir. Il semble qu’en été, tous les touristes se retrouvent à Oxford et s’ajoutent à la foule des jeunes locaux qui font du shopping le samedi.


         Oxford m’a accueillie avec une belle averse qui m’a tout de suite obligée à me réfugier au Eagle and Child, un pub fréquenté par J.R.R. Tolkien et les Inklings, le groupe auquel appartenait aussi C.S. Lewis. Prendre sa première bière à 11h, ça peut paraître un peu excessif mais c’était une forme d’hommage, en quelque sorte. Le soleil revenu, j’ai pu d’ailleurs continuer mon pèlerinage en me rendant au Wolvercote Cemetary (en dehors de la ville, au nord, sur Banbury Road). Surtout, il ne faut pas écouter les conseils de l’Office du tourisme en matière de bus vers le cimetière. J’ai failli me retrouver à l’autre bout de Wolvercote. On ne se bouscule pas vraiment devant la tombe. A côté, celle de Shakespeare avait l’air surpeuplée. Au retour, j’ai fait un petit détour par Northmoor Road, où il a vécu dans deux maisons, quasi invisibles aujourd’hui.

La tombe de Beren et Luthien (euh, de Tolkien et sa femme)

 

         Oxford est en travaux et c’est très énervant de voir des bennes de chantier devant un monument sur deux. J’ai visité quelques colleges, Christ Church, Trinity College, Merton College (où Tolkien a enseigné) et New College.

 Christ Church College, Tom Tower

 

         Le plus émouvant, c’est la visite de la Bodleian Library, une magnifique bibliothèque à l’architecture splendide où l’on peut voir sur certains livres les traces des chaînes qui les reliaient aux bibliothèques, pour éviter le vol, il y a des siècles. On ne peut voir aucun livre de près car la visite s‘arrête à l‘entrée de la salle de lecture, mais savoir que le premier folio de Shakespeare y est (et bien sûr, un exemplaire de tous les auteurs que j’aime puisque la bibliothèque reçoit un exemplaire de tous les livres anglais édités), c’est très émouvant. Et accessoirement, elle sert de décor aux deux premiers films d’Harry Potter. La Divinity School au rez-de-chaussée est aussi utilisée comme infirmerie dans le premier.

 La cour de la Bodleian Library


         Je ne suis hélas restée qu’une journée à Oxford et il faisait trop chaud à mon goût (malgré quelques averses). J’en ai oublié que la tombe de Kenneth Grahame, l’auteur du Vent dans les saules y est. Et puis, je n’ai pas eu le temps de visiter le Magdalen College, celui où Oscar Wilde a étudié. C’est impardonnable (comme acte de contrition, je vais être obligée d’aller boire un verre à l’hôtel d’Alsace). Je serai donc obligée d’y retourner, après avoir étudié la série Inspecteur Morse, l’autre attraction de la ville, bien sûr. Et hors saison.

 

3- Winchester

King Alfred the Great

         J’ai décidé de faire le trajet Oxford-Winchester en train plutôt qu’en bus. Je n’aurais pas dû. Parce que la gare de Winchester est minuscule et ne donne aucune information. Il est donc déconseillé d’y arriver tard un samedi soir lorsqu‘on n’a pas de plan de la ville. Heureusement, j’ai pu compter sur les locaux pour m’aider. Sinon, je chercherais probablement encore mon hôtel. J’ai logé dans un pub qui a aussi des chambres. C’est un peu bruyant le samedi soir mais c’est l’occasion de boire un verre en attendant que ça redevienne calme. Les chambres sont assez chères et il est à un quart d’heure de marche du centre ville mais c’est mon plus agréable logement du séjour.


         Winchester est une petite ville qui se visite vite mais c’est charmant. La cathédrale est superbe (enfin, elle le serait aussi à l’extérieur sans les échafaudages mais l'intérieur est très beau) et c’est là que se trouve la tombe de Jane Austen.

La Cathédrale, tombe de Jane Austen


         La maison dans laquelle la romancière est morte est à deux pas mais ne se visite pas. En revanche, de Winchester, il est possible de rejoindre Chawton en bus. Là, on peut visiter la maison dans laquelle elle a écrit ou révisé ses romans. On y voit la minuscule table sur laquelle Austen écrivait. Dans le bus, j’ai rencontré deux Taïwanaises, Jean et Doris, qui m’ont appris que Ang Lee est en fait Lee Ang en chinois. Du coup, je leur ai servi de guide pour leur visite du musée Austen.

Chawton, Jane Austen's House

         La fin de la soirée à Winchester a été moins agréable. Un dimanche soir pluvieux à Winchester, c’est un peu sinistre. Heureusement, si tout ferme à 17h30 en Angleterre, il reste toujours les pubs et au King Alfred Pub, on trouve de bonnes bières pour se consoler et finir une soirée morne en beauté.

 

4- Portsmouth

         Je n’ai fait qu’un crochet assez rapide (et donc particulièrement frustrant) par Portsmouth. J’ai pu remarquer les dégâts des bombardements de la Seconde Guerre Mondiale qui donnent une structure assez étrange à la ville. Au milieu des quartiers anciens du centre, on trouve régulièrement des bâtiments modernes d’après-guerre.

Là, j’ai pour la première fois vu le véritable climat anglais. J’ai été trempée et j’ai eu un temps magnifique dans la même heure (les averses ne préviennent pas mais ça sèche vite). Moi qui croyais que c’était une légende que les anglais avaient inventée pour faire peur aux étrangers !

Une photo de pub de ma collection

 

         Heureusement, on peut se mettre à l’abri facilement. Dans la maison natale de Charles Dickens, par exemple, on peut voir le fameux divan sur lequel il est mort (les lecteurs du Mystère d’Edwin Drood, de l’Affaire D. et de Drood comprendront pourquoi ça m’a impressionné).

 

         C’est aussi à Portsmouth que se trouve le H.M.S. Victory, le navire sur lequel est mort l’amiral Nelson. Il nous a peut-être battu, mais il n’en a pas profité personnellement, on l’a eu ! Je me suis rarement sentie aussi grande que dans ce navire (il est rare que je me cogne la tête au plafond dans la vie).

         C’est à Portsmouth que l’incroyable s’est produit. J’ai trouvé un monument ouvert après 17h30. Malgré le temps encore couvert, je suis donc montée au sommet de la tour Spinnaker pour avoir un aperçu des alentours.

         Le ciel s’est finalement éclairci définitivement et m’a permis une belle et très longue promenade dans la ville, de King Street à Portsea, en passant le long de la côte, à Southsea. J’ai pu admirer le coucher du soleil (enfin admirer est peut-être excessif face à un immonde bâtiment et une grue mais sur les photos, on ne les voit pas alors je fais semblant) depuis le Spice Island Inn, devant une bière.

Spinnaker Tower

         Je n’ai pas eu le temps de faire un tour sur l’île de Wight, toute proche. Je serai donc obligée d’y retourner.

 

5- Londres

         J’ai toujours du mal à faire de bonnes photos à Londres. Pourquoi est-ce que tous les beaux bâtiments sont toujours entourés d’immeubles immondes, de poubelles peu discrètes et/ou de grues. Au moins, en France, on s’est rendus tout de suite. Alors, ce n’est peut-être pas très bon pour l’orgueil national mais ça a permis de protéger notre patrimoine parisien en évitant les bombardements. On peut aussi émettre l’hypothèse que je ne suis pas très douée pour les photos. La preuve en image:

Ah! Londres et ses grues! (cliquez sur la photo pour agrandir)


          Si je suis allée en Angleterre en juillet, c’était pour Shakespeare avant tout et plus précisément, pour l’envie que j’avais de voir une de ses pièces jouées en anglais et dans une production ambitieuse. Il se trouve qu’au moment où j’ai recherché ce qui se jouait à Londres, Hamlet, mis en scène par Kenneth Branagh et joué par Jude Law était annoncé. Avec cette affiche, autant dire que les places se sont arrachées et que je n’ai pas eu le choix de la date. Finalement d’ailleurs, ce n’est pas Branagh qui a mis en scène la pièce. C’est dommage (j’avoue que c’est son nom qui m’avait attiré particulièrement) mais honnêtement, je n’ai pas perdu au change, j’ai adoré la mise en scène. Et oui, Jude Law est très beau en vrai pour celles (et ceux, après tout) que ça intéresse. Mais surtout, il est fascinant et montre que quand il ne joue pas à être une caricature de lui-même dans des films sans ambition, c’est un bon acteur. Et en plus, c’était une pièce spéciale Doctor-who-addict. En effet, Gertrude, la mère d’Hamlet, était interprétée par Harriet Jones, MP Flydale North (à ma grande honte, je ne l’avais pas reconnue). La sœur de Martha Jones était Ophelia et Magwitch, le vendeur de télé de l’épisode de la saison 2, The Idiot's Lantern  était Polonius (c’est aussi Chivery, le gardien de la Marshalsea dans Little Dorrit).


         J’en ai aussi profité pour visiter le Globe, reconstruit sur le modèle du théâtre de Shakespeare. La visite a été limitée par la répétition d’une nouvelle pièce mais c’est très intéressant de voir les comédiens prendre leurs marques au milieu d’un décor à peine terminé. Hélas, la séance du soir était complète. Je devrai donc y retourner.

Théâtre du Globe

         Et comble de bonheur, avant d’aller voir cette pièce, j’ai pu voir une exposition consacrée à J.W. Waterhouse à la Royal Academy of Arts. L’exposition est assez courte mais magnifique. La carrière de Waterhouse y est retracée en peinture. Ses références y sont clairement expliquées. C’est beau mais aussi instructif sans être ennuyeux. C’est une très belle exposition, très bien faite.

 

         Pour la première fois, j’ai visité la National Portrait Gallery. Honnêtement, je ne pensais pas que ce musée pouvait être intéressant parce que les têtes couronnées britanniques ne sont pas spécialement ma tasse de thé. C’est pourtant un excellent musée. Il faut commencer au dernier étage et suivre la chronologie. On y voit les dirigeants mais aussi les scientifiques, artistes et écrivains, des Tudors à nos jours. On fait le tour de l’histoire britannique. C’est très didactique finalement mais surtout très plaisant.

 

          La crypte de St Paul’s Cathedral est un lieu de pèlerinage obligatoire pour tout amateur de culture anglaise qui se respecte. On y trouve des célébrités comme William Blake ou Turner, mais surtout beaucoup d’artistes de l’époque victorienne, comme Edwin Landseer, Lawrence Alma-Tadema, Joshua Reynolds, Frederic Leighton, John Millais et William Holman Hunt. Mais il y a aussi George Cruikshank, illustrateur de Dickens, notamment d’Oliver Twist (l’édition de la Collector’s Library que je possède contient ses illustrations). 

         Je n’ai hélas pas eu beaucoup de temps pour me promener dans les rues  londonniennes mais j’en ai quand même profité au mieux. J'ai découvert le navire de Francis Drake. Je ne connaissais pas. J'ai aussi enfin pu visiter le musée Dickens.

La maison où Dickens a écrit Oliver Twist, transformée en musée

 

The George Inn, dernière auberge à balcons de Londres

 

Temple Bar Memorial


Dédicace spéciale aux fans de Dickens: c'est là que Rosa Bud réside à Londres.

 

         Et bien sûr, sans parler des commandes spéciales Doctor Who et Whittard (je n’ai plus qu’à livrer), je ne pouvais pas passer par l’Angleterre sans rapporter quelques souvenirs:

Des DVD :

- Ashes to ashes, saison 2

- Torchwood, children of Earth, saison 3 (je n'ai pas pu résister, il y en avait partout - enfin après les 3 ou 4 premières boutiques où je ne l'ai pas trouvé, il y en avait partout)


Des livres et des marque-pages :

- London’s best pubs (j’adore déjà ce livre)

- Walking Dickensian London

- Tolkien’s Oxford

- Jane Austen, TV and film locations guide

- Julius Caesar (en mini livre pour lire en voyage)

- Bleak House (relié à 2£, ça ne compte pas)


Et plein de trucs inutiles, dont :

 

Plus de photos par .

Rédigé par Isil

Publié dans #Sorties - Voyages