Publié le 29 Septembre 2011

C'est Chiffonnette qui le dit,

Jeudi citation

 

“Il bene per un libro sta nell’essere letto. Un libro è fatto di segni che parlano di altri segni, i quali a loro volta parlano delle cose. Senza un occhio che lo legga, un libro reca segni che non producono concetti, e quindi è muto.”

 

La traduction de Jean-Noël Schifano:

« - Le bien, pour un livre, c’est d’être lu. Un livre est fait de signes qui parlent d’autres signes, lesquels à leur tour parlent des choses. Sans un œil qui le lit, un livre est porteur de signes qui ne produisent pas de concepts et donc, il est muet. »

Umberto Eco – Il nome della rosa (Le nom de la rose)

Rédigé par Isil

Publié dans #Citations du jeudi

Publié le 27 Septembre 2011

A Midsummer Night’s dream Shakespeare-Midsummer-night-s-dream.jpg

De William Shakespeare

Première parution: Entre 1590 et 1596 

Edition Dover

176 pages

 

A Athènes, Thésée s’apprête à épouser Hyppolite, reine des Amazones. Hermia et Lysander s’aiment, Helena aime Demetrius qui aime Hermia et a le consentement d’Egée, le père d’Hermia. Hermia refuse de céder à la volonté de son père qui demande à Thésée de juger l’affaire. Si Hermia n’accepte pas d’épouser Demetrius, elle sera condamnée à entrer au couvent, voire exécutée. Elle s’enfuit avec Lysander, poursuivie par Demetrius lui-même poursuivi par Helena. Les quatre jeunes gens se retrouvent dans un bois proche d’Athènes au moment où Obéron et Titania, roi et reine des fées se disputent un enfant humain recueilli par Titania. Dans ce même bois, une troupe d’artisans reconvertis en comédiens amateurs répète une tragédie qui sera jouée lors du mariage de Thésée. L’espiègle Puck, serviteur d’Oberon va s’amuser à perturber tout ce petit monde.

 


Le songe d’une nuit d’été est une pièce que je ne me lasse jamais de relire. C’est une des plus belles comédies de Shakespeare (et donc de la littérature mondiale). Tout dans cette pièce me donne l’impression d’être sous le coup d’un enchantement (Puck aurait-il utilisé un peu de ce philtre à base de pensée sur moi ?). Parce que disons-le, le point de départ n’est à priori pas fait pour me plaire. On a quand même là un mariage forcé de la reine des Amazones, un égoïste qui préfère voir la femme dont il est amoureux tuée plutôt que de renoncer à elle alors qu’elle ne l’aime pas, une jeune femme qui trahit sa meilleure amie pour l’amour d’un homme qui l’a rejetée et une reine des fées bernée par son époux. Il y a de quoi créer une tragédie mais on sait que tout finira bien. Les femmes ne sont pas à la fête dans cette pièce (alors que les comédies de Shakespeare ont justement le mérite de souvent laisser une belle place aux femmes comme dans Les Joyeuses commères de Windsor ou Beaucoup de bruit pour rien)et l’histoire d’amour n’est pas des plus passionnantes parce qu’à part Helena qui manque de confiance en elle et se pose quelques questions sur la nature du désir, on a surtout affaire à des jeunes gens très centrés sur eux-mêmes (ce qui donne quand même une excellente scène où Hermia devient obnubilée par sa petite taille).


Et pourtant, cette pièce est sublime parce qu’on entre très facilement dans ce songe et qu’on suit avec délectation les protagonistes subir des contretemps. Tout s’enchaîne sans temps mort et l’écriture de Shakespeare est toujours merveilleusement efficace et poétique. Face à ces humains que l’amour rend un peu idiots, il y a des amants féeriques, Obéron et Titania qui se prennent beaucoup moins au sérieux et qui apportent beaucoup de légèreté. Puck, qui n’est pas toujours responsable des quiproquos mais qui les observe toujours de son air malicieux est un personnage très marquant et la cour des fées participe à l’atmosphère générale de la pièce.

A côté de la comédie subtile, il y a de vrais moments de farce (à laquelle va quand même être mêlée Titania) avec les comédiens dont le moins que l’on puisse dire est qu’ils ne sont pas très doués. Le plus hilarant d’entre eux, Bottom est délicieusement ridicule quand il se croit bon acteur et qu’il se comporte comme un âne ce qu’il va finir par être au sens propre pendant un temps grâce à Puck. La pièce finit sur une scène de mise en abyme d’anthologie dans laquelle ces acteurs incapables réussissent à transformer une tragédie en une version parodique des drames de l’amour.

 

Cela fait donc vingt ans que cette pièce m’enchante et que je la relis avec le même plaisir. En outre, les illustrations d’Arthur Rackham sont superbes et méritent que l’on acquière de cette édition anglaise.

 

Une lecture commune avec Efelle.


“Lord, what fools these mortals be!”

 

« Seigneur, que ces mortels sont fous! »


Et si j’ai relu cette pièce, c’est parce que ma copine de shakespirite chronique et moi sommes allées voir la pièce à Stratford-upon-Avon, la ville de naissance de Shakespeare.

Divers-3542.JPGC'était ma première théâtrale pour le Songe d'une nuit d'été et ce fut une expérience extraordinaire. Après un début plus que convaincant qui se déroulait dans une ambiance de vieux film de gangsters, nous avons été subjuguées par la partie féerique de la pièce. Que ce soit le décor simple mais magnifié par un jeu de lumières extraordinaire, la mise en scène, les chorégraphies et le jeu des acteurs, il n’y avait pas une seule fausse note, tout était parfait de bout en bout. Les acteurs de la Royal Shakespeare Company sont toujours excellents et savent tout faire, jouer, chanter et faire de sublimes glissades sur des oreillers qui les projettent presque dans le public. Puck, le personnage central de la pièce est assez surprenant. On s’attendrait à un lutin au physique de chérubin (dans le style des dessins de Rackham) et on voit apparaître un homme grand et svelte qu’on imagine plus en costume dans la City qu’avec un habit clownesque au milieu des bois. Il incarne un Puck très pince-sans-rire qui de temps en temps se laisse aller à une pitrerie et ça fonctionne très bien. Helena a l’air très névrosée, ce qui pourrait agacer mais je dois dire que j’ai aimé. En fait les quatre jeunes gens de la pièce s’en donnent à cœur joie et m’ont paru plus comiques que lors de la lecture. Quant à l’acteur qui incarne Bottom, il est exactement tel que je le voyais à la lecture de la pièce. Et son costume d’âne est très réussi (il a même des talons qui font penser à des sabots) La dernière scène est d’une drôlerie exceptionnelle tant les acteurs sont tous parfaitement dans le rôle, entre Pyrame qui en fait des tonnes et qui met longtemps à mourir, Thysbé qui a du mal à garder sa voix de femme, le lion qui a du mal à gérer les effets spéciaux et le mur qui fait ce qu’il peut.

Ce Midsummer Night’s dream est le plus beau spectacle qu’il m’ait été donné de voir. J’ai vraiment l’impression d’avoir vécu un rêve comme les protagonistes de la pièce.

 

Si vous en avez la possibilité, n'hésitez pas, ça se joue jusqu'au 5 novembre au Royal Shakespeare Theatre de Stratford-upon-Avon.

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Rédigé par Isil

Publié dans #Livres - Théâtre

Publié le 22 Septembre 2011

C'est Chiffonnette qui le dit,

Jeudi citation

 

Capii che, quando non aveva una risposta, Guglielmo se ne proponeva molte e diverssissime tra loro. Rimasi perplesso.

“Ma allora,”ardii commentare, “siete ancora lontano dalla soluzione...”

“Ci sono vicinissimo,” disse Guglielmo, “ma non so a quale.”

“Quindi non avete una sola risposta alle vostre domande?”

“Adso, se l’avessi insegnerei teologia a Parigi.”

“A Parigi hanno sempre la risposta vera?”

“Mai,” disse Guglielmo, “ma sono molto sicuri dei loro errori.”

"E voi," dissi con infantile impertinenza, "non commettete mai errori?"

"Spesso," rispose. "Ma invece di concepirne uno solo ne immagino molti, così non divento schiavo di nessuno.”

 

La traduction de Jean-Noël Schifano:

Je compris que, lorsqu’il n’avait pas de réponse, Guillaume s’en proposait un très grand nombre, et très différentes les unes des autres. Je restai perplexe.

« Mais alors, osai-je commenter, vous êtes encore loin de la solution…

- J’en suis très près, dit Guillaume, mais je ne sais pas de laquelle.

- Donc, vous n’avez pas qu’une seule réponse à vos questions ?

- Adso, si tel était le cas, j’enseignerais la théologie à Paris.

- A Paris, ils l’ont toujours, la vraie réponse ?

- Jamais, dit Guillaume, mais ils sont très sûrs de leurs erreurs.

- Et vous, dis-je avec une infantile impertinence, vous ne commettez jamais d'erreurs?

- Souvent, répondit-il. Mais au lieu d'en concevoir une seule, j'en imagine beaucoup, ainsi je ne deviens l'esclave d'aucune.»

Umberto Eco – Il nome della rosa (Le nom de la rose)

Rédigé par Isil

Publié dans #Citations du jeudi

Publié le 20 Septembre 2011

Faust

De Johann Wolfgang von Goethe

Titre original: Faust

Première parution: 1808

154 pages

 

Henri Faust, érudit est insatisfait de sa vie. Il passe un pacte avec le diable Méphistophélès. En échange de son âme, ce dernier s’engage à satisfaire tous ses désirs.

 


Après ma lecture du Docteur Faustus de l’élisabéthain Christopher Marlowe, j’ai relu la très célèbre version de Goethe, écrite deux cents ans plus tard. J’en gardais un bon souvenir mais après la version de Marlowe que j’ai beaucoup aimée malgré ses défauts, j’ai été moins emballée par la vision romantique de Goethe.

 

Il y a deux versions du Faust de Goethe. Je n’ai lu que la première, appelée Faust I, dans la traduction de Gérard de Nerval. Après un prologue un peu trop long et sans grand rapport avec la pièce, le début s’annonçait prometteur. Faust est un personnage intéressant, esprit scientifique obnubilé par les limites de la connaissance et opposé à Vagner qui a une vision bien plus optimiste de la connaissance, qu’il considère comme source de progrès humain. J’ai beaucoup aimé cette partie, jusqu’au moment où Faust passe un pacte avec le diable. Ensuite, j’ai décroché : c’est trop intelligent pour moi à certains moments et trop romantique à d’autres. A partir du moment où Faust se contente plus ou moins de suivre Méphistophélès qui lui fait découvrir le monde, puis se prend de passion pour l’extatique Marguerite, très présente dans la deuxième moitié de la pièce, je me suis même un peu ennuyée parfois. Il y a un peu trop de tourments de l’âme pour moi dans ce Faust.

 

Ce n’est pas une lecture qui m’a déplue car le thème du tiraillement entre l’esprit et l’action est toujours intéressant, mais je suis un peu passée à côté par moments et globalement, même si je trouve que Goethe a moins de passages à vide que Marlowe, aucun passage n’a particulièrement retenu mon attention aussi fortement que chez ce dernier.

 

Le billet d’Efelle.

 


« Ni scrupule, ni doute ne me tourmentent plus! Je ne crains rien du diable, ni de l'enfer ; mais aussi toute joie m'est enlevée. Je ne crois pas savoir rien de bon en effet, ni pouvoir rien enseigner aux hommes pour les améliorer et les convertir. Aussi n'ai-je ni bien, ni argent, ni honneur, ni domination dans le monde: un chien ne voudrait pas de la vie à ce prix ! »

Rédigé par Isil

Publié dans #Livres - Théâtre

Publié le 15 Septembre 2011

C'est Chiffonnette qui le dit,

Jeudi citation

 

 

Un peu de logique (inspirée par Guillaume Traqueur Stellaire qui aime faire venir les délirants sur son blog en les attirants avec de vrais morceaux de conspirationnisme):

À partir de prémisses fausses, tout peut se démontrer. Ce n'est pas parce qu'un raisonnement est implacable qu'il n'est pas délirant.

François Lelord, psychiatre français

Rédigé par Isil

Publié dans #Citations du jeudi

Publié le 8 Septembre 2011

C'est Chiffonnette qui le dit,

Jeudi citation

 

 

Un peu de références pas rasoir (un jeu de mots d'initiés... à l'humour un peu douteux) :

Guillaume de Baskerville retrouve Ubertin de Casale. Ils discutent de moines franciscains ayant eu des démêlés avec l'autorité chrétienne. Guillaume parle en premier...

"Ho sentito che ora è vicino a un mio amico che è alla curia, Guglielmo di Occam."

"L'ho conosciuto poco. Non mi piace. Un uomo senza fervore, tutta testa, niente cuore."

"Ma è una bella testa."

"Può darsi, e lo porterà all'inferno."

"Allora lo rivedrò laggiù, e discuteremo di logica."

"Taci Guglielmo," disse Ubertino sorridendo con inteso affetto, "tu sei migliore dei tuoi filosofi."

 

Et en français, la traduction de Jean-Noël Schifano:

"- J'ai entendu dire qu'à présent, il est proche d'un de mes amis qui se trouve à la curie, Guillaume d'Occam.

- Je l'ai peu connu. Je ne l'aime pas. Un homme sans ferveur, tout en tête, rien au coeur.

- Mais c'est une belle tête.

- Possible, et elle le conduira en enfer.

- Alors je le reverrai là-bas, et nous discuterons de logique.

- Tais-toi Guillaume, dit Ubertin en souriant avec une intense affection, tu es meilleur que tes philosophes."

Umberto Eco - Il nome della rosa (Le nom de la rose)

Rédigé par Isil

Publié dans #Citations du jeudi

Publié le 6 Septembre 2011

Le secret de ChimneysChristie-Secret de Chimneys 

De Agatha Christie

Titre original: The secret of Chimneys 

Première parution: 1925 

Edition Le Masque 

255 pages 

 

Quatrième de couverture : Tout avait commencé de la façon la plus classique qui soit : un prince déchu cherchant à récupérer son trône sollicite l'appui - discret - des Britanniques. En échange de quoi, les compagnies anglaises se verraient concéder l'exploitation des pétroles du petit État. Bref une banale manoeuvre politico-financière, élaborée dans le cadre somptueux d'une des plus anciennes demeures seigneuriales d'Angleterre : Chimneys.

Pourtant, l'affaire se corse lorsqu'on se rend compte que des individus équivoques se sont glissés parmi le beau linge qui prépare sa révolution de palais. Et les cadavres font affreusement désordre dans les salons de Chimneys...

 


               Quand on est à la fois who-maniaque et fan d’Agatha Christie, l’épisode sept de la quatrième saison, The Unicorn and the wasp (Agatha Christie mène l’enquête, en français) est particulièrement jubilatoire. L’épisode est empli de référence à l’oeuvre de l’auteur puisque non seulement, des événements de la vie de Christie sont utilisés, la trame de l’épisode se base sur quelques livres mais le scénariste s’est aussi amusé à insérer dans les dialogues des personnages des titres de romans de Christie. On peut donc jouer à retrouver tous les titres.

 

            Comme nous sommes quelques blogueuses à partager cette double passion, nous avons décider de nous faire plaisir égoïstement entre nous en lisant ou relisant ensemble tous les romans de la grande Agatha cités dans The Unicorn and the wasp ou qui ont servis de modèle à la construction de l’intrigue. Pour ce troisième rendez-vous, c’est Le secret de Chimneys, que je relis cette fois.challenge DW Christie3

 

 

Le secret de Chimneysnous propose les mêmes ingrédients que L’homme au complet marron, publié un an plus tôt. On y retrouve des personnages légers qui aspirent à l’aventure confrontés à une organisation criminelle hyper organisée. Au début, Anthony Cade est guide touristique en Afrique, ce qui ne satisfait guère son goût pour l’action. C’est donc avec enthousiasme qu’il accepte la proposition d’un vieil ami qui lui propose deux missions en Angleterre. D’abord, livrer un manuscrit autobiographique qui pourrait avoir de graves conséquences pour le destin de l’Herzoslovaquie, un obscur pays d’Europe centrale et sur les projets de l’Angleterre. Il doit ensuite remettre des lettres compromettantes à Virginia Revel, une femme victime de chantage afin de la libérer de la peur d’être dénoncée. Il se trouve d’ailleurs que cette femme a aussi un lien avec l’Herzoslovaquie.

La mission s’avère un peu plus compliquée que prévue et tout les protagonistes de l’histoire se trouvent réunis à Chimneys, la demeure ancestrale de Lord Caterham, membre éminent de l’aristocratie pas particulièrement ravi qu’on utilise son domaine pour négocier des traités. Il est encore moins satisfait lorsqu’un cadavre est retrouvé chez lui. D’autant plus que Chimneys a auparavant été le lieu du vol d’un joyau qui n’a jamais été retrouvé, ce qui ajoute encore au mystère.

 

On ne s’ennuie jamais dans ce roman. L’intrigue est particulièrement complexe car mêlant trois affaires en une. Les personnages sont tous très réussis. On rencontre pour la première fois le superintendant Battle, policier efficace qui reviendra dans plusieurs romans. Lord Caterham, totalement dépassé par les événements est sympathiquement ridicule, sa fille, Bundle, est l’archétype de l’aristocrate anglaise flegmatique qui tient son rôle en toute circonstance tout en gardant une joie de vivre et une légèreté très surprenantes dans les circonstances. Virginia est une jeune femme qui derrière son aspect faussement frivole cache un caractère intelligent et de bon sens. Anthony Cade, qui va vite devenir le principal suspect et va mener l’enquête de son côté prend aussi les choses avec beaucoup de légèreté et s’amuse beaucoup de la situation malgré tout.

 

Bref, Le secret de Chimneys est typique de la partie des romans de Christie qui ne font pas intervenir Hercule Poirot ou Miss Marple. J’avoue que j’avais totalement oublié cette histoire avant de le relire (et en toute honnêteté, je ne suis pas persuadée que j’en garderai un souvenir à long terme, contrairement aux meilleurs Christie) mais j’ai passé un excellent moment en compagnie de ces personnages.

 

Dans l’épisode The Unicorn and the wasp, il est question du vol d’un précieux diamant, en référence au joyau de l’intrigue du Secret de Chimneys.

Mes co-lectrices : Fashion, Karine, Pimpi, Titine et Yueyin 


The Unicorn and the wasp, les titres précédents:

Mr Brown

L’homme au complet marron

Rédigé par Isil

Publié dans #Livres - Policiers

Publié le 1 Septembre 2011

C'est Chiffonnette qui le dit,

Jeudi citation

 

On peut être anthropophage et brave homme, répondit Conseil, comme on peut être gourmand et honnête. L'un n'exclut pas l'autre.

Jules Verne - Vingt mille lieues sous les mers


Rédigé par Isil

Publié dans #Citations du jeudi