Publié le 27 Janvier 2008

 
The Legend of Sleepy HollowIrving-Sleepy-Hollow.jpg
De
Washington Irving
 
 

Sleepy Hollow est une petite vallée de la côte est de l’Hudson. Les habitants de la région sont superstitieux et beaucoup affirment avoir vu le Cavalier sas tête, fantôme d’un soldat tué pendant la guerre d’indépendance. Ichabod Crane est l’instituteur du village. Il aime autant la fortune de Katrina que Katrina elle-même mais la belle a de nombreux prétendants.

 
 

    Cette nouvelle date de 1819. L’histoire n’a rien à voir avec le film que Tim Burton en a tiré. D’abord, Ichabod est très éloigné d’un jeune premier (il est même franchement médiocre) et l’histoire fantastique n’occupe que très peu de place. Par contre, l’humour qui se dégage de la description de la situation est très plaisant et c’est ce qui fait tout le charme de la nouvelle dont la fin laisse place à l'imagination du lecteur. Cette histoire plaira autant, sinon plus, aux adultes qu'aux plus jeunes.
    Cette édition américaine reproduit les illustrations d’Arthur Rackham, un illustrateur anglais du début du 19è siècle au travail original. Les illustrations sont plus belles que la couverture ne le laisse présager.
indispensable

Publié le 27 Janvier 2008

Nicholas NicklebyNicholas Nickleby 

De Charles Dickens




Sans un sou après la mort de son père, le jeune Nicholas Nickleby n’a d’autre choix que de faire son chemin dans le monde. Pour le bien de sa mère et de sa sœur, il est contraint par son oncle, un homme dur, à prendre un poste de maître-assistant dans le Yorkshire, à Dotheboys Hall, une école pour garçons indésirables, dirigée par le cruel Wackford Squeers. Mais ce n’est que le début des aventures de Nicholas…
  

 

Nicholas Nickleby a plus de défauts que les autres romans de Dickens. L’intrigue est présente et bien menée (on a la présence d’un jeune homme qui ignore tout de son propre passé, un mystérieux inconnu...) mais à un moment, elle est perdue dans quelques scènes sans grand intérêt. Néanmoins, sur plus de 1000 pages, ils y en a moins d’une centaine qui m’a parue plus faible et encore ces moments ne sont pas indignes et ralentissent peu l’action, certaines sont même des éléments comiques du roman (il y a notamment une désopilante histoire de concombres volants). Et puis la galerie de portrait de Dickens est toujours aussi savoureuse. Ralph Nickleby et la famille Squeers sont ignobles, Mrs Nickleby est délicieusement ridicule, Newman Noggs, miss La Creevy et Tim Linkinwater typiques des vieux célibataires chez Dickens. Malgré ses défauts, ce Dickens est encore un excellent roman.
 
Du pur Dickens : « Monsieur, mon papa me demande de vous écrire, car les docteurs ignorent s’il retrouvera l’usage de ses jambes, ce qui l’empêche de tenir une plume. »

indispensable

Publié le 19 Janvier 2008

Sense and sensibilitySense and sensibility

174 min - 3 épisodes
Réalisé par John Alexander, scénario de Andrew Davies
D’après le roman de Jane Austen
Avec Hattie Morahan (Elinor Dashwood), Charity Wakefield (Marianne), Dan Stevens (Edward Ferrars), Dominic Cooper (Willoughby), David Morrissey (Colonel Brandon)

 

A la mort de Mr Dashwood, son épouse et leurs trois filles, Elinor, Marianne et Margaret, sont contraintes de réduire drastiquement leur train de vie et de quitter leur superbe propriété pour s'exiler à la campagne. En effet , c’est le fils d'un premier mariage de feu Mr Dashwood, seul héritier mâle, qui doit en hériter. Les sœurs Dashwood et leur mère s’installent dans un cottage du Devonshire, mis à leur disposition par un lointain cousin.
Les deux héroïnes de cette histoire sont les deux aînées Elinor et Marianne dont nous suivons les péripéties amoureuses. Elinor, sage et raisonnable éprouve de tendres sentiments pour Edward Ferrars, le frère de sa belle-sœur. Ces sentiments semblent partagés. Mais la différence de fortune et de statut, en défaveur d’Elinor, mettent à mal leur idylle. Marianne, plus romantique, se laisse éblouir par le séduisant Willoughby.
 


En anglais seulement (avec l’option sous-titrage en anglais)undefined

    Cette nouvelle version réussit à renouveler l’histoire du roman sans en enlever la substance. C’est l’avantage de la télévision qui permet de prendre son temps. Tous les personnages du livre sont là. Il y manque peut-être juste un peu d'éléments comiques. Heureusement, la présence d’Anne Styles, un des principaux éléments comiques de cette version est réjouissante. Du coup on pourrait regretter qu’il n’y ait pas un épisode de plus, ce qui aurait permis de développer encore mieux certaines scènes (celles qui permettent de comprendre le véritable caractère de Lucy m’ont un peu manquées). On sent malgré les qualités de scénariste d’Andrew Davies (largement démontrées dans Orgueil et préjugés et dans Bleak House) qu’il a dû couper dans le vif. En outre, son choix de la scène d’entrée qui, même si on ne le reconnaît pas bien, met en scène un personnage dans une attitude peu honorable pour l’époque, risque de gâcher le suspens pour ceux qui ne connaîtraient pas l’histoire. Malgré tout, si elle s’éloigne parfois un peu du roman (pour les fans du roman, ces changements sont réussis et ne dénaturent pas l‘histoire), cette mini-série ne laisse de côté aucune des scènes fortes du roman et met même en image ce qui n’était que suggéré ou rapporté dans le roman.

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    Les acteurs sont tous parfaits. Le physique austère, accentué par les costumes d’Elinor est contrebalancé par le jeu tout en finesse de Hattie Morahan et par sa forte présence à l’écran. Et puis, décidément, Andrew Davies a une passion pour les chemises mouillées. Celles qui ont aimé celle de Colin Firth dans Orgueil et préjugés devraient apprécier celle de Dan Stevens. L’acteur est d’ailleurs un Edward plein de charme et est pour beaucoup dans le plaisir que l’on peut prendre à cette version. Ce Edward prend d’ailleurs modèle sur le personnage du film d’Ang Lee, plus enjoué que celui du roman. J’avoue avoir un peu douté au début sur le choix de Willoughby que je ne trouve pas séduisant à faire perdre la tête mais il a un vrai côté «héros romantique» et la qualité de son jeu m’a fait adhérer à ce choix. undefined

    Bref, si la réalisation est loin d’avoir la virtuosité de celle d’Ang Lee, cette version est très agréable à regarder et les trois heures filent à toute vitesse. C’est donc un bon complément pour ceux qui ont trouvé le film magnifique mais un peu court. La mini-série, quoique plus austère, ne pâtit pas trop de la comparaison et mérite d’être vue.

bon-indispensable

http://www.bbc.co.uk/drama/senseandsensibility/

Rédigé par Isil

Publié dans #DVD & Cinéma

Publié le 18 Janvier 2008

It’s a free worldundefined

Réalisé par Ken Loach

Avec Kierston Wareing, Juliet Ellis, Leslaw Zurek

 

    Angie est abusivement licenciée par l’agence de recrutement pour laquelle elle travaille. Surendettée, mère célibataire, elle décide d’ouvrir sa propre agence d’intérim, avec l’aide de sa colocataire. N’ayant aucun moyen de financer son projet, elle s’installe illégalement à son compte.



   


    J’ai eu un peu peur pendant les premières scènes que j’ai trouvées un peu molles mais à partir du moment où Angela monte son entreprise, j’ai été scotchée de bout en bout, tour à tour touchée, indignée, éprouvant en même temps empathie et révolte.
    Comme toujours, les dialogues sont souvent savoureux. On sourit ou on rit jaune car les situations sont parfois à la limite de l’absurde tant la logique qui préside entraîne l’héroïne de plus en plus loin dans sa quête de la réussite. L’actrice qui joue Angie est d’ailleurs formidable et joue avec une grande justesse cette trentenaire désabusée dans ce rôle de « moi et ma famille contre le reste du monde » et qui tente en permanence de s’auto justifier pour tenter d’apaiser sa conscience.

    Les personnages ne sont jamais parfaits mais très humains. Ce nouveau film ne déroge pas à la règle. Angie essaie de s’en sortir par tous les moyens mais la nouveauté par rapport aux films précédents de Loach, c’est que tant pis si ces moyens manquent un peu de dignité parfois. Ça donne un ton plus désespéré que d’habitude. Pourtant, cela faisait longtemps que je n’avais pas pris autant de plaisir à voir une des chroniques sociales de Loach.

bon-indispensable
 

Rédigé par Isil

Publié dans #DVD & Cinéma

Publié le 13 Janvier 2008

Waverley
De Walter Scott


Edouard Waverley, jeune noble anglais, a vécu une enfance un peu solitaire, livré à lui-même et il s’est réfugié dans les livres et son imagination fertile. A l’âge adulte, il devient soldat dans l’armée du roi d’Angleterre et il est envoyé en Ecosse. Mais, un séjour en permission chez un ami de sa famille va l’entraîner vers un autre destin où il va pouvoir donner libre court à ses idées romanesques.

 

Quatrième de couverture : A-t-on lu Walter Scott? Tout le monde le connaît, de nom. A peine des adaptations pour enfants survivent du créateur du roman historique, du recréateur du roman du XIXe siècle, du premier écrivain à grands tirages dont toute l'Europe romantique s'est arraché les best-sellers.

Voici Walter Scott retrouvé : ces trois romans repris dans les traductions de 1830 racontent l'histoire de l'Écosse à travers le XVIIIe siècle, les insurrections des partisans des Stuarts, la résistance des vieilles contrées celtiques et aussi leur entrée dans la vie moderne et "la société industrielle", leur fidélité au passé et aux rois exilés, leur réconciliation avec la nouvelle dynastie, toujours régnante, et la nouvelle Angleterre libérale.

Walter Scott a non seulement réinventé le roman historique, si prolifique de nos jours, il a aussi pratiqué le roman de formation, et retrouvé le sens de la grande aventure romanesque ou de la fatalité tragique. On suivra avec lui la folle équipée de Waverley parti à la conquête de l'Angleterre, avec le Prétendant, pour les beaux yeux de Flora McIvor, les aventures du brigand au grand coeur Rob-Roy. On découvrira le roman dont Donizetti a tiré y sa Lucia di Lammermoor, tragédie presque fantastique d'Edgar de Ravenswood et de Lucie Ashton, à qui du fond des âges une malédiction familiale interdisait de s'aimer.

Ces romans se déroulent dans le décor enchanté des Highlands, parmi les clans en armes et leurs moeurs féodales, sur fond de la vieille culture gaélique, et du drame d'une nation qui a failli mourir.  
    


Waverley est le premier roman de Walter Scott et est aussi considéré comme le premier roman historique. L’intrigue se déroule en 1745, pendant la guerre civile qui opposa les jacobites (partisans de l’Ecossais Jacques Stuart) et les hanovriens (partisans du roi anglais, George). Le texte mêle en permanence humour et émotion. C’est un conte mais aussi un merveilleux tableau des mœurs et des coutumes des Highlanders au temps des clans. Le roman fait revivre de manière romanesque une époque devant nos yeux et rend le pays comme ses habitants et leurs habitudes complexes attachants. Tout le folklore de l’époque est traduit de façon très vivante et se lit donc avec délice. La galerie de personnages est fantastique, le laird écossais Bradwardine, ridicule mais d’un courage exemplaire, Fergus le chef de clan ambitieux et sa sœur Flora, entièrement dévouée à sa cause sans être aveuglée par elle.

     Waverley est aussi un formidable roman d’initiation où l’expérience du héros va lui faire perdre ses illusions. Il est souvent indécis et subit parfois plus qu’il n’est acteur des événements. Mais il est très attachant et je me suis identifiée à ce personnage rêveur.

C’est un roman magnifique qui mériterait peut-être une nouvelle traduction car celle-ci date de 1830 et est bizarrement plus «alambiquée» que l’écriture de Scott en anglais. Après quelques pages, on s’y fait et ça a même un certain charme mais c’est un peu surprenant par rapport aux autres romans que j’ai lus du même auteur.
 

     J’ai beaucoup apprécié la façon dont Scott se justifie sur les contretemps apportés par un besoin d’apporter des détails qui ne font pas avancer le récit directement.

 « Mon plan veut que j’explique tous les motifs d’après lesquels marche l’action. (…) ma voiture est l’humble chaise de poste anglaise, à quatre roues, et ne s’écartant pas de la grand route royale (…) Ceux qui se contenteront de venir avec moi seront parfois exposés à l’ennui inséparable d’une longue route, où l’on éprouve tous les inconvénients des côtes à gravir, des fondrières à traverser, et autres retards de ce bas monde. Mais grâce à des chevaux passables et à un conducteur honnête, je m’engage aussi à arriver dans un pays plus pittoresque et plus romantique, si mes voyageurs veulent bien patienter pendant mes premiers relais. »

Dans cet extrait, Scott ne commet d’erreur que sur un point, ses explications et détours ne provoquent pas l’ennui mais au contraire, par leur style léger et même parfois ironique, apportent une profondeur au récit qui le rend exceptionnel et passionnant. 
 

En refermant ce livre, j’ai eu une folle envie de porter un toast au moyen d’une bonne ale, tels les héros écossais de Waverley: « Aux hommes qui portent le kilt ! »

indispensable

Publié le 9 Janvier 2008

Chant 1 de la Belgariade
Le Pion blanc des présages
De David Eddings



Quatrième de couverture : Et les Dieux créèrent l'homme, et chaque dieu choisit son peuple. Ah! Que le monde était jeune, que les mystères étaient limpides! Mais Torak, le dieu jaloux, vola l'Orbe d'Aldur, le joyau vivant façonné par l'aîné des dieux, et ce fut la guerre. Le félon fut châtié ; à Cthol Mishrak, la Cité de la Nuit, il dort toujours, d'un long sommeil hanté par la souffrance.
Le fleuve des siècles a passé sur les royaumes du Ponant. Les livres des présages ne parlent plus qu'aux initiés, mais ils sont formels : Torak va s'éveiller. Et justement l'Orbe disparaît pour la seconde fois. Que le maudit la trouve à son réveil et il établira son empire sur toutes choses.
Belgarath le sorcier parviendra-t-il à conjurer le sort? Dans cette partie d'échecs cosmique, il a réussi à préserver une pièce maîtresse : le dernier descendant des Gardiens de l'Orbe, désigné par les présages, mais qui n'est encore qu'un petit garçon jeté sur les routes par une venteuse nuit d'automne. Un simple pion, et si vulnérable...  
 
    
     Si on devait faire la liste des défauts du roman, on pourrait écrire l’équivalent d’une thèse. Le premier chapitre est un très vague résumé du Silmarillion de Tolkien, le style ne m’a pas semblé toujours très adroit, voire par moments franchement insipide, la psychologie des personnages tiendrait sur un timbre poste (les rois et reines sont sortis d’une mauvaise opérette), il se passe toujours quelque chose mais tout est anecdotique (l’intrigue progresse seulement dans les cinquante dernières pages)…

     Reste que c’est un agréable moment de lecture quand on recherche un peu de légèreté car l’oeuvre ne se prend pas au sérieux. C’est assez amusant de bout en bout. Les personnages sont sympathiques et rivalisent de bons mots et on compatit avec le pauvre Garion qui subit plus qu’il n’agit la plupart du temps. En fait, on retrouve un peu de l’enfance quand tout le monde décide tout à votre place. Si on n’est pas trop exigeant sur les aspects littéraires, on peut donc apprécier cette histoire simple et sympathique qui se lit vite et facilement. J’ai en tous cas suffisamment aimé pour avoir envie de connaître la suite car cet épisode s’arrête au moment où l’action débute. 

passable-bon

Publié le 9 Janvier 2008

Les promesses de l’ombre undefined
 
2006 – 1h40
Réalisé par David Cronenberg
Avec Viggo Mortensen, Naomi Watts, Vincent Cassel, Armin Mueller-Stahl, Sinead Cusack

 

Anna, une sage-femme tente de retrouver la famille d’un bébé dont la jeune mère russe est morte en accouchant. A l’aide du journal intime de celle-ci, elle prend contact avec Semyon, un Russe, ignorant qu’il s’agit du chef d’un réseau de prostitution que la jeune morte fuyait.

 
   
  L’entrée dans le film est sanglante et crue. Ensuite, il n’y a pas un moment creux, toutes les scènes sont fortes. Anna (Naomi Watts) est un peu en retrait. Elle est avant tout un prétexte, à travers un regard extérieur, pour entrer dans l’univers de la pègre russe de Londres. La scène de rencontre avec le duo formé par le sobre Nicolaï (Viggo Mortensen) et l’exubérant (et alcoolique) Kirill (Vincent Cassel) est formidable. Viggo Mortensen a une présence absolument incroyable, on ne voit presque que lui à l’écran (même quand il est habillé). Il est merveilleusement expressif sans surjouer. Le seul qui pourrait presque le surpasser dans ce domaine, c’est Armin Mueller-Stahl, impeccable et glaçant en chef de la mafia redoutable de froideur dans ses activités professionnelles et gentil et aimable grand-père à ses heures perdues.

Le film n’est pas exempt de défauts. J’ai dû fermé les yeux à une ou deux reprises face à la violence des scènes mais parfois les effets spéciaux sont si mal faits qu’ils en sont plutôt risibles. Le responsable mériterait de finir au mitard de la prison de Saint-Pétersbourg. Mais peu importe, ce qui reste au bout du compte, c’est un film qui laisse une impression durable. A voir si c’est encore possible.

bon

Rédigé par Isil

Publié dans #DVD & Cinéma

Publié le 8 Janvier 2008

Monet-La Pie
MONET Claude - La pie
Huile sur toile, 1868, 89x130, musée d’Orsay, Paris


J’ai décidé cette année de me créer une petite pinacothèque "blogguesque" personnelle regroupant un certain nombre de mes œuvres préférées, en espérant en faire découvrir quelques unes peut-être. Le choix est très arbitraire et les connaisseurs d’art y trouveraient certainement beaucoup à critiquer mais je n‘ai aucune connaissance en histoire de l‘art. Ce ne sont probablement pas les œuvres les plus abouties techniquement, ni les plus admirées mais je m’attache avant tout à des œuvres qui me touchent émotionnellement et pas forcément à celles qu‘il faut absolument voir pour briller en société. Je ne ferai donc aucune analyse de l'oeuvre. Le principe est que ce sont toutes des peintures que j'ai vues "en vrai" car une reproduction ne rend pas souvent justice à une oeuvre.


La Pie n’est pas la peinture la plus réputée de Monet mais c’est une de celles qui m’impressionnent le plus et elle est de saison. Elle me rappelle certains hivers de mon enfance à la campagne et je lui trouve un effet très apaisant. J'aime particulièrement le travail sur les ombres et la capacité à donner tant de couleur et de lumière à une toile basée sur le blanc.
Hélas, les reproductions ne rendront jamais la subtilité de toutes ces variations sur la lumière pure (c‘est souvent le cas dans la peinture), mais cette oeuvre me fait un grand effet à chaque fois que je la vois au
musée d‘Orsay. Ici reproduite, on dirait un peu une carte de voeux de l'Unicef mais l'original retient vraiment le regard.

Rédigé par Isil

Publié dans #Pinacothèque

Publié le 5 Janvier 2008

     Pour bien commencer la nouvelle année, un petit séjour à Paris, ça fait du bien. Pour moi, en l’occurrence, l’aspect exceptionnel était la présence d’amies de province vitrine de noëlvenues jeudi et vendredi, à peines remises du réveillon, mais la ville étant parée de ses décorations de Noël, c’est une belle période pour en profiter. Il faut être bien clair, il s’agissait d’une visite touristique un peu spéciale.

     Au programme du premier jour: une spéciale «tournée des fées», avec visite de la Mandragore, de l’Échoppe Médiévale, de Repliqua, toutes des boutiques spécialisées. Un « petit » arrêt au musée médiéval de Cluny (et à sa librairie) puis à la librairie Compagnie, rue des Écoles s’imposaient car nous passions à proximité.

Et pour finir la journée en beauté, une bonne bière à la Gueuze nous a servi d’apéro avant d’attaquer une excellente galette à la crêperie des Cormorans, rue du Montparnasse.

    Le deuxième jour était consacré aux livres: un petit détour par Coop Breizh et uneundefined visite à l’église St Sulpice (et sa splendide façade en travaux) nous ont obligé à choisir entre l’expo Arcimboldo et les librairies (les librairies ont gagné par k.o.). Un petit tour des vitrines de Noël, boulevard Haussmann, et les dégâts financiers ont pu commencer : une fortune laissée à la librairie W.H.Smith (Saint patron des lecteurs compulsifs anglophiles devant lequel je me prosterne bien bas) et la découverte d’une formidable librairie allemande de la rue Rambuteau, Marissal Buch. Petite visite à la librairie du Louvre, faute de temps pour visiter le musée et la journée s’achève par une vue des illuminations.

J’ai trouvé ce beau marque-page "livres anciens" à la librairie Marissal.


undefinedPour moi, c’était la journée du condamné : dernière journée d’achat de livres avant longtemps. J’ai donc un peu manqué de retenue. Résultat : 13 livres achetés. Personnellement je trouve que ce n’est pas énorme (je ne suis pas celle qui en a acheté le plus en tous cas et le fait que mon allemand soit pitoyable n’a presque rien à y voir). Comme je sais que mes copines vont me dénoncer, j’avoue immédiatement que ça fait environ 9000 pages de lecture. Voici la liste des livres que je dois donc rajouter à ma PAL.

En français :                                    
- Henry Fielding : Histoire de Tom Jones
- Dickens : David Copperfield et De grandes espérances (La Pléiade)-déjà lus donc pas dans la Pal (je relirai David Copperfield lu il y a très longtemps en anglais mais ce n'est pas une priorité)
- La Razzia des vaches de Cooley
- Beowulf

En anglais:
- Anne Bronte: The Tenant of Wildfell Hall (Le locataire de Wildfell Hall)
- Charles Dickens
(illustré par Arthur Rackham): A Christmas Carol (Un chant de Noël)déjà lu donc pas dans la Pal
- Charles Dickens: Nicholas Nickleby
- Charles Dickens: Dombey and Son
- Charles Dickens: The Old Curiosity shop (Le magasin d’antiquités)
- Thomas Hardy: Far from the madding crowd (Loin de la foule déchaînée)
- Robert Jordan: The Wheel of Time 6
(tiens celui là  ne compte pas car je veux lire toute la série assez vite)
- Walter Scott: Old mortality
- Walter Scott: The Antiquary

     Ça va porter ma PAL à 58 livres, un record je crois.

Mentalement, j’ai aussi déjà acheté un ouvrage intitulé Tolkien et le Moyen-Âge que je n’ai pas pris car il était abîmé (oui, un livre ça peu s’acheter virtuellement) mais celui-là, je me réserve le droit de l’acheter à tout moment.

Rédigé par Isil

Publié dans #Sorties - Voyages

Publié le 2 Janvier 2008

Ma PaL 2008

Balzac: Le père Goriot
Barrie: Le petit oiseau blanc
Beowulf
Blackmore: Lorna Doone
Bordage: La citadelle Hyponéros
Bradley: Glenravenne
Bronte: The Tenant of Wildfell Hall (La châtelaine de Wildfell Hall)

Burney: Camilla
Calvino: Fiabe Italiane (contes italiens)
Cherryh: Forteresse des étoiles
Dickens: Dombey and Son
Dickens: Hard Times (Les Temps Difficiles)
Dickens: Nicholas Nickleby
Dickens: Récits pour Noël
Dickens: The Old curiosity shop (Le magasin d'antiquités)

Dottin: Contes et légendes d’Irlande
Eddings: La Belgariade 1
Fielding: Histoire de Tom Jones
Gaskell: Lady Ludlow
Gaskell: Ruth
Hardy: Far from the madding crowd (Loin de la foule déchaînée)
Hawthorne: A wonder-book for girls and boys (Livre des merveilles)
Histoire des Femmes en Occident (Vol. 4 et 5)
Irving: Legend of Sleepy Hollow
Irving: Rip Van Winkle
Jordan: Wheel of time 4 (La Roue du Temps 7 et 8)
Jordan: Wheel of time 5 (La Roue du Temps 9 et 10)
Jordan: Wheel of Time 6 (La Roue du Temps 11 et 12)
Jubert: In Media res
Kay: La Chanson d’Arbonne
Kay: Tigane
Kureishi: Le bouddha de banlieue
La Légende arthurienne (edition Bouquins)
Leo: La Femme et les moeurs
Lewis: Le Moine
MacDonald: The Complete Fairy Tales
MacPherson: Oeuvres complètes d’Ossian
Mill: L’asservissement des femmes
Miller: Saint Leibowitz

Mistry: L’équilibre du monde
Peake: Titus d’Enfer
Pérez Reverte: Le Cimetière des bateaux sans noms
Radcliffe: Les mystères d’Udolphe

La Razzia des vaches de Cooley
Robinson: Mars la Rouge
Ruggeri: A table avec les cannibales
Schroeder: Ventus
Scott: Old mortality
Scott: The Antiquary
Scott: Waverley/Rob Roy/La Fiancée de Lammermoor
Scott: Ivanhoé/Quentin Durward/Le Talisman
Simmons: Endymion
Stevenson: Œuvres
Stoker: Dracula
Trollope: The warden (Le Directeur)
Wentworth: Le trésor des Benevents
Wharton: Le fruit de l’arbre
Yeats: Irish myths


J'en suis à 47 livres 58 livres Il peut en manquer quelques uns qui ont été rangés dans ma bibliothèque il y a des années et qui n’en ressortent que lentement.
(Certains livres sont dans ma Pal depuis très très longtemps, bien avant le passage à l’euro !)
 
undefined
    Ma bonne résolution pour 2008 : ne plus acheter de livres tant que ma pile n’est pas retombée à une petite vingtaine de livres.
Enfin, la résolution prendra effet le 5 janvier car je vais dans une librairie anglaise cette semaine. Je pense donc y ajouter entre autres quelques Dickens dès ce week-end. 
    Bon, la résolution ne concerne pas les livres d’illustration et les BD qui se lisent suffisamment vite pour ne pas atteindre des piles immenses et branlantes. Et puis comme j’ai reçu le premier tome de la Belgariade d’Eddings lors du Swap SFFF, il est également probable que je ne vais pas laisser traîner la suite si j'aime, il est donc également hors restriction. Pareil pour Pratchett et Jordan que je lis au fur et à mesure.

Sachant que le livre le plus court de ma PAL doit faire 200 pages mais que la plupart en ont au moins 500, ça va prendre un certain temps de la faire diminuer. J'ose à peine dire qu'en plus j'ai de plus en plus envie de relire certains auteurs comme Herbert, Asimov, Tolkien, Rowling (que des cycles donc).

Et pour voir les livres qui sont en attente d'achat, c'est ici.

 

Rédigé par Isil