La Belgariade 1 - Eddings

Publié le 9 Janvier 2008

Chant 1 de la Belgariade
Le Pion blanc des présages
De David Eddings



Quatrième de couverture : Et les Dieux créèrent l'homme, et chaque dieu choisit son peuple. Ah! Que le monde était jeune, que les mystères étaient limpides! Mais Torak, le dieu jaloux, vola l'Orbe d'Aldur, le joyau vivant façonné par l'aîné des dieux, et ce fut la guerre. Le félon fut châtié ; à Cthol Mishrak, la Cité de la Nuit, il dort toujours, d'un long sommeil hanté par la souffrance.
Le fleuve des siècles a passé sur les royaumes du Ponant. Les livres des présages ne parlent plus qu'aux initiés, mais ils sont formels : Torak va s'éveiller. Et justement l'Orbe disparaît pour la seconde fois. Que le maudit la trouve à son réveil et il établira son empire sur toutes choses.
Belgarath le sorcier parviendra-t-il à conjurer le sort? Dans cette partie d'échecs cosmique, il a réussi à préserver une pièce maîtresse : le dernier descendant des Gardiens de l'Orbe, désigné par les présages, mais qui n'est encore qu'un petit garçon jeté sur les routes par une venteuse nuit d'automne. Un simple pion, et si vulnérable...  
 
    
     Si on devait faire la liste des défauts du roman, on pourrait écrire l’équivalent d’une thèse. Le premier chapitre est un très vague résumé du Silmarillion de Tolkien, le style ne m’a pas semblé toujours très adroit, voire par moments franchement insipide, la psychologie des personnages tiendrait sur un timbre poste (les rois et reines sont sortis d’une mauvaise opérette), il se passe toujours quelque chose mais tout est anecdotique (l’intrigue progresse seulement dans les cinquante dernières pages)…

     Reste que c’est un agréable moment de lecture quand on recherche un peu de légèreté car l’oeuvre ne se prend pas au sérieux. C’est assez amusant de bout en bout. Les personnages sont sympathiques et rivalisent de bons mots et on compatit avec le pauvre Garion qui subit plus qu’il n’agit la plupart du temps. En fait, on retrouve un peu de l’enfance quand tout le monde décide tout à votre place. Si on n’est pas trop exigeant sur les aspects littéraires, on peut donc apprécier cette histoire simple et sympathique qui se lit vite et facilement. J’ai en tous cas suffisamment aimé pour avoir envie de connaître la suite car cet épisode s’arrête au moment où l’action débute. 

passable-bon

Rédigé par Isil

Publié dans #Planet SF-fantasy-fantastique

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tina 18/02/2008 19:22

Je le relis régulièrement, notamment les soirs de blues. Il me met en joie. J'adore les cavaliers de l'apocalypse.
Si tu n'as pas lu d'autres Gaiman, je te conseille Neverwhere. Assez gothique et sympa

Isil 18/02/2008 20:03

Il est dans ma liste à lire (le lien est dans "ma pal") mais pour le moment, je me contente de ma grosse pile.

tina 18/02/2008 08:40

Cela dit, pratchett et tolkien... tu n'as pas choisi les pires ! As-tu essayé Neil Gaiman ? ce n'est pas de la fantasy, mais c'est très bien. J'y pense car il a écrit un livre à 4 mains avec Pratchett : "de bons présages", qui est un pastiche de l'apocalypse. Savoureux.

Isil 18/02/2008 08:45

M'enfin quelle question!!! :o) Ah bien sûr j'ai adoré le chien de l'enfer et son nom si peu...infernal. Je n'ao encore rien lu d'autre de Gaiman mais ça viendra.

tina 17/02/2008 12:50

J'ai adoré ce cycle et le suivant (la mallorée) tout comme j'aime la trilogie des joyaux du même auteur (que je suis en train de relire en ce moment, tiens). Par contre, les préquelles me sont tombées des mains. Il faut savoir que la belgariade a été publiée en premier en france, puis la mallorée, puis les préquelles. Alors forcément, quand on lit les préquelles, c'est de la redite, puisqu'elles expliquent ce qui s'est passé jusqu'à la belgariade. j'ai l'impression qu'Eddings a exploité le filon. Mais, il faut remettre ce cycle dans son contexte. Il n'y avait quasiment rien eu de bien en fantasy depuis Tolkien, et c'est l'un des premiers cycles publiés en france, et je crois qu'il fait partie de ceux qui ont relancé le genre. On n'avait pas grand chose à se mettre sous la dent sur ce genre là dans les années 80, qui s'est bien développé depuis, avec des écrits de qualité. IL n'en reste pas moins que les personnages sont attachants et qu'il faut dépasser le 1er volume. La mise en place des personnages peut paraître longue. M'enfin, je vous rappelle que les 50 premières pages de tolkien ne sont pas faciles à lire non plus, malgré la qualité de l'oeuvre que j'adore !

Isil 17/02/2008 23:11

Je sais mais justement, dans Tolkien j'adore les premières pages. Ce fut un coup de foudre, dès les premiers chapitres j'avais aimé l'ambiance. Là, j'ai trouvé ça un peu amusant dans l'ensemble mais je n'ai pas été emballée. Le problème c'est que ce n'est que le début et en fait il faudrait faire une critique sur l'ensemble de l'oeuvre. En tous cas je vais de toute façon lire le deuxième tome et ensuite je verrai. Je dois dire qu'en dehors de Tolkien et Pratchett, je ne suis pas très grande amatrice de fantasy même si j'en lis beaucoup en ce moment.

martlet 20/01/2008 15:15

J'ai pas pu terminer...

Isil 20/01/2008 15:23

Je peux comprendre mais ça s'améliore à la fin (du premier tome en tous cas). J'ai pris plus de plaisir que je ne m'y attendais après les premières pages mais je ne suis pas sûre d'arriver au bout des 5 tomes.

sylvie 15/01/2008 16:37

Un cycle que j'espère bien avoir le temps de lire en 2008,mais tout d'abord je vais commencer à lire cet auteur que je ne connais pas avec "la trilogie des joyaux" !

Isil 15/01/2008 20:26

Je ne connaissais pas non plus mais j'en avais entendu dire beaucoup de bien d'où une demi déception. Je trouve quand même que ça se lit bien et qu'il est difficile de ne pas aimer du tout et au moins on passe un bon moment. J'attends ton avis pour voir si le reste de l'oeuvre est meilleure.