Publié le 29 Mai 2009

Pride and prejudice and zombies

De Jane Austen et Seth Grahame-Smith

Première parution: 2009

Edition Quirk books

320 pages

 


Angleterre, début du XIXème siècle. Les zombies sont devenus un fléau. Elizabeth Bennet, après une éducation dans un monastère tibétain, est déterminée à lutter mais elle est distraite par l’arrivée d’un nouveau voisin et de son ami, l’arrogant Mr Darcy.

 



     En général, l’idée même des romans basés sur Orgueil et préjugés de Jane Austen m’horripile parce qu'ils vont toujours dans le même sens.  Pourtant, lorsque j’ai appris la sortie de Pride and prejudice and zombies, j’ai eu un moment d’espoir car l’idée du décalage entre le réalisme de la description de la vie de la gentry anglaise par Austen et la lutte contre les zombies promettait beaucoup de drôlerie. En effet, le principe du livre est de garder le roman tel quel (il est raccourci néanmoins) et d’y intégrer des scènes nouvelles autour d’une idée : les zombies ont infesté l’Angleterre et le danger est partout. Donc, entre deux bals et deux déclarations d’amour ratées, les soeurs Bennet vont devoir lutter pour rester en vie. Les deux tiers du roman sont donc du Austen. Le problème, c’est que l’intégration des scènes ajoutées n’est pas particulièrement bien faite. C’est un peu posé là comme ça, comme une page publicitaire au milieu d'un bon film.

     Je ne m’attendais pas à grand-chose à vrai dire, un humour assez régressif pour adolescent attardé ou quelque chose du genre. Cela m’allait très bien d’ailleurs. Hélas, l’humour n’est même pas pour ado attardé mais pour enfant de dix ans qui n’a pas quitté le stade anal. Il faut aimer le comique de répétition à base de vomi. Je n’ai pas ri du tout, tout juste souri à deux ou trois scènes plus réussies  au début (j’aime bien le jeu "Kiss me deer") et encore, en essayant d’oublier que, si c’est plaisant de voir Darcy humilier Caroline Bingley, ça rend le personnage totalement incohérent et peut donner l’impression d’un certain nombre de contresens. Il n'y a qu'une idée qui est surprenante et qui change le destin d'un personnage sans la facilité de s'acharner sur les personnages antipathiques.


     Il y a plus de ninjas que de zombies dans cette histoire. Ça n’est pas plus drôle pour autant et c’est pour le coup particulièrement anachronique et dérangeant. Plutôt que de pomper tous les films actuels, l’auteur aurait gagné à rester typiquement anglais, au lieu de démontrer qu’il n’a finalement que très peu d’imagination. Un maître d’escrime vaut bien un maître es arts martiaux mais il semble que ce ne soit plus à la mode. Et les scènes de bagarre sont d’une platitude rare. Lizzie règle leur compte à des zombies pas vraiment horrifiques (ou des ninjas) en deux temps trois mouvements. Le seul avantage, c’est que ça ne fait pas peur du tout, il n’y a pas de scènes gores (la pire étant un zombie se promenant avec un bras ou une jambe en guise d’encas), on est très loin de Stephen King.

     Même les illustrations, bonne idée de départ sont anachroniques. La seule vraie bonne idée, ce sont les questions à la fin, du même style que celles qu’on trouve dans les éditions scolaires des classiques de la littérature. D’ailleurs, je réponds sans hésiter à la dernière question : un meilleur roman.


     Ça reste agréable à lire puisque la plus grande partie du texte est l’original mais on peut regretter le peu d’efforts fournis par Grahame-Smith, auteur peu convaincant. L'idée de base est excellente et on peut le lire par curiosité éventuellement mais les zombies mous sont finalement assez décevants.

Publié le 28 Mai 2009

The last Dickens

De Matthew Pearl

Première parution: 2009

Edition Harvill Secker

384 pages

 

Boston, 1870. L’annonce de la mort de Charles Dickens atteint son éditeur américain. James R. Osgood attend l’arrivée imminente du dernier épisode écrit du Mystère d’Edwin Drood. Il envoie Daniel Sand à l’arrivée du bateau qui doit apporter le manuscrit.

Lorsque le corps sans vie de Daniel est retrouvé et le manuscrit introuvable, Osgood décide de partir à la recherche d’indices concernant la fin que Dickens aurait pu envisager. Il s’embarque donc pour l’Angleterre, accompagné par Rebecca Sand, la soeur de Daniel.

Rapidement, ils sont impliqués dans une affaire dans laquelle l’intrigue inachevée du dernier roman de Dickens et la réalité se rejoignent.

 


Le mystère d’Edwin Drood, roman inachevé de Dickens, est très à la mode ces derniers temps chez les auteurs américains. The last Dickens est le deuxième livre de l’année sur ce thème, après Drood de Dan Simmons. Autant j’ai adoré le Simmons et trouvé l’Affaire D. de Fruttero et Lucentini assez jubilatoire, autant ce titre m’a laissée perplexe. J’ai mis une semaine pour lire les 800 pages de Drood, il m’a fallu deux fois plus de temps pour arriver au bout des 400 pages de Pearl.

 

La construction est intéressante. Il y a une alternance de chapitres mettant en scène un jeune éditeur, Osgood et sa quête du manuscrit ou au moins d’indications sur la fin du MED (le Mystère d’Edwin Drood, pour les intimes), de chapitres se déroulant quelques années auparavant, lors de la visite de Dickens en Amérique et enfin de chapitres se déroulant en Inde, mettant en scène le commerce légal et le trafic de l’opium. Sauf que je me suis ennuyée tout au long du roman. Les passages en Inde sont sans intérêt, Dickens est présenté tel une superstar du rock, créant des émeutes et poursuivi par une érotomane n’est pas passionnant et l’intrigue principale présente certes un point de départ qui promet beaucoup mais le résultat m’a conduit à une sorte de torpeur pendant ma lecture.

 

L’écriture est plate, sans relief. Je n’ai réussi à m’intéresser à aucun personnage. Je sais que les histoires d’amour convenues font un peu partie intégrante de ce genre et en général, si ça n’a jamais grand intérêt, je l’accepte de bon gré, mais là, j’ai trouvé ça ridicule au possible. Rebecca est séparée de son mari et ne peut obtenir le divorce que si elle n’entretient aucune relation pendant un an et elle ne trouve pas de meilleure idée que partir seule avec un homme. Dans un monde où la réputation est tout, c’est vrai que personne ne va rien y trouver à redire, évidemment !

 

A aucun moment je n’ai été emportée par le récit. J’ai trouvé que ça tenait plus du pensum qu’autre chose. C’est érudit, soit. Mais c’est de l’érudition sans saveur. Je me suis ennuyée souvent. C’est très attendu, très prévisible. Le suspense est loin d’être insoutenable. La fin réserve une demi surprise mais je dois dire qu’à ce moment là, j’en étais à me demander comment j’avais réussi à arriver au bout. Alors que la quantité de détails de Drood ne me semblait jamais suffisante et que j’en ai aimé même les longueurs, ceux présents ici ne me semblent pas particulièrement intéressants et sont délivrés sans capacité à émouvoir ou faire réfléchir. Très décevant sur tous les plans.

Publié le 26 Mai 2009

La porte

De Karim Berrouka

Première parution: 2007

Edition Griffe d’Encre

73 pages

 

 

Quatrième de couverture : Un nain tout de métal bardé errant dans le désert, deux Loups-Garous philosophes - et une légère crise de foi -, trois femmes belles et mystérieuses, une horde de barbares à l'humour barbare et aux manières barbares, vingt-quatre cadavres presque morts et une pénurie d'allumettes... Et bien sûr, une porte. Ouverte ou fermée, grattée, toquée ou explosée, de chêne (massif, renforcé de fer forgé) ou de frêle bouleau, elle est le pivot grinçant de ce petit conte férocement dégondé.

 


Sous-titré « petit conte sans philosophie », cette novella à l’humour jubilatoire s’attache à suivre la vie mouvementée de deux loups-garous, repus et beaux parleurs. Les jours passent et les importuns se font nombreux, troublant le calme de la maisonnée et la digestion des deux compères.

 

L’histoire est peu consistante, voire inexistante. La porte est un pur exercice de style. Les codes sont inversés et nos loups-garous, quoique toujours prédateurs sont polis et accueillants. Ce sont eux qui vont subir l’agressivité et la malveillance du monde extérieur.

L’humour est bien présent, le langage châtié voire alambiqué des loups-garous est un délice. Le manque d’histoire aurait pu être un handicap sérieux au bout d’un moment mais la caricature de l’Inquisition religieuse, aussi bête que méchante, relance l’intérêt bien vite. Peu philosophique, en effet, La porte n’en est pas moins un conte tout à fait réussi et délicieux.

Publié le 24 Mai 2009

Good morning England

 

Grande-Bretagne – 2009 – 2h15

Réalisé par Richard Curtis

Avec Philip Seymour Hoffman (Le Comte), Rhys Ifans (Gavin), Bill Nighy (Quentin), Nick Frost (Dave), Kenneth Branagh (Dormandy)

 

 

Carl se fait renvoyer du lycée et sa mère l’envoie auprès de son parrain, Quentin, afin qu’il puisse réfléchir à son avenir. Mais Quentin est le patron de Radio Rock, une radio pirate qui émet depuis un bateau en mer du Nord peuplé d'un équipage éclectique et déjanté de DJ's rock and roll. Carl découvre la vie au son de la musique rock tandis que Dormandy, membre du gouvernement, cherche à faire interdire les radios pirates.

 


        N’étant pas très fan de Richard Curtis (même Quatre mariages et un enterrement m’ennuie autant voire plus qu’il ne me fait rire), j’ai hésité à aller voir ce film (d’autant plus qu’une comédie de plus de deux heures, ça fait peur) mais  quelques avis et la promesse musicale ont eu raison de moi.

 

Ce film est un peu une oeuvre de science-fiction puisque, sensé se passer en 1966, on y entend des morceaux qui datent de 1967, voire 1968 comme Jumpin’ Jack flash des Rolling Stones. Et puis, que Dave, lourd dans tous les sens du terme, puisse emballer comme ça, c’est franchement de l’ordre du fantastique. Enfin, je ne sais pas pour les autres, mais moi, si j’ai le choix entre attendre que Carl trouve un préservatif et subir Dave, je suis prête à l’abstinence pendant un sacré moment même si Carl doit aller le chercher à la nage son préservatif. Bon, il est vrai que les femmes du film sont particulièrement maltraitées, toutes plus cruches les unes que les autres, ce qui explique cette aberration.

 

Disons le franchement, le film est très léger, autant que cette version fantasmée et caricaturale des années soixante qu’il montre. Et pourtant, les 2h15 du film m’ont semblé passer très rapidement, j’ai beaucoup ri, aux gags parfois puérils comme à l’humour plus fin. L’humour est bien présent tout au long du film, sans temps mort. Les acteurs sont tous bons. J’ai particulièrement aimé l’humour très pince-sans-rire de Bill Nighy, égal à lui-même et Kenneth Branagh, quoique caricatural dans son rôle de politicien réactionnaire, est très drôle. Seymour Hoffman ne semble même pas jouer tellement il est naturel et Rhys Ifans joue un adversaire à sa mesure.

La bande son est bien sûr formidable (et réussit à éviter les Beatles me semble-t-il) et en plus, je l’ai trouvée assez bien intégrée à l’histoire. C’est d’ailleurs cette bande-son qui explique la longueur du film puisque les morceaux y sont passés quasi intégralement, ce qui est très plaisant.

La fin ressemble à une grosse parodie d’un film romantico-catastrophe célèbre et quoique la conclusion soit un peu facile et gentillette, j’ai aimé ce côté parodique.

Bref, c’est une comédie sans prétention, divertissante et jubilatoire dont on sort joyeux et avec une folle envie de ressortir ses vieux CD de musique pop rock.

Rédigé par Isil

Publié dans #DVD & Cinéma

Publié le 23 Mai 2009

Maus

Un survivant raconte

1. Mon père saigne l’histoire

2. Et c’est là que mes ennuis ont commencé

De Art Spiegelman

Première parution: 1992

Edition Flammarion

159 et 136 pages

 

 

Quatrième de couverture : Maus raconte la vie de Vladek Spiegelman, rescapé juif des camps nazis, et de son fils, auteur de bandes dessinées, qui cherche un terrain de réconciliation avec son père, sa terrifiante histoire et l'Histoire. Des portes d'Auschwitz aux trottoirs de New York se déroule en deux temps (les années 30 et les années 70) le récit d'une double survie : celle du père, mais aussi celle du fils, qui se débat pour survivre au survivant. Ici, les Nazis sont des chats et les Juifs des souris.

 

 


Quel choc ! Ce roman graphique est une pépite. Il est d’une richesse insoupçonnée. Les témoignages de victimes de l’holocauste sont nombreux mais celui ci est un des plus forts que j’aie pu connaître. Sans doute parce que ce n’est pas qu‘un témoignage mais c’est aussi une oeuvre qui a de grandes qualités dans sa construction et sa mise en forme.

 

L’idée de transformer les hommes en animaux était risquée mais ça fonctionne de manière excellente. Il y a à la fois une certaine distance qui permet d’être plus dans l’analyse que dans le sentiment (voir une souris morte, même lorsqu’on sait qu’elle représente un humain, n’a pas le même impact sur le ressenti), et un caractère d’accentuation de l’horreur parce que l’humanité ressort pleinement, et rarement pour le meilleur.

 

L’autre grande réussite d’Art Spiegelman, c’est d’avoir fait alterner le récit de Vladek Spiegelman et le sien. Le roman graphique part sur une idée d’Art Spiegelman, auteur de bande dessinée qui décide de raconter la vie de ses parents, qui ont échappé à l’holocauste. Ses relations avec son père sont difficiles depuis le suicide de sa mère. On n’a pas seulement le récit de la déportation mais plusieurs thèmes parallèles avec de nombreuses digressions au cours du récit.

D’abord, la première partie, Mon père saigne l’histoire, raconte la période qui va du milieu des années trente à l’hiver 44, avec la rencontre de Vladek et Anja, femme fragile et dépressive, la mère d’Artie, leur mariage, leur vie, puis la guerre, l’occupation allemande avec le début de « l’aryanisation » et enfin les tentatives d’échapper à la déportation.

Le deuxième tome, Et c’est là que mes ennuis ont commencé (titre ironique étant donné que le tome 1 n’est déjà qu’une succession « d’ennuis » mais n’est rien par rapport à l’horreur qui s’annonce dans cette partie), raconte la survie dans les camps, Auschwitz d’abord et Dachau ensuite. Art y apparaît également beaucoup plus, dans ses relations à son père mais aussi en tant qu’auteur qui s’interroge sur ce qu’il peut montrer de son père

 

Car en effet, les deux tomes mettent également bien en lumière les relations difficiles d’Art et de son père. La plus grande réussite du livre réside certainement dans la caractérisation des personnages. Art est un mélange de culpabilité, de gêne et d’amour envers son père. Il faut dire que Vladek a un caractère difficile (un peu acariâtre, avare, raciste...), et son fils se demande bien souvent si le décrire tel qu’il est dans son futur livre est une bonne idée. On assiste donc à d’intéressantes réflexions.

 

Bref, ce livre est non seulement utile mais c’est surtout une grande oeuvre dont le dessin en noir et blanc est simple mais très agréable. Indispensable !

Il a d’ailleurs obtenu le prix Pulitzer en 1992.

Publié le 21 Mai 2009

Un cheval dans la salle de bain

Dirk Gently, détective holistique, 1

De Douglas Adams

Titre original: Dirk Gently’s holistic detective agency

Première parution: 1987

Edition Folio SF

377 pages

 

 

Quatrième de couverture : De Sherlock Holmes à Philip Marlowe, il existe une longue tradition de détectives privés brillants, astucieux, à qui on ne la fait pas. Malheureusement, Dirk Gently n'en fait pas partie.

Plus intéressé par la télékinésie, la physique quantique et les pizzas froides que par la chasse minutieuse aux indices, Dirk Gently emploie pour ses enquêtes des méthodes, disons... particulières, avec des résultats, disons... inattendus. Dirk Gently est un détective holistique.

Chargé - sans fierté excessive - de retrouver un chat disparu, Gently va être confronté à un fantôme ahuri, un voyageur temporel, un secret dévastateur plus ancien que l'humanité et qui menace de la mener à une fin prématurée... et à un cheval, qui trône nonchalamment dans une salle de bains.

En plus, le petit chat est mort.

 

Le plus grand roman policier, romantique, d'humour, de voyage dans le temps, d'horreur et fantastique jamais écrit. Le seul, à la réflexion.

 

 

 


Ceux qui ont lu Le guide galactique savent que parler de ce type de roman est très difficile. Douglas Adams ose tout, jusqu’à l’absurde. Ca part dans tous les sens, tous les événements étant tous plus bizarres les uns que les autres. Avec Un cheval dans la salle de bain, première rencontre avec le détective holistique* Dirk Gently, on n’est pas dépaysé. Des éléments hallucinants se succèdent dans une sorte de frénésie. Un moine électrique qui croit à notre place, une salière, un canapé, le chat de Schrödinger, le poète Coleridge et bien sûr un cheval dans une salle de bain sont des éléments de ce roman déjanté.

 

En réalité, le détective Dirk Gently apparaît au bout d’une centaine de pages. Le héros très adamsien du roman est Richard MacDuff, informaticien qui voit le fantôme de son patron qui vient d’être assassiné. Il fait appel à un ancien camarade d’université, Svlad Cjelli, qui se fait désormais appeler Dirk Gently. Quel rapport y a t-il entre un canapé coincé dans les escaliers et la mort de Gordon Way ? Voilà une question à laquelle seul Douglas Adams pouvait répondre. Et la fin du roman remet en place tous les éléments disparates dans un grand final imprévisible voire délirant mais qui résout tout. La fin m’a d’ailleurs fait terriblement pensé à une ambiance à la Doctor Who, dont ça pourrait presque être un épisode (ce qui n’est guère surprenant puisque Adams a travaillé sur l’ancienne série).

 

On passe un excellent moment avec ce roman pour peu que l’on apprécie l’humour absurde à la Monty Pythons. Les fans du voyageur galactique ne devraient d'ailleurs pas être déçus

 

* holistique : qui considère l’objet comme constituant d'un tout

 

Publié le 19 Mai 2009

Après ma vie en musique et six révélations palpitantes sur moi, je termine le tag proposé par Lou par la sixième photo. Mais qu'est-ce donc? Je redonne les règles pour ceux qui n'ont pas suivi:

* Nommer la personne qui vous a tagué (ça c'est fait donc, c'est Lou)

* Ouvrir le dossier IMAGES le plus récent de votre PC et prendre la sixième photo…

ou

* Ouvrir le sixième dossier IMAGES de votre PC et prendre la sixième photo.

 

Là, je ne risque pas grand-chose parce que je n'ai rien de compromettant, à la limite, quelques beaucoup de photos qui pourraient faire douter de mes compétences dans le domaine.

J’ouvre donc le sixième dossier (également le plus récent) et je prends la sixième photo :

 

vue prise depuis Ross Castle, près de Killarney, dans le Kerry

Cette photo est une expérience. J’ai découvert les joies du mode panoramique de mon appareil photo pendant mon voyage en Irlande et je me suis un peu laissée emporter par l’enthousiasme. C’est un collage de 7 ou 8 photos, ce qui explique le côté banderole de l’affaire.

Alors oui, je sais, l’eau penche mais c’est artistique et ça n’a rien à voir avec mes qualités de photographe justement.

 

Je ne tague personne mais si un de ces tags vous plait (ou tous), n’hésitez pas à vous faire plaisir et venez mettre le lien dans les commentaires.

Rédigé par Isil

Publié dans #Brèves de blog

Publié le 17 Mai 2009

Le magasin des suicides

De Jean Teulé

Première parution: 2007

Edition Julliard

157 pages

 


Quatrième de couverture : Imaginez un magasin où l'on vend depuis dix générations tous les ingrédients possibles pour se suicider. Cette petite entreprise familiale prospère dans la tristesse et l'humeur sombre jusqu'au jour abominable où surgit un adversaire impitoyable : la joie de vivre. 

 

 


J’ai commencé la lecture du Magasin des suicides avec beaucoup d’enthousiasme grâce à un concentré d’humour noir mais le soufflé retombe un peu hélas au fur et à mesure de la lecture. Ça se limite assez rapidement à un catalogue des méthodes de suicide et les événements sont traités un peu superficiellement alors qu’il y a une excellente matière pour quelque chose de plus.

 

Ça partait bien donc avec des personnages aux noms de suicidés célèbres qui tiennent un magasin de suicide (et ce sont d’excellents commerçants, toujours de bon conseil) mais qui sont déconcertés par la joie de vivre du petit dernier, Alan, qui est d’un optimisme à toute épreuve. On rit du désespoir de parents dont le point de vue est inverse à celui de tous les parents du monde, très fiers du caractère neurasthénique et pessimiste des aînés et cherchant toutes les solutions pour « soigner » le petit, se surprenant même parfois, à leur grand désespoir, à éprouver un sentiment qui ressemblerait à de l’optimisme.

Il y a quelques belles idées, comme la fille qui peut embrasser n’importe qui sauf le garçon dont elle est amoureuse car son baiser est mortel. Mais ça finit par tourner en rond hélas même si c’est suffisamment court pour que ça ne devienne pas ennuyeux.

 

La fin est surprenante et peut être interprétée de différentes manières. Elle peut laisser perplexe, mais je l’ai appréciée. Malgré mes réserves, ça reste une lecture agréable mais je pense qu’un format novella aurait été suffisant.

 

Merci Yueyin.

Publié le 14 Mai 2009

William Blake (1757-1827), le génie visionnaire du romantisme anglais

Petit Palais, Paris

Du 2 avril au 28 juin, du mardi au dimanche de 10h à 18h

Exposition fermée les lundis et jours fériés, nocture le jeudi jusqu'à 20h.

L’Europe, prophétie ou L’Ancêtre des jours. 

L'exposition consacrée à William Blake, artiste anglais qui a inspiré le romantisme (et bien d'autres depuis) a été une très belle découverte. Je ne connaissais Blake que de nom et pour moi, c'était seulement un poète. J'ai appris en allant voir l'exposition (merci les copines) que le dragon tatoué du film « Dragon rouge » est une oeuvre de Blake (qui n'est hélas pas présentée dans cette exposition). Mais en réalité, William Blake était d'abord un graveur mais également un peintre.

Fantôme d'une puce

 

 

L'exposition est très riche en oeuvres et très bien présentée. Le fait d'avoir pu suivre à la trace un groupe d'adolescents et leur guide (et nous, on pouvait délirer sur Newton, Blake et Gotlib sans remarques désobligeantes) a fourni quelques informations précieuses sur les oeuvres présentées.

Whirlwind of Lovers, illustration de La Divine Comédie de Dante

Blake était un mystique (le divin transparaît dans son oeuvre). En plus de ses propres poèmes, il a illustré les oeuvres de Dante et Milton, entre autres.

The tyger

 

C'était aussi un homme qui croyait beaucoup aux idéaux de la Révolution française et ses oeuvres tournent beaucoup autour de la tyrannie, quelle qu'elle soit, puisqu'il a illustré un livre qui dénonçait l'esclavage ou les écrits de Mary Wollstonecraft, l'une des premières féministes. Son mysticisme l'a en revanche poussé à la méfiance vis à vis des sciences.

Newton

 

Cette exposition est une des plus réussies que j'aie jamais vue. J'ai découvert un artiste que je pensais torturé mais ses oeuvres bien qu'étranges (si en avance sur leur temps que Blake a eu du mal à en vivre) montre un créateur qui croyait en l'homme. Il a eu une influence sur d'autres artistes, y compris les Doors et Patti Smith. A voir absolument.


Hécate

 

Rédigé par Isil

Publié dans #Sorties - Voyages

Publié le 12 Mai 2009

Calepin s’est amusé avec Wordle, ce programme qui permet de créer des nuages de mots et comme il est généreux, il a donné le mode d’emploi. J’ai analysé les deux derniers mois de mon blog.

 

D’abord, je tiens à envoyer un petit message à Lamousmé. J’écris mal ! Ce n’est pas moi qui le dis, c’est Textalyser : Lisibilité (Alternative) beta : (100-facile 20-difficile, optimal 60-70) mon score : 44.2. Je te l’avais bien dit. Bon, je sais que c’est bizarre de se vanter d’écrire comme un pied mais je ne me suis jamais fait d’illusions sur mes capacités littéraires. En revanche, j’ai toujours raison et je ne perds pas une occasion de le démontrer et de nourrir un peu mon ego qui n'en demandait pas tant.

 

Passons au constat final :

 

 Bienvenue sur un blog plein de romans et de films et un peu de séries aussi. Sinon, ça ne se voit pas trop qu’il y a un challenge Austen en ce moment ? Forcément, avec sept articles sur les romans et leurs adaptations, c’était un peu prévisible.

Et là, c’est le drame ! Ce que je craignais se produit. J’abuse des adverbes, c’est certain mais le fait que « vraiment » soit le vainqueur avec 29 apparitions, c’est la honte. S’il y a un mot qui ne veut pas dire grand-chose, c’est bien « vraiment » et le pire, c’est que j’en enlève à chaque fois. Je l'ai déjà dit que j'écrivais mal (pardon, je dois rester en adéquation avec la cohérence interne de mon blog, je veux dire 'vraiment mal')?

 

Rédigé par Isil

Publié dans #Brèves de blog