The last Dickens - Pearl

Publié le 28 Mai 2009

The last Dickens

De Matthew Pearl

Première parution: 2009

Edition Harvill Secker

384 pages

 

Boston, 1870. L’annonce de la mort de Charles Dickens atteint son éditeur américain. James R. Osgood attend l’arrivée imminente du dernier épisode écrit du Mystère d’Edwin Drood. Il envoie Daniel Sand à l’arrivée du bateau qui doit apporter le manuscrit.

Lorsque le corps sans vie de Daniel est retrouvé et le manuscrit introuvable, Osgood décide de partir à la recherche d’indices concernant la fin que Dickens aurait pu envisager. Il s’embarque donc pour l’Angleterre, accompagné par Rebecca Sand, la soeur de Daniel.

Rapidement, ils sont impliqués dans une affaire dans laquelle l’intrigue inachevée du dernier roman de Dickens et la réalité se rejoignent.

 


Le mystère d’Edwin Drood, roman inachevé de Dickens, est très à la mode ces derniers temps chez les auteurs américains. The last Dickens est le deuxième livre de l’année sur ce thème, après Drood de Dan Simmons. Autant j’ai adoré le Simmons et trouvé l’Affaire D. de Fruttero et Lucentini assez jubilatoire, autant ce titre m’a laissée perplexe. J’ai mis une semaine pour lire les 800 pages de Drood, il m’a fallu deux fois plus de temps pour arriver au bout des 400 pages de Pearl.

 

La construction est intéressante. Il y a une alternance de chapitres mettant en scène un jeune éditeur, Osgood et sa quête du manuscrit ou au moins d’indications sur la fin du MED (le Mystère d’Edwin Drood, pour les intimes), de chapitres se déroulant quelques années auparavant, lors de la visite de Dickens en Amérique et enfin de chapitres se déroulant en Inde, mettant en scène le commerce légal et le trafic de l’opium. Sauf que je me suis ennuyée tout au long du roman. Les passages en Inde sont sans intérêt, Dickens est présenté tel une superstar du rock, créant des émeutes et poursuivi par une érotomane n’est pas passionnant et l’intrigue principale présente certes un point de départ qui promet beaucoup mais le résultat m’a conduit à une sorte de torpeur pendant ma lecture.

 

L’écriture est plate, sans relief. Je n’ai réussi à m’intéresser à aucun personnage. Je sais que les histoires d’amour convenues font un peu partie intégrante de ce genre et en général, si ça n’a jamais grand intérêt, je l’accepte de bon gré, mais là, j’ai trouvé ça ridicule au possible. Rebecca est séparée de son mari et ne peut obtenir le divorce que si elle n’entretient aucune relation pendant un an et elle ne trouve pas de meilleure idée que partir seule avec un homme. Dans un monde où la réputation est tout, c’est vrai que personne ne va rien y trouver à redire, évidemment !

 

A aucun moment je n’ai été emportée par le récit. J’ai trouvé que ça tenait plus du pensum qu’autre chose. C’est érudit, soit. Mais c’est de l’érudition sans saveur. Je me suis ennuyée souvent. C’est très attendu, très prévisible. Le suspense est loin d’être insoutenable. La fin réserve une demi surprise mais je dois dire qu’à ce moment là, j’en étais à me demander comment j’avais réussi à arriver au bout. Alors que la quantité de détails de Drood ne me semblait jamais suffisante et que j’en ai aimé même les longueurs, ceux présents ici ne me semblent pas particulièrement intéressants et sont délivrés sans capacité à émouvoir ou faire réfléchir. Très décevant sur tous les plans.

Rédigé par Isil

Publié dans #Livres - Les contemporains

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Karine:) 29/05/2009 23:52

Bon, bon, bon... j'ai aussi passé à un doigt et demi de l'acheter, celui-là!!  Tu viens de m'éviter une autre dépense!  si une Dickens-maniaque comme toi n'a pas réussi à apprécier, je passe!

Isil 30/05/2009 09:48


Je n'ai même pas trouvé Dickens intéressant, c'est dire!


Lou 29/05/2009 10:26

Il faut absolument que je lise ce Dickens car les adaptations me tentent aussi beaucoup :) Mmh je pense que j'attendrai tout de même Noël pour demander cette Pléiade au Père Noël !

Isil 29/05/2009 19:38


Si tu es trop impatiente, dans l'affaire D., le texte de Dickens y est et tu fais
d'une pierre deux coup ;-)


Virginie 29/05/2009 06:11

Hmmm c'est ce que je dis, Alzheimer;o)

Isil 29/05/2009 08:28





fashion 29/05/2009 00:08

Je n'ai pas pu finir son bouquin sur Poe. C'est très très mal écrit. Par contre, j'ai acheté le Pléiade avec Le mystère Edwin Drood...

Isil 29/05/2009 08:28


Je ne sais pas si c'est mal écrit mais en tout cas, c'est écrit sans passion.
Ah, L'ami commun est mon chouchou. C'est avec lui que j'ai découvert Dickens.


yueyin 28/05/2009 22:58

bof moi c'est de fruttero et lucentini qui me tente... Décidément !

Isil 28/05/2009 23:09


Fruttero et Lucentini, ce n'est pas de la grande écriture non plus mais c'est très amusant au moins et ça permet de connaître l'histoire du MED. Je te le prête dès que
je le récupère.