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Publié le 28 Août 2011

McDonald - Roi du matin

Roi du matin, reine du jour

 De Ian McDonald

Titre original: King of Morning, Queen of Day

Première parution: 1991

Edition Denoël Lunes d'Encre

480 pages

 

 

Quatrième de couverture : Emily Desmond, Jessica Caldwell, Enye MacCall, trois générations de femmes irlandaises, folles pour certains, sorcières pour d’autres. La première fréquente les lutins du bois de Bridestone quand son père, astronome, essaie de communiquer avec des extraterrestres qu'il imagine embarqués sur une comète. La seconde, jeune Dublinoise mythomane, se réfugie dans ses mensonges parce que la vérité est sans doute trop dure à supporter. Quant à Enye MacColl, katana à la main, elle mène un combat secret contre des monstres venus d’on ne sait où.

 Creusant la même veine, âpre et magique, que La forêt des Mythagos de Robert Holdstock, Roi du matin, reine du jour nous convie à un incroyable voyage dans l'histoire et la mythologie irlandaises.

 

 


        Roi du matin, reine du jour est un roman qui suit le destin de trois personnages féminins à travers trois époques, trois ambiances, trois narrations et trois histoires différentes qui au bout du compte n‘en forment qu‘une, celle de l‘Irlande et de la richesse de ses mythes. Le surnaturel y côtoie le réalisme cru, ce qui le rend assez inclassable. 

 

La première partie, Craigdarragh, nous plonge dans l’Irlande de 1913 (l’époque du Home Rule, qui devait donner son autonomie au pays occupé par les Anglais). Le récit se présente sous forme épistolaire. Le lecteur suit l’histoire à travers les journaux intimes ou la correspondance des personnages. Les points de vue se succèdent donc, laissant jusqu’au bout planer une forme de doute entre l’explication surnaturelle et celle psycho-scientifique. Alors que ses parents la négligent (son père scientifique et sa mère passionnée de poésie, sont trop pris par leurs occupations), dans la grande demeure familiale, Emily s’enferme peu un peu dans un monde peuplé de créatures surnaturelles sorties tout droit du folklore irlandais (même si certaines références peuvent paraître plus anglaises comme un passage faisant fortement penser à l‘affaire des fées de Cottingley). La présence de Yeats (guest star de choix) plane sur toute cette partie qui se passe dans une région qui lui était chère et qui est souvent présente dans sa poésie. Mais ce n’est pas qu’un accessoire, McDonald donne l’impression d’avoir vraiment travaillé et pensé son roman dans le moindre détail. Yeats est à la fois le symbole du nationalisme irlandais du début du vingtième siècle, de la Renaissance littéraire irlandaise (mouvement qui a contribué à revaloriser la culture et les mythes irlandais) et était très attiré par l'ésotérisme, sa présence dans ce roman qui mêle l‘histoire de l‘Irlande au fantastique semble donc tout à fait naturelle. 

 

Pour la seconde partie, Le front des mythes, on fait un saut en 1930. L’Irlande est coupée en deux, l’Eire est indépendante et sort d’une guerre civile. La lutte armée continue avec l’IRA. C’est dans ce contexte que vit Jessica, menteuse patentée qui vit ses fantasmes plutôt que d’assumer une histoire douloureuse et refoulée. La narration est classique (la majeure partie du récit est à la troisième personne avec l’utilisation de la première personne pour un personnage récurrent) C’est la partie que j’ai préférée, pour ses éléments fantastiques très riches et pour son propos, sur la guerre, le rôle des mythes dans la construction d‘un pays, l‘ennemi qui est souvent intérieur (« L’Enfer c‘est soi »)... 

 

La troisième partie, Shekinah, se passe en 1990, en plein boom économique de l’Irlande. D’ailleurs, Enye est une femme moderne qui travaille dans la pub à Dublin. Mais la nuit, elle part à la poursuite de monstres, armée de ses sabres japonais et de son PDA. Ce mélange entre modes actuelles et mythes (qui s‘adaptent à l‘époque), lié à une narration qui fait des allers-retours dans le temps (de façon tout à fait bien maîtrisée) fonctionne parfaitement et ne perd pas le lecteur. La fin ne déçoit pas.

 

Roi du matin, reine du jour est un roman prenant qui allie une maîtrise parfaite d’un sujet et d’une forme ambitieuses (sans tomber dans l’excès) et la beauté de l'histoire racontée. Ça se lit toujours avec plaisir, on est très loin du pensum de l’auteur qui sous prétexte d’exigence se regarde écrire. Au contraire, Ian McDonald (ou tout au moins son traducteur) a un style très abordable. Qu’on connaisse les références culturelles ou pas (j’en ai certainement raté beaucoup, surtout dans la troisième partie), on suit l’histoire sans difficulté. Il n’y a pas de moments creux, c’est plein d’inventivité tout en réutilisant le pot commun des mythes, nommé ici le Mygmus, « domaine du symbolisme potentiel infini », sorte de matrice dans laquelle se retrouve tout l’imaginaire collectif issu du psychisme humain. Roi du matin, reine du jour est un excellent roman, à lire absolument.

 

Lecture commune avec Efelle (a-t-il autant aimé que moi?)


« Comment ce qui n’a jamais véritablement existé pourrait-il mourir? Ce n’était qu’un fruit de ton imagination prélevé dans le Mygmus pour se voir accorder une existence éphémère. Tout comme moi, d’ailleurs. J’ai de tout temps existé… le jeune guerrier héroïque, le protecteur et libérateur de son peuple destiné à mourir en pleine fleur de l’âge. J’étais présent bien avant que l’homme ne commence à accorder de l’importance à son histoire. J’ai été Scriathach l’homme-loup et la Flamme de la forêt. J’ai été Cuchulain le chien de meute et Diarmuid l’amant qui a trouvé la mort sur cette montagne.[…] le jeune guerrier-héros d’une nation nouvelle… un idéal impérissable. On dit qu’il n’y a en ce siècle pas de place pour les héros, pour les mythes et les légendes, mais la nature des hommes est immuable. »

Publié le 23 Février 2011

Jamais avant le coucher du soleilSinisalo---Jamais-avant-le-coucher-du-soleil.jpg

De Johanna Sinisalo

Titre original: Ennen päivänlaskua ei voi

Première parution: 2000

Edition Acte Sud, Babel

318 pages

 

 

Quatrième de couverture : Dynamique photographe de pub, Ange vit en solitaire stressé. Un soir, rentrant chez lui, il sauve des bottes d'une bande de jeunes quelque chose qui ressemble fort à un animal blessé. Il lui faudra vite se rendre à l'évidence : la chose recueillie dans son appartement est un enfant troll, perdu certes mais sauvage et d'une violence inquiétante.

 

Commencent alors d'une part une enquête qui se doit d'être la plus discrète possible sur ce que sont ces êtres que nombre de documents ne disent pas imaginaires mais bien réels et, d'autre part, une partie de cache-cache avec les amis, les collègues de travail et les voisins d'immeuble.

 

Au quotidien du photographe, qui tient peut-être l'occasion de réaliser les photos de sa vie mais doit dissimuler l'existence de son troll, se mêlent ainsi des données qui, progressivement, lui disent que ce qu'il vit n'est pas un rêve mais une réalité dangereuse à laquelle il va bien falloir trouver une solution... forcément radicale.

 

 


Jamais avant le coucher du soleil est un roman fantastique finlandais quelque peu perturbant. On y retrouve un univers excessivement décalé comme seuls les scandinaves sont capables d’en créer. En plus d’un troll, on a ici une bande de gens qui désire ce qu’il ne peut avoir, une esclave sexuelle achetée par Internet et un homme dont l’obsession pour un troll bestial est particulièrement malsaine. Bref, Johanna Sinisalo est partie dans un délire total et est allée jusqu’au bout. A force d’être délirant, on pourrait lui reprocher d’en faire un peu trop parfois et de tomber un peu à plat (si on part du principe que les Trolls existent, un Troll en jean pour une pub, ce n’est pas plus intéressant qu’un chien à lunettes alors ça ne fonctionne plus vraiment comme élément comique) ou bien de jeter beaucoup d’idées mais de rester superficielle (aucun personnage qui gravite autour d’Ange n’est développé). Pourtant, malgré quelques défauts, ce roman est prenant.

En outre, j’ai beaucoup aimé sa construction. L’alternance de chapitres courts qui enchaînent des points de vue différents rend le récit très dynamique et jamais ennuyeux. A cela s’ajoutent les « documents » sur les trolls qui entrecoupent le récit, extraits du Kalevala, contes populaires, récits ethnographiques, etc. C'est fait de manière très efficace.

 

Jamais avant le coucher du soleil est un roman particulier mais agréable à lire voire difficile à lâcher lors de la lecture.


logo semaine nordique 1

Organisée par Cryssilda et Emma

Publié le 21 Décembre 2010

The Book of lost tales part 1Tolkien - Book of lost tales

The History of Middle-earth, vol. 1

De J.R.R. Tolkien et Christopher Tolkien

Première parution: 1983

Edition HarperCollins Publishers

297 pages

 


 

Quatrième de couverture : The Book of Lost Tales stands at the beginning of the entire conception of Middle-earth and Valinor, for the Tales were the first form of the myths and legends that came to be called The Silmarillion. Embedded in English legend and English association, they are set in the narrative frame of a great westward voyage over the Ocean by a mariner named Eriol (or Ælfwine) to Tol Eressëa, the lonely Isle, where Elves dwelt; from them he learned their true history, the Lost Tales of Elfinesse. In the Tales are found the earliest accounts of Gods and Elves, Dwarves, Balrogs and Orcs; of the Silmarils and the Two Trees of Valinor, of Nargothrond and Gondolin; of the geography and cosmology of the invented world.

 


Tolkien insideThe History of Middle-earth (souvent abrégé en HoMe) ou Histoire de la Terre du Milieu  est une collection de douze volumes regroupant les premiers textes de Tolkien, commentées par son fils et éditeur Christopher Tolkien.

Les deux premiers tomes, The Book of lost tales (Le livre des Contes perdus), sont consacrés à l’histoire du Premier Âge des Grandes Terres (qui deviendront finalement la fameuse Middle-earth, la Terre du Milieu). C’est à partir des dernières réécritures de ces ébauches que sera compilé le Silmarillion  (il faut se rappeler que Le Silmarillion a été composé après la mort de Tolkien à partir de textes épars). Ces ébauches sont agrémentées des analyses de Christopher Tolkien.

 

Dans cette première partie du Livre des Contes Perdus on voit la première volonté de Tolkien qui était de placer résolument son histoire dans le monde de la vieille Angleterre puisque tout part sur l’arrivée d’un marin au nom anglo-saxon à Tol Eressëa où des Elfes vont lui conter la création du monde, l’arrivée des Valar en Arda et tous les événements qui suivent jusqu’à la fuite des Elfes de Valinor. L’intérêt du livre est donc de comparer des versions primitives avec Le Silmarillion. Ainsi, certains textes sont abandonnés, comme le point de départ du Livre des Contes Perdus, le voyage d’Eriol, certains récits sont plus détaillés que dans Le Silmarillion, comme la création de la Lune et du Soleil, ou la présentation des Valar (les plus guerriers d'entre eux vont même disparaitre) tandis que d’autres récits sont beaucoup plus concis.

 

J’ai pris un très grand plaisir à cette lecture. Au début, ce n’est pas toujours simple à lire, à cause du style volontairement très archaïque des premiers textes (avec inversions de sujets et formes anciennes aujourd’hui disparues systématiques), ce qui rend les tous premiers poèmes assez pesants.  Certains termes sont particulièrement déroutants également.  Ainsi, le mot "Gnome" désignant certains Elfes est particulièrement dérangeant même si dans l'esprit de Tolkien, cela se rapportait au terme grec "gnosis", la connaissance. Il en avait lui même conscience puisqu'il a plus tard abandonné cette idée.  

A la lecture de ce document précieux, il est surprenant de voir que, si formellement, Tolkien a beaucoup évolué, le matériau de base était là dès le début. C’est là qu’on remarque à quel point, ce qui intéressait le plus Tolkien, c’était le langage. Dans ses grandes lignes, les histoires restent les mêmes (étrangement, c’est la plus importante, celle des Silmarils qui a le plus évolué car au début, les Silmarils eux-mêmes étaient presque accessoires) et ne font que se développer ou être abandonnées. En revanche, les noms inventés changent et évoluent énormément.


Bien sûr, ces textes s’adressent uniquement  à ceux qui ont aimé Le Silmarillion et qui sont curieux de connaître le cheminement qui a conduit Tolkien à composer son univers fabuleux. La forme de compilation interrompue par des commentaires et des notes ne plaira pas à celui qui a simplement pris plaisir à lire le Seigneur des Anneaux. En revanche, c'est intéressant pour tout passionné de Tolkien dans la mesure où c’est l’œuvre d’une vie qui défile sous les yeux du lecteur car Tolkien pouvait reprendre un texte encore et encore sur plusieurs décennies. Les textes d’analyse de Christopher Tolkien, à la fin de chaque partie, sont souvent pertinents et assez courts pour ne pas ennuyer. On y apprend des détails intéressants comme les sources d'inspiration (par exemple, que Kortirion est basée sur la ville réelle de Warwick).

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"Now is a court set upon the slopes of Taniquetil and Melko arraigned before all the Vali great and small, lying bound before the silver chair of Manwë. Against him speaketh Ossë, and Oromë and Ulmo in deep ire, and Vána in abhorrence, proclaiming his deeds of cruelty and violence; yet Makar still spake for him, although not warmly, for said he: " 'Twere an ill thing if peace were for always: already no blow echoes ever in the eternal quietude of Valinor, wherefore, if one might neither see deed of battle nor riotous joy even in the world without, then 'twould be irksome indeed, and I for one long not for such times!" Thereat arose Palúrien in sorrow and tears, and told of the plight of Earth and of the great beauty of her designs and of those things she desired dearly to bring forth; of all the wealth of flower and herbage, of tree and fruit and grain that the world might bear if it had but peace. "Take heed, O Valar, that both Elves and Men be not devoid of all solace whenso the times come for them to find the Earth"; but Melko writhed in rage at the name of Eldar and of Men and at his own impotence."

 

Voyons si ma chère compagne de challenge, Yueyin, a autant apprécié la lecture de la traduction française que j’ai aimé la version anglaise.logo-carte

Publié le 14 Décembre 2010

7erencontresimaginaireSamedi, se tenaient à Sèvres, dans les Hauts-de-Seine, les 7èmes Rencontres de l’Imaginaire. La perspective de voir de jolies glissades de pauvres amateurs de littératures de l’imaginaire innocents sur les trottoirs gelés était une motivation pour ne pas me désister malgré un très léger problème vocal (trois fois rien, personne n'a remarqué). Mais, Sèvres se montre une fois de plus une ville décevante en faisant en sorte que le dégel se produise pendant la nuit précédant ces Rencontres.

 

A 11 h, donc, j’assiste à une conférence de Pascal Godbillon, qui a travaillé à la Fnac et qui a une mère vraiment pas très cool qui lui achetait des livres horribles comme Dune quand il était enfant, deux bonnes raisons de donner une conférence certes (ça coûte moins cher qu’une psychanalyse), mais il se trouve qu’il était là surtout en tant que patron de la collection SF de Folio, à l’occasion des 10 ans de celle-ci. Après un moment surréaliste, la conférence s’est finalement révélée plus intéressante que prévu (il y avait des mauvais élèves au fond de la salle qui se sont chargés de l’animer un peu, le respect se perd).

 

A midi, c’est l’heure de la désormais célèbre et populaire 2è rencontre des blogueurs, à l’instigation de Férocias*. Je retrouve donc Férocias (et son mythique bonnet péruvien), Brize (ma copine de terreur à la simple mention du nom de G.), Calenwen (encore une nouvelle victime du Docteur, nous envahirons le monde), Emma, Guillaume, Lhisbei (qui abandonne tout de suite l’idée de m’écouter chanter du Frank Michael en moldave, comme c’est étrange !), Martlet (qui a du mérite de m’avoir supportée comme voisine de table et qui a dû saigner du tympan droit), Spocky (mais où est donc passé M. Spocky ?), Tigger Lilly, Dr Mabuse, Proton, Stéphane et je rencontre pour la première fois Efelle (qui fait semblant d’être sympathique avant de vous planter un couteau virtuel dans le dos, le Richard III de la blogosphère en somme), Gromovar et Elysio pour un déjeuner où mon humour désopilant a rempli de joie mes voisins de table (à moins que ce ne soit mon incapacité à prononcer « Torchwood »** sans m’étouffer car il faut savoir que certains mots sont imprononçables avec une extinction de voix). J’espère que tout le monde a passé un aussi bon moment que moi. En tout cas, les discussions avaient l'air d'aller bon train d'un bout à l'autre de la table.

 

Après le repas et ses discussions passionnées, c’est le retour au SEL pour une alternance de visite des stands et de pauses discussions entre blogueurs. Comme d’habitude, pour moi, il y a eu peu d’achats car il n’y a pas d’auteur mort  qui dédicace, cette constance devient affligeante. J’ai quand même acheté le tome 1 de La Brigade chimérique, et demandé une dédicace à l’un des auteurs, Serge Lehman, je progresse. 

 

Et puis j’ai découvert avec l’enthousiasme fou qui me caractérise que j’avais gagné un exemplaire du magazine Galaxies au jeu concours de Férocias qui pourrait vous raconter que je faisais presque des cabrioles dans les couloirs du salon.

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J’ai aussi pris plaisir à revoir les expositions de Camille Renversade et de Nicolas Fructus au sous-sol.

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Comme les années précédentes, j’ai passé un excellent moment lors de cette édition des Rencontres et c’est toujours un plaisir de voir ou revoir les blogueurs des forums le Cercle d’Atuan et Planète SF avec toujours le regret que c’est trop court pour discuter avec tous autant qu'on le voudrait.

 

* Oui je sais, des liens etc…

** Ne reculant devant aucun obstacle, j'ai poursuivi mon investigation scientifique le soir même, lors de la rencontre de mon club de lecture des ‘Victorian Frogs and Ladies’, et je peux désormais l'affirmer, « Torchwood » est un terme maudit.

Publié le 22 Novembre 2010

Space Opera !Space Opera

L’imaginaire spatial avant 1977

De André-François Ruaud et Vivian Amalric

Première parution: 2009

Edition Les Moutons électriques

425 pages

 

 

Quatrième de couverture : Space opera : une succursale majeure de la science-fiction. Tout l'imaginaire des espérances de l'espace, lorsque cape flottant à l'épaule et pistolet-laser au poing, de vaillants héros parcouraient les immensités galactiques à bord de leurs vaisseaux rutilants. De Flash Gordon à Star Trek de la faune de l'espace aux empires galactiques, d'E. E. Doc Smith à Samuel Delany en passant par Poul Anderson, Isaac Asimov, Charles Harness et E. C. Tubb, sans oublier Buck Rogers, Dan Dare, Perry Rhodan, les pulps, les serials et Doctor Who l'histoire illustrée du rêve spatial, lorsque les étoiles étaient plus proches.

 

 


Space Opera ! est un essai sur ce sous-genre de la science-fiction (souvent assimilé dans le grand public au genre tout entier), rempli d’aventures situées dans l’espace, où l'on croise des vaisseaux spatiaux et des créatures extraterrestres et  qui a longtemps été considéré comme un sous genre au sens propre du terme. L’ouvrage nous rappelle d’ailleurs que le terme, forgé en 1941, soit des années après les débuts du genre, n’avait rien de flatteur.

Dès l’introduction, cet ouvrage prétend  « brosser une sorte de panorama à travers de grandes oeuvres et de grandes tendances qu’en toute subjectivité nous avons discerné en son sein. ». Les auteurs ont fait le choix de s’arrêter en 1977, avant Star Wars, à la fois synthèse et conclusion de ce qui s’est fait jusque là. Il me semble que Space Opera ! remplit parfaitement sa mission, et de façon simple et claire. N’étant pas très cultivée en matière de science-fiction et encore moins en matière de space opera, j’ai vraiment pris un très grand plaisir à mieux découvrir ce genre à travers ce voyage dans le temps. Depuis les premiers pulps, Buck Rogers, Captain Future (dont j’ai appris dans cet ouvrage qu’il est le fameux Capitaine Flam, héros de mon enfance) où les voyages du futur avaient beaucoup de caractéristiques de l’heroic fantasy et du roman de capes et d’épées jusqu’au changement qui va s’opérer à partir de l’âge d’or où le genre va peu à peu prendre du galon avec des auteurs comme Asimov, Anderson, Simak, entre autres, on suit l'évolution. La bande dessinée n’est pas oubliée, de même que le cinéma avec des textes très intéressants où sont évoqués des films mythiques comme Planète Interdite ou 2001 L’odyssée de l’espace. Du côté de la télévision, ce sont les séries Doctor Who et Star Trek qui sont évoquées, bien sûr (mais juste une ligne sur Cosmos 1999, c'est trop peu). Le Docteur est le sujet que je maîtrise le mieux parmi tous ceux abordés dans le livre et l’article m’a paru excellent et tout à fait juste.

 

Si l’on ajoute à cela de très nombreuses illustrations (couvertures de magazines de SF, de comics ou de romans et affiches de films) en noir et blanc qui agrémentent cet ouvrage, il devient clair que l’on ne peut que le recommander vivement aux amateurs de beaux livres amateurs de science fiction.

Je terminerai quand même sur un petit bémol, pas lié au contenu mais à l'édition. J’avais entendu parler des problèmes de coquilles chez Les Moutons électriques et j’ai pu vérifier ce défaut avec Space Opera ! Il y en a beaucoup et elles font particulièrement mal aux yeux tant les fautes sont énormes (j'ai fini ma lecture sur un beau "voir même").  Malgré tout,  cet ouvrage est presque parfait et il serait donc tout à fait dommage de s'en priver. J'espère d'ailleurs pouvoir lire la suite un jour.


Merci à Babelio de m’avoir permis ce merveilleux voyage interstellaire.

Traqueur Stellaire a aussi aimé.

Publié le 31 Octobre 2010

Le VampirePolidori-Le-vampire.jpg

De John William Polidori

d'après Lord Byron

Titre original:The vampyre

Première parution: 1819

Edition Acte sud, Babel

80 pages

 

 

Quatrième de couverture : Au milieu des cercles de la haute société que le retour de l'hiver réunit à Londres, on voyait un seigneur aussi remarquable par ses singularités que par son rang distingué. Spectateur impassible de la gaieté qui l'environnait, il semblait ne pouvoir la partager. Si la beauté, par un doux sourire, fixait un instant son attention, un seul de ses regards la glaçait aussitôt et remplissait d'effroi ces cœurs où la légèreté avait établi son trône. La source de la terreur qu'il inspirait était inconnue aux personnes qui en éprouvaient les effets ; quelques-uns la cherchaient dans ses yeux gris et ternes, qui ne pénétraient pas jusqu'au fond du cœur, mais dont la fixité laissait tomber un regard sombre dont on ne pouvait supporter le poids. Ces singularités le faisaient inviter dans toutes les maisons : tout le monde souhaitait le voir. Les personnes accoutumées aux sensations fortes, et qui éprouvaient le poids de l'ennui, étaient charmées d'avoir en leur présence un objet de distraction qui pût attirer leur attention.  

 


     Le Vampire est un des premiers textes en prose sur le mythe du vampire et c'est le premier succès littéraire du genre. Il est né d'un défi entre amis, les romantiques Lord Byron et Percy Shelley ainsi que Mary Shelley qui va alors écrire le très fameux  Frankenstein. Lord Byron a l'idée d'un récit de vampires mais il finit par donner ses notes à son médecin et secrétaire particulier, John Polidori. C'est ainsi que c'est finalement ce dernier qui écrira le texte définitif de cette nouvelle.

 

     Dans la bonne société de Londres apparaissent au même moment deux personnages. Lord Ruthven est un personnage charismatique, sophistiqué, original et séducteur mais qui semble s'intéresser plus aux jeunes filles innocentes et pures qu'aux femmes séductrices. Le jeune Aubrey est beau, riche et romantique. Aubrey est vite fasciné par Lord Ruthven et les deux décident de voyager ensemble. Mais peu à peu, Aubrey est choqué par la conduite de Lord Ruthven qui semble prendre un plaisir presque cruel à ne laisser derrière lui que des jeunes hommes ruinés et des jeunes femmes déshonnorées. Il décide alors de le quitter non sans avoir prévenu la famille d'une jeune femme italienne des moeurs dissolues de Ruthven. Le jeune homme va alors être victime de la rancune de Lord Ruthven.

 

    Cette nouvelle est très agréable à lire malgré quelques excès dans la présentation du héros romantique qui sombre dans la folie dès qu'il ne sait plus quoi faire pour agir (même si c'est très gros, ce n'est pas tout à fait ridicule car l'auteur a plutôt bien justifié ça par l'impossibilité d'agir). On y voit un vampire qui sort le jour sans problème, qui n'a  pas les attributs du vampire (pas d'ail ni d'eau bénite) mais qui est déjà cruel et sophistiqué. Ce qui ressort et qui sera rarement démenti par la suite, c'est le lien étroit, dans la littérature, entre vampirisme et sexualité.

     Plus que le suspens, qui comme dans la plupart des livres de l'époque, n'est pas le point le plus intéressant, c'est une certaine tension psychologique que Polidori a réussi à introduire qui fait que ce récit se suit avec intérêt jusqu'à la fin. Et bien sûr, pour tout amateur de littérature vampirique, ce court texte est indispensable puisqu'il forme avec Carmilla  de Sheridan Le fanu et Dracula de Bram Stoker un des fondements du genre.

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   "Le jeune Aubrey songea plus à cultiver son imagination que son jugement. De là, il prit ces notions romantiques d’honneur et de candeur qui perdent tant de jeunes écervelés. Il croyait que le cœur humain sympathise naturellement à la vertu, et que le vice n’a été jeté ça et là, par la Providence, que pour varier l’effet pittoresque de la scène : il croyait que la misère d’une chaumière n’était qu’idéale, les vêtements du paysan étant aussi chauds que ceux de l’homme voluptueux ; mais mieux adaptés à l’œil du peintre, par leurs plis irréguliers et leurs morceaux de diverses couleurs, pour représenter les souffrances du pauvre."

Publié le 26 Octobre 2010

Voici la conclusion du concours Folio SF qui permet à cinq d’entre vous de remporter un roman d’Hal Duncan, Evadés de l’Enfer.

Rappel de l’épreuve de la semaine: Ceux et celles qui suivent ce blog régulièrement ne seront pas surpris par l’épreuve qui les attend aujourd’hui. Ils connaissent déjà certaines de mes obsessions un peu bizarres. Parce que la zombiche est éternelle, parce que les siècles futurs seront zombiche ou ne seront pas, c’est elle qui sera la vedette aujourd’hui.

Dans un court texte (de 5 à 10 lignes), je vous demande d’écrire le pastiche d’un article wikipedia (ou d’un texte qui pourrait être issu du Guide du voyageur galactique, pour faire plus couleur locale) sur le zombiche-robot. 

 

Il y avait deux textes en compétition, ceux de Yueyin et de Vounelles. Voici le texte gagnant :

Pas de panique la zombiche-robot est une créature relativement rare dans l’univers. Elle ne se rencontre que sur une presqu’île reculée de la troisième planète du système sol, réputée (la presqu’île) pour le langage incompréhensible quoique chaleureux de ses habitants et la boisson tout aussi chaleureuse dont ils s’abreuvent. Il n’y a pas de preuve absolue que ce breuvage ait eu une quelconque responsabilité dans l’apparition des zombiches-robots mais la théorie a été avancée à au moins deux reprises, les scientifiques qui l’ont proposée ont cependant disparus sans laisser de trace avant d’avoir pu compléter leur recherche. De taille moyenne et de couleur fauve, la zombiche-robot se distingue d’espèces inoffensives d’herbivores par ses yeux rouges phosphorescents. Mieux vaut cependant prévenir les curieux que s’ils voient la couleur des yeux d’une zombiche-robot, il est préférable qu’ils se mettent à courir immédiatement. Le nom de zombiche robot que portent ces créatures viendrait du fait qu’on les a autrefois cru créées de toutes pièces par un savant fou d’origine germanique de passage sur l’île, mais la théorie a été récemment abandonnée, les dates ne coincidant pas. On dit que la zombiche-robot aime accompagner la cervelle humaine, son aliment de base, d’écorce de beith, un arbre du cru appelé également bjork, birch ou beorc qui présente d’évidentes vertus digestives. On ne connaît rien des habitudes de reproduction de l’espèce et nous en profitons pour inviter toute personne assez courageuse pour s’en informer à nous faire connaître ses découvertes. Bien entendu nous recommandons à nos lecteurs de prendre toutes les précautions nécessaires en cas de voyages dans l’île des zombiches, comme on l’appelle communément aujourd’hui, et en particuliers de bien fermer leur porte la nuit.

 

Bravo donc à l’auteur de ce texte qui n’est autre que Yueyin. Aimer Douglas Adams laisse visiblement quelques traces et c’est tant mieux, puisqu'elle l'emporte très largement. Le texte de Vounelles était plein de private jokes que nous sommes au moins deux à avoir appréciées.


Yueyin, tu recevras ton livre d'Hal Duncan bientôt, tout comme les autres gagnantes, Chiffonnette, Julien, Vert et Nataka.

 

Merci à tous les participants et merci aux éditions Folio SF.

folio sf affichewww.folio-lesite.fr/foliosf  

Publié le 24 Octobre 2010

Voici la dernière étape du concours Folio SF pour remporter un roman d’Hal Duncan, Evadés de l’Enfer.

Rappel de l’épreuve: Ceux et celles qui suivent ce blog régulièrement ne seront pas surpris par l’épreuve qui les attend aujourd’hui. Ils connaissent déjà certaines de mes obsessions un peu bizarres. Parce que la zombiche est éternelle, parce que les siècles futurs seront zombiche ou ne seront pas, c’est elle qui sera la vedette aujourd’hui.

Dans un court texte (de 5 à 10 lignes), je vous demande d’écrire le pastiche d’un article wikipedia (ou d’un texte qui pourrait être issu du Guide du voyageur galactique, pour faire plus couleur locale) sur le zombiche-robot. 

traces zombiches

Je me doutais que l’épreuve de cette semaine ne remporterait pas un grand succès mais j’ai quand même reçu deux textes mais quels textes ! Ce sont maintenant les lecteurs du blog qui vont être mis à contribution. C’est vous qui allez désigner la grande gagnante en votant. Vous laissez votre choix en commentaire (pour préserver un peu le suspens, les commentaires seront exceptionnellement modérés et ne seront visibles qu'à la proclamation des résultats). Vous avez jusqu’à mardi 20 h pour voter.



Le texte de Yueyin (façon Guide du Routard Galactique):

Pas de panique la zombiche-robot est une créature relativement rare dans l’univers. Elle ne se rencontre que sur une presqu’île reculée de la troisième planète du système sol, réputée (la presqu’île) pour le langage incompréhensible quoique chaleureux de ses habitants et la boisson tout aussi chaleureuse dont ils s’abreuvent. Il n’y a pas de preuve absolue que ce breuvage ait eu une quelconque responsabilité dans l’apparition des zombiches-robots mais la théorie a été avancée à au moins deux reprises, les scientifiques qui l’ont proposée ont cependant disparus sans laisser de trace avant d’avoir pu compléter leur recherche. De taille moyenne et de couleur fauve, la zombiche-robot se distingue d’espèces inoffensives d’herbivores par ses yeux rouges phosphorescents. Mieux vaut cependant prévenir les curieux que s’ils voient la couleur des yeux d’une zombiche-robot, il est préférable qu’ils se mettent à courir immédiatement. Le nom de zombiche robot que portent ces créatures viendrait du fait qu’on les a autrefois cru créées de toutes pièces par un savant fou d’origine germanique de passage sur l’île, mais la théorie a été récemment abandonnée, les dates ne coincidant pas. On dit que la zombiche-robot aime accompagner la cervelle humaine, son aliment de base, d’écorce de beith, un arbre du cru appelé également bjork, birch ou beorc qui présente d’évidentes vertus digestives. On ne connaît rien des habitudes de reproduction de l’espèce et nous en profitons pour inviter toute personne assez courageuse pour s’en informer à nous faire connaître ses découvertes. Bien entendu nous recommandons à nos lecteurs de prendre toutes les précautions nécessaires en cas de voyages dans l’île des zombiches, comme on l’appelle communément aujourd’hui, et en particuliers de bien fermer leur porte la nuit.

 

 


Le texte de Vounelles (façon wikipedia... en plus scientifiquement crédible):

ZOMBICHE-ROBOT :

Androïde inventé au début du XXI° siècle sur l’île d’Arran (Ecosse) par Cormac Mc Heali.

 

Origine du nom :

 

En 2009, sur l’île d’Arran, un jeune homme fan de Mary Shelley, Tim Burton et Joss Whedon décida de créer une nouvelle race d’androïdes en s’inspirant des biches locales. Des aventurières qui passèrent à proximité de son laboratoire crurent avoir affaire à une nouvelle race de zombie, d’où le nom de zombiche. Elles prirent d’ailleurs la seule et unique photo au monde d’un zombiche-robot. Le mot robot fut ajouté récemment pour palier à toute ambiguïté !

 

Création :

 

Pour créer ses zombiches-robots, Mc Heali se débrouilla avec les matériaux disponibles sur l’île : tambour de machine à laver, vieux postes de télévision, théières électriques, micro-ondes, etc. Il réussit à constituer un prototype, pour le parfaire, il tua des biches et se servit de leurs peaux pour recouvrir son prototype. C’est ce prototype qui fut pris en photo par deux jeunes françaises.

 

Le mystère :

 

Plusieurs témoins déclarèrent avoir aperçu ce qu’on appelait alors à l’époque «une zombiche». Les autorités locales décidèrent donc de mener une enquête. Elles firent de terribles découvertes. Tout d’abord, la police trouva le corps de Mc Heali baignant dans son sang. Dans la cave, le laboratoire secret fut découvert avec des plans et des maquettes des zombiches-robots. Après examen, la police conclut non seulement que Mc Heali avait réalisé une cinquantaine de zombiches-robots, mais qu’il avait de plus amélioré ses créations au fur et à mesure ! Le plus mystérieux, c’est que tous les zombiches-robots et de nombreux plans avaient disparu...

Au printemps 2010, en Hongrie, on trouva les restes d’un corps dans une voiture jaune. L’individu semble avoir été dévoré par une espèce inconnue. On retrouva dans le coffre de sa voiture des copies de plans de zombiches-robots. Apparemment, l’homme, certainement l’assassin de Mc Heali, vendait les plans au marché noir.

Où sont passées les zombiches de Mc Heali ? A combien de personne l’homme à la voiture jaune a-t-il vendu des plans ? Et surtout, combien de zombiches-robots se trouvent actuellement à travers le monde ? Ces questions restent à ce jour sans réponse...

 


A vos claviers pour voter !

Bonne chance aux candidates et à mardi 21h pour le résultat.

Publié le 21 Octobre 2010

traces-zombiches.jpg 

Voici votre dernière chance de remporter un exemplaire du roman d’Hal Duncan, Evadés de l’enfer !

Duncan - Evadés de l'enferEli est un clochard, brisé, au bout du rouleau, Belle une prostituée qui cherche à fuir son mac. Matthew est un jeune homosexuel, Seven un tueur à gages sans pitié. Ils ne se connaissent pas mais se retrouvent ensemble sur le même bateau… en partance pour l’Enfer. Un Enfer un peu particulier, qui pourrait être New York mais n’en est qu’une copie… franchement décalée. Tous quatre, armés de leurs seuls soucis et accompagnés par un étrange personnage, n’ont plus alors qu’une idée en tête : trouver un moyen de s’évader.

 

 

 

J'ai réussi à faire un jeu presque intelligent pendant 4 semaines alors là, bien sûr, j'ai épuisé mes capacités d'intelligence. J'ai donc décidé à la place d'une épreuve totallement idiote pour compenser.

Pour cette dernière fois, donc, vous ne devrez pas résoudre une énigme mais faire preuve d'imagination. 

Votre mission si vous l’acceptez : Ceux et celles qui suivent ce blog régulièrement ne seront pas surpris par l’épreuve qui les attend aujourd’hui. Ils connaissent déjà certaines de mes obsessions un peu bizarres. Parce que la zombiche est éternelle, parce que les siècles futurs seront zombiche ou ne seront pas, c’est elle qui sera la vedette aujourd’hui.

Dans un court texte (de 5 à 10 lignes), je vous demande d’écrire le pastiche d’un article wikipedia (ou d’un texte qui pourrait être issu du Guide du voyageur galactique, pour faire plus couleur locale) sur le zombiche-robot. Et ne vous plaignez pas, étant donné mes autres obsessions bizarres du moment, j'aurais pu vous demander de l'écrire en vieil anglais, voire d'y caser le mot "bouleau" en plusieurs langues rares voire inventées. 

 

Les textes doivent être adressées à l’adresse mail avant dimanche à 20h à l'adresse mail:

isil.concours@gmail.com  

 

Dimanche, je publierai les textes et ce sont les lecteurs du blog qui désigneront celui qui leur plait le plus. Le résultat sera publié exceptionnellement mardi à 21h.

Bonne chance !

folio sf affichewww.folio-lesite.fr/foliosf

Publié le 17 Octobre 2010

C'est le moment de découvrir le gagnant du tirage au sort du concours Folio SF. Merci à tous les participants de cette semaine.


Rappel de la question: Ce grand classique de l’âge d’or de la science fiction est composé de cinq nouvelles qui ont été rassemblées au début des années 50 pour former un roman, premier tome d’un cycle. L’auteur, américain, a inventé une science fictive qui permet de prévoir l’évolution de grands groupes humains. Dans le futur, les hommes ont colonisé l’espace et oublié l’emplacement de la Terre. Un empire galactique a vu le jour. Quel est ce roman ?

 

La réponse était… 

Fondation-Asimov.jpg

Fondation d’Isaac Asimov


Et la gagnante du jour au tirage au sort est Nataka.

Bravo Nataka ! Tu recevras ton livre d'Hal Duncan après la fin du concours.

Et pour les perdants, c’est le moment de paniquer. La semaine prochaine c’est une épreuve un peu spéciale qui vous attend pour le dernier exemplaire à gagner. A jeudi.

 

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