Publié le 21 Octobre 2009

Je m'absente pour le week-end, donc ce serait sympa de ne pas lancer de nouveau challenge pour que je ne sois pas totalement paumée mardi et Lou, je t'en supplie, ne lance pas de swap avant mon retour (oui, oui, je te connais, tu attends toujours que j'aie le dos tourné).
En attendant, un hommage à ma destination:

"On fair Lochranza streamed the early day,
Thin wreaths of cottage smoke are upward curl'd
From the lone hamlet, which her inland bay
And circling mountains sever from world"
                  
Walter Scott, The Lord of the Isle

Rédigé par Isil

Publié le 20 Octobre 2009

La tragédie de Richard III

De William Shakespeare

Titre original : The Tragedy of King Richard III

Première parution: 1591-1592

Edition Pléiade, Histoires, volume 2

 

 

L'ambitieux Richard, Duc de Gloucester, ambitionne la couronne royale qui doit revenir à son frère aîné, Edouard IV. Grâce à une succession de manipulations, de trahisons et de crimes, il accède au trône avant de faire régner la terreur.

 

 


Richard III fait suite aux trois parties de Henry VI. Conçue comme une tétralogie, cette série permet, semble-t-il, de lire chaque tome indépendamment. En tout cas, c'est ce que j'ai fait puisque je n'ai pas encore lu Henry VI.

Richard III est la première pièce d’ « Histoires » de Shakespeare que je lis. Enfin, histoire est certainement un terme abusif. L’introduction de l’édition de la Pléiade cite un contemporain de Shakespeare : « j’écris en poète, pas en historien ». Phrase qui prend tout son sens lorsqu’on lit la notice de la pièce qui confronte les faits de la pièce à une partie de la réalité historique. Richard n’a pas fait toutes les horreurs dont on l’accuse ici et cette même notice n’hésite pas à rappeler que Shakespeare écrit pour les Tudors qui cherchent à légitimer leur dynastie qui a succédé à Richard. Les notes de la Pléiade sont aussi très intéressantes car elles rétablissent souvent la réalité historique et replacent la pièce dans son contexte mais elles donnent aussi des indications très intéressantes sur certaines figures de style.

 

Richard III est donc présenté comme un personnage monstrueux. C’est un personnage vil, flatteur (toujours dans le but de réaliser ses ambitions démesurées), ignoble, sans cœur (il n’hésite pas à faire assassiner toute sa famille si ça peut lui être utile), machiavélique. En fait, pas un seul acte n’est gratuit pour Richard. Il est même présenté fréquemment comme un personnage diabolique. Amis comme ennemis peuvent craindre pour leur vie si c’est dans son intérêt. Dès la première scène, sa duplicité est clairement établie. Il veut accéder au trône et est prêt à tout pour y parvenir.

 

J’ai eu un peu plus de mal que d’habitude à entrer dans la pièce. Pas tant parce que lire Shakespeare en anglais est toujours difficile (mais la récompense est à la hauteur de la difficulté) que parce que les personnages sont très nombreux et certains sont à peine effleurés dans cet opus (certains ont l’air plus présents dans Henry VI).

Cependant, une fois la situation en place et les personnages posés, Richard III est une pièce passionnante, poignante (la confrontation entre Richard et Margaret dans l’acte I donne une scène d’une grande intensité et doit être superbe à voir avec ces deux personnages qui se renvoient la balle magnifiquement, chacun renchérissant sur les derniers mots de l’autre).

 

C’est une pièce que j’aurai besoin de relire (et peut-être même de voir) pour en apprécier plus certains aspects mais une fois passée la difficulté des premières scènes et l’intensité dramatique à son comble, cette pièce est fascinante.

 

En outre, je conseille l’édition Pléiade, pour sa version bilingue et ses notes explicatives (pour comprendre la différence entre ‘tyrannicide’ et ‘régicide’, notion importante de la pièce, par exemple).

 

Une lecture commune avec Karine, The Bursar et Hermione.

 

 


« - Il n’est pas de bête si féroce qu’elle ne connaisse quelque pitié.

- Mais je n’en connais aucune, et donc ne suis pas une bête. »

Rédigé par Isil

Publié dans #Livres - Théâtre

Publié le 19 Octobre 2009

Bon, ça ne va pas du tout. Lamousmé est très vexée. J’ai eu plus de commentaires qu’elle lors des inscriptions. Il est donc temps de lancer un Lamousméthon. Il faut vous inscrire et le dire chez Lamousmé… mais vite car il ne reste que 7 places. Et puis de toute façon, à partir de jeudi, c’est Lamousmé qui va assurer seule l’intendance pendant quelques jours alors, il est temps de l’habituer.

 

Pour le moment, nous avons 23 participantes.

Pour celles qui sont déjà inscrites, vous recevrez le questionnaire très vite, ce qui vous laissera du temps supplémentaire pour le remplir.

 

En attendant, une bibliographie sommaire est visible chez Lamousmé.

Rédigé par Isil

Publié dans #Swap

Publié le 18 Octobre 2009

Je n’ai pas pu résister au swap Explorateurs du temps proposé par Lhisbei du RSF blog.

 

Le colis qui m’était destiné a débarqué sans encombres de son voyage spatio-temporel.

 

Bien sûr, on va se demander comment j’ai pu ouvrir le paquet malgré cette mention péremptoire : « ne pas ouvrir avant 1960 av. JC ». Mais rien de plus simple, répondrai-je. Statistiquement, il y a bien un Jean-Claude ou un Jacques Chichon ou tout autre JC qui naîtra dans 1960 ans (et on ne félicite pas les parents du futur petit Jean-Claude qui risque d’être un peu moqué par ses copains parce qu’il y a tout de même une forte proportion de chances que Jean-Claude soit aussi à la mode dans 1960 ans que Cunégonde l’est aujourd’hui)... bref, nous sommes donc bien en 1960 avant JC, CQFD.

Sinon, on ne peut exclure qu’une créature venue du futur soit sortie de la boîte et soit en train de taper à ma place...

 


Et dans mon colis il y avait :

- Prisonniers du temps de Michael Crichton, un thriller qui se passe en Dordogne au Moyen-âge

- Paris au XXe siècle de Jules Verne (j’adore ces couvertures rouges des livres de Verne)

Mais aussi dans les rations de survie

- des shortbreads (arrivés à point pour remplir leur fonction de ration de survie pour accompagner le café pris avec une amie) qui ne sont plus qu’un souvenir.

- du chocolat à la menthe irlandais (immédiatement goûté et approuvé aussi)

- Un marque page glissé dans un des livres

- Une affichette des Utopiales 2009 de Nantes (du 28 octobre au 1er novembre), qui me rappelle que je voulais y aller et que je n’y serai pas encore cette année.

 

Merci au Traqueur stellaire (et en plus, je découvre un blog SF très intéressant) et à Lhisbei. La RSF Company est excellente.

Rédigé par Isil

Publié dans #Swap

Publié le 16 Octobre 2009

Le Prisonnier

 

Grande-Bretagne – 1967 – 17 épisodes

Créée par George Markstein et Patrick McGoohan

Avec Patrick McGoohan

 

 

Un agent secret britannique démissionne brutalement. Il est enlevé chez lui, après avoir été anesthésié. À son réveil, il se retrouve dans un lieu qui lui est inconnu, le Village, en apparence idyllique, habité par une communauté de villageois tous vêtus d'habits colorés et d'un badge numéroté les identifiant. Il sera désormais désigné comme le Numéro 6 et mettra tout en oeuvre pour s’évader et découvrir qui se cache derrière cet enlèvement.

 

 


J’ai vu la plupart des séries anglaises des années 60 à l’adolescence, dans les années 80 mais je ne sais comment, le Prisonnier, série culte pourtant, m’avait échappée. Et c’est vraiment dommage car c’est selon moi une des meilleures séries de tous les temps, qui équilibre bien aspect psychologique et action.

Dès le début, c’est fait de façon particulièrement intelligente. En réalité, on ne sait rien de ce fameux Prisonnier. Le résumé est présenté de façon silencieuse pendant le générique de début (et rien que mettre un générique aussi long, c’est très culotté). On y voit cet homme dont on devine l’activité sans même connaître son nom, l’enchaînement des événements qui l’amènent au village... mais finalement, tout commence dans le Village. C’est là que tout se passe.

 

En effet, on voit ce parfait village coloré et fleuri avec ses parfaits habitants. Et là, on comprend rapidement que Numéro 6 avec son costume sombre représente un individualisme inversé (à lui le lugubre aux autres les couleurs et le bonheur permanent, joie de vivre presque obligatoire qui se révélera bien sûr souvent factice), face à une société uniforme et oppressante. La série utilise beaucoup le ressort de l’absurde pour accentuer le sentiment que peut ressentir le Numéro 6. La lutte avec le Numéro 2, symbole d’un pouvoir à la fois changeant et immuable est psychologique et le Numéro 1 est la grande interrogation de la série.

 

Je pense que ce que j’ai le plus aimé, c’est que la rébellion et l’individualisme du Prisonnier ne sont pas des caprices d’ado attardé. Au contraire, Numéro 6 lutte mais en respectant les règles de la cité. Il ne manque jamais d’adresser la célèbre formule « be seeing you » (« bonjour chez vous »), souvent de manière ironique d’ailleurs. Ainsi, il va jusqu’à se présenter au simulacre d’élection destiné à masquer l’absence de réelle démocratie (le discours sur le droit au temps libre et le ‘moins travailler’ rappellera forcément quelques discours politiques actuels). Différents thèmes sont ainsi abordés. Si certains sont un peu datés comme l’obsession du conditionnement de type pavlovien, qui me semble typiquement de cette période, d’autres restent d’actualité comme l’éducation comme moyen de contrôle ou la justice. On peut regretter un léger essoufflement vers la fin dans quelques épisodes (heureusement, j’adore le western alors l’épisode western quoique assez délirant passe quand même bien mais disons que certains épisodes n’apportent pas grand chose à l’arc narratif) mais il y a toujours suffisamment d’action pour ne pas s’ennuyer.

 

D’un autre côté, c’est aussi une des séries les plus frustrantes qui soit. Si on aime avoir toutes les réponses apportées sur un plateau à la fin, ce n’est pas la série qu’il faut voir, on en ressort avec autant de questions qu’on y entre. C’est au spectateur de se faire sa propre interprétation (et je soupçonne qu’une vie ne suffirait pas à en étudier tous les aspects).

 

Au final, si on n’est pas totalement allergique aux images kitsch à la limite du psychédélique, aux effets spéciaux plus que pauvres (d’après les excellents bonus, un robot était prévu comme gardien mais c’est finalement la boule blanche si fameuse qui est présente pour des raisons de coût) et à certains détails datés (les scènes de bagarre sont terriblement artificielles), cette série est exceptionnelle. A voir et à revoir.

Rédigé par Isil

Publié dans #DVD & Cinéma

Publié le 14 Octobre 2009

Hamlet

De William Shakespeare

Première parution: 1603

Edition GF Flammarion

540 pages

 


Le roi du Danemark, le père d'Hamlet, est mort. Son frère Claudius lui succède et, moins de deux mois après, épouse Gertrude, la veuve de son frère. Le spectre du roi apparaît alors et révèle à son fils qu'il a été tué par Claudius. Hamlet doit venger son père et mais, ne se décidant pas à agir, il simule la folie. On met cette folie sur le compte de l’amour qu’il porterait à Ophélie, la fille de Polonius, conseiller du roi.

 

 


Je gardais de ma première lecture d’Hamlet un bon souvenir mais ce n’était pas ma pièce préférée, au point que je ne l’avais jamais relue depuis mes 18 ans. Parmi les drames de Shakespeare, je préférais Othello et Macbeth que j’ai relus régulièrement depuis. Avec le recul et en relisant, je comprends mieux pourquoi j’étais un peu passée à côté de Hamlet. Chose réparée maintenant.

 

Hamlet, c’est avant tout de l’introspection. Le héros ne se pose pas de question sur le bien fondé de la vengeance et pourtant, il lui faut cinq actes de la plus longue pièce de Shakespeare pour agir. C’est avant tout une pièce sur l’hésitation, sur le doute. Hamlet qui simule la folie finit par se demander s’il n’est pas réellement fou ou si le spectre n’est pas un démon venu le tenter. Et le lecteur admire la qualité de ces interrogations.

Quelle maîtrise de la part de Shakespeare ! Le drame se noue petit à petit, dans une langue merveilleuse (on n’est même plus surpris de voir le nombre de répliques célèbres de cette pièce au bout d’un moment). Et lorsque le point de non retour est franchi, on retient son souffle dans une scène extraordinaire, qui voit l’affrontement de Hamlet et de sa mère et qui va finir tragiquement.

 

Shakespeare est fabuleux parce qu’il peut écrire des drames poignants, qui terminent en hécatombe mais qu’il y fait souvent intervenir le comique et qu’on rit avant d’être ému (Polonius tient parfois plus du bouffon que du conseiller, notamment lorsqu’il prodigue des conseils sur la gestion de ses amours à sa fille). Shakespeare sait être intelligent, parler de l’humain mais de façon populaire qui parle à tous et ce de manière divertissante. C’est un talent rare, plus que jamais présent dans Hamlet, une pièce extraordinaire, à lire absolument.

 


A ma grande honte, je n’avais jamais vu d’adaptation d’Hamlet avant cet été, même pas celle de Kenneth Branagh, qui m’a pourtant fait découvrir Shakespeare. J’ai donc assisté à ma première représentation de ce chef-d’oeuvre à Londres, au Wyndhams Theatre, le 29 juillet dernier. La pièce était censée être mise en scène par Branagh justement et je dois dire que c’est l’argument principal qui m’avait motivé, bien plus que la présence de Jude Law dans le rôle titre. Branagh a déclaré forfait (je ne sais toujours pas pourquoi) et c’est Michael Grandage qui a réalisé la mise en scène en fin de compte. Peu importe, c’était très réussi.

J’ai adoré le décor très simple, constitué de hautes murailles mises en valeur judicieusement grâce à des jeux de lumière venant des ouvertures de ces murs gris.

J’avoue avoir douté des costumes au début. Les acteurs sont habillés de façon moderne mais dans des tons gris assortis au décor. En général, j’ai du mal avec ça mais là, la sobriété faisait passer la chose... sauf dans un cas, celui de la reine Gertrude qui ressemblait plus à une dame patronnesse à la fête du village dans un épisode de l’Inspecteur Barnaby qu’à une reine du Danemark de 1600, malgré les qualités de l’actrice.

Jude Law était un Hamlet très crédible, inspiré, et émouvant. Parmi les partenaires de Law, Polonius interprété par un acteur bien connu des fanatiques de fiction télé anglaise, Ron Cook (qui joue dans un épisode de Doctor Who et dans la mini-série The Little Dorrit) a beaucoup joué des aspects ridicules de son personnage.

 

Je ne peux pas comparer cette production à d’autres puisque je n’avais jamais vu la pièce mais j’ai pris beaucoup de plaisir à cette version pourtant très raccourcie. J’ai même mieux compris et donc plus apprécié certains aspects du texte. J’aime beaucoup voir et lire une pièce dans la foulée. Chaque média donne une vision différente et complémentaire d’une oeuvre. Je suis plus sensible à certains passages à l’écrit et plus sensible à d’autres en le voyant. Il me reste à regarder l’adaptation cinématographique de Branagh, qui traîne depuis des mois dans ma PaV (Pile à voir).

Rédigé par Isil

Publié dans #Livres - Théâtre

Publié le 11 Octobre 2009

L’hôpital et ses fantômes
Fantastique

Danemark - 1994 (saison 1) et 1997 (saison 2) - 8 épisodes
Réalisé par Lars von Trier
Avec Ernst-Hugo Järegård (Helmer), Kirsten Rolffes (Sigrid Drusse), Søren Pilmark (Jørgen Krogshøj), Jens Okking (Bulder), Baard Owe (Bondo), Birgitte Raaberg (Judith), Peter Mygind (Mogge), Udo Kier (Aage Krüger)



Le Royaume est l'hôpital technologiquement le plus avancé du Danemark. Pourtant, la science va être mise à mal par des événements surnaturels. Une ambulance fantôme, des voix dans l'ascenceur... ce n'est que le début d'inquiétantes manifestations. Mme Drusse, patiente de l'hôpital adepte du spiritualisme et son fils brancardier vont enquêter.



    Après le succès de Lynch et de son Twin Peaks aux Etats-Unis, un autre réalisateur s'est essayé à la série télévisée dans les années 90. Je ne suis pas fan de von Trier, je n'ai jamais réussi à voir un de ses films jusqu'au bout parce que je suis victime d'une forte allergie à la caméra qui bouge et avec lui, on risque le choc anaphylactique à tout moment.

    L'hôpital et ses fantômes (Riget) est une des rares exceptions à ce principe. Non seulement j'en gardais un excellent souvenir mais j'ai pris autant de plaisir à le revoir en DVD. Pourtant, il y a toujours cette caméra à la main, la réalisation est très dépouillée, les images sont parfois sépia ou vertes,  les médecins ne ressemblent pas tellement à George Clooney et le seul qui soit relativement agréable à l'oeil n'est pas particulièrement sympathique (sauf si on aime l'humour noir des médecins, à base de cadavres).

        Il y a deux saisons à cette série. La première est exceptionnelle dans tous les domaines. J'ai adoré. Il y a du suspense, de l'humour bizarre (avec une parodie de loge maçonnique, une patiente-enquêtrice assez odieuse avec son fils...), noir parfois et l'histoire est très prenante. Je dois avouer qu'à la fin du premier épisode, j'ai eu des doutes et me suis demandée comment j'avais pu aimer la série. Lars von Trier est bien d'accord avec moi puisqu'à la fin de l'épisode (il apparaît après chaque épisode), il vient faire un peu de teasing. Ce premier épisode n'est qu'une mise en bouche dans laquelle on voit vivre les médecins de l'hôpital, comme s'il s'agissait d'une série hospitalière à la "Urgences"... médecins tous plus bizarres les uns que les autres, carriéristes, étranges, parfois odieux: Bondo, obsédé par ses recherches sur une maladie rare, le directeur un peu dépassé, l'interne qui traficote, l'étudiant bizarre mais surtout, mon préféré, le Pr Helmer, médecin suédois fraîchement arrivé qui déteste la terre entière en général et les Danois en particulier et qui le fait savoir. Mais ensuite, c'est de mieux en mieux. et dès le deuxième épisode, j'ai été prise par l'histoire de fantôme qui se manifeste. J'ai aimé le regard parfois naïf mais finalement très lucide des deux handicapés mentaux qui guident le spectateur par leurs commentaires tout en faisant la vaisselle. Le fantastique y est développé. Les fantômes sont très réussis malgré le peu d'effets spéciaux. Lars von Trier réussit à créer une atmosphère pesante. Il n'y a pas de gore mais c'est particulièrement efficace. Et surtout, on a envie de savoir ce qui est arrivé à cette petite fille fantôme.

    La saison deux est très en dessous à mon avis. Le manque de moyens pour les effets spéciaux se fait sentir dès qu'on voit le "bébé" trop vite grandi et c'est même souvent grotesque. Le grand guignol l'emporte parfois sur l'intrigue, la loge maçonnique semble parfois être utilisée pour meubler alors que l'intrigue se relâche. Néanmoins, en toute honnêteté, j'ai quand même suivi facilement cette saison, sans m'ennuyer, même si le résultat n'est pas grandiose et il y a de grandes scènes comme celle où Helmer, comme à son habitude, monte sur le toit de l'hôpital pour pouvoir crier sa haine du Danemark et fait la liste de toutes les réussites suédoises: "Krisprolls, Ja!".
La fin est ouverte (une suite était prévue) et peu convaincante (un peu trop ridicule à mon goût). Mais ça n'a pas réussi à gâcher mon enthousiasme tant j'ai aimé la saison 1 et certains moments de la saison 2.

C'est le genre de série qu'on adore ou qu'on déteste tant elle sort des sentiers battus. Malgré la saison 2 plus faible, elle mérite d'être vue. Je la trouve assez jubilatoire, le genre qu'on n'oublie pas, d'ailleurs, je ne l'avais pas oubliée dans la masse des séries vues dans les années 90.

Merci Lou.

Rédigé par Isil

Publié dans #DVD & Cinéma

Publié le 6 Octobre 2009


Ceci n’est pas l’endroit où je vis même s’il y a un air de famille mais mon colis du swap Book Inside. Comme chez moi, il faut un peu fouiller pour trouver le nécessaire, mais c’est plus agréable dans ce cas. J’ai deviné tout de suite de qui ça venait grâce à mon fantastique don, le même genre de don qui me permet à chaque fois de reconnaître les paquets qui contiennent des livres. Non, ne vous extasiez pas, je ne l’ai pas travaillé, je suis née avec. Bon, d’accord, quand je sais qu’il n’y a qu’un élément masculin dans le swap, qu’il s’appelle Yohan, et que l’expéditeur s’appelle Yohan, je veux bien admettre que les indices sont trop concordants pour prêter à confusion. J’en déduis donc avec un esprit analytique que le monde entier m’envie que mon swappeur est Yohan.

 

Avant :

Pssst, le stylo, au troisième rang à droite, c’est volontaire ou bien ?


Mais qu’y avait-il donc dans ces paquets mystérieux sur lesquels étaient notés des messages de la main de Yohan ? Roulements de tambour...

Après :

  

Des livres :

- "Un merveilleux roman d’amour pour l’écriture, avec toutes ses affres... »" dixit Yohan, c'est Martin Eden de Jack London

- " Roman baroque, foisonnant, troublant... une vraie réussite !" pour Le maître et la Marguerite de Mikhaïl Boulgakov

- "Un peu annexe au sujet, mais l’auteur n’hésite pas à nous faire part de ses difficultés à écrire", La place d’Annie Ernaux

London et Boulgakov, je suis décidée à les aimer de toute façon. Je ne connais Annie Ernaux que de nom mais la quatrième de couverture me fait penser que j’aimerai le thème.

 

Des rations de survie (ça change du chocolat, il fallait oser, Yohan l’a fait, j’adore) :

"Un peu de sucré, mais pas trop", des Petits sablés « ronds et bons au beurre un peu salé » (j’en ai déjà mangé un, non deux, heu non, trois mais c’est parce qu’ils sont très petits... et aussi très bons avec un goût de reviens-y très prononcé): "

du caviar d’aubergine (j’ai une passion pour les aubergines sous toute leur forme, qui n’est surpassée que par mon amour des pâtes et du fromage... le camembert au lait cru n’est cependant pas conseillé dans les swaps)

de la moutarde aux Herbes de Provence au vinaigre de vin blanc et Champagne (testé avec des brocolis... parce que quand un pot de moutarde me tombe dans les mains, je dois bien tester tout de même, non ?... je vais trouver autre chose à mettre avec)

"un peu de salé marin pour s'évader un peu", des Rillettes de saumon (j’en salive d’avance):

C’est là que le drame intervient. Je n’ai pas de pain et donc, impossible de me faire des toasts au caviar d’aubergine (en omelette, ce n’est pas mauvais) ou aux rillettes de saumon. La vie est terriblement injuste parfois. Mais demain...

 

Et puis aussi :

"de quoi se souvenir des meilleurs passages..." grâce à des Post-its index pour marquer les passages importants (et là, je crie au génie parce que je ne supporte pas d’écrire sur les livres et parfois, je voudrais bien indiquer des passages). Si vous voyez une personne qui colle des post-its comme une malade sur du Austen dans le TGV vendredi prochain, c’est moi. Et je ne tolèrerai aucun commentaire sur la couleur du deuxième en partant du bas.

"de quoi se souvenir de toutes les bonnes idées des blogs!" dans un carnet magnifique que j’oserai à peine souiller de ma vilaine écriture. Sur la couverture, on lit une citation de Voltaire, que je ne connais pas : « L’écriture est la peinture de la voix ».

 

 

Comment Yohan a réussi à tomber sur tout ce que j’aime, c’est un mystère (je n’avais pourtant pas dit dans mon questionnaire que j’aimais la moutarde) mais je ne me plaindrai pas.

 

Merci Yohan pour ces choix très judicieux. Merci Ys pour l’organisation toujours parfaite du swap.

 


Ma swappée, Yoshi73 a reçu son colis.

Rédigé par Isil

Publié dans #Swap

Publié le 1 Octobre 2009

© Kikimundo

Vous trouvez que Leonard de Vinci est un génie (même si son portrait de femme bien que très sympa mériterait d'être un peu moins sombre!!!) ? ... Vous vous demandez pourquoi Caspar David Friedrich a mis tout cet orange qui gâche son arbre aux corbeaux ?... Vous trouvez que Ingres n’est pas tellement fort en mains ?... Vous aimez Rossetti ? Vous connaissez Rossetti et c’est déjà beaucoup ? Vous ne connaissez pas Rossetti (ça veut dire que vous n’allez jamais sur le blog de Lamousmé et là, c’est une faute !) mais vous trouvez qu’un homme dont le prénom est Dante Gabriel ça en jette et vous voudriez bien le connaître ?... Notre proposition est pour vous. D’ailleurs, si vous n’y connaissez pas grand chose, comme c’est mon cas, mais que vous êtes curieux de nature, vous êtes les bienvenus également.

 

Lamousmé et moi avons décidé de faire ressortir l’artiste qui sommeille en vous. Nous vous invitons à nous rejoindre pour un swap* littéraire sur le thème de la peinture, le SWAP ‘UN LIVRE, UN PEINTRE’. Le thème en est bien sûr le traitement de la peinture et des peintres, réels ou fictifs, dans les romans.

 

Votre colis se composera de :

- 2 livres de poche neufs

- un objet sur le thème (les originaux de Van Gogh sont acceptés, n’hésitez pas à faire votre marché chez Christie’s ou Drouot)

- une friandise

Mais attention, sans augmentation du prix des consommations, comme nous aimons nous surpasser, nous avons décidé que nos artistes allaient devoir donner de leur personne avec le petit plus qui ne coûte rien mais qui fera toute la différence :

      -  une création personnelle pour laisser parler le Picasso qui est en vous (il est temps de ressortir les tubes de gouache du petit dernier et ne pleurez pas, si le thème avait été arts plastiques, vous n’échappiez pas au collier de nouilles).  Et comme nous sommes très joueuses, nous avons décidé de lancer un concours de la "meilleure" œuvre du swap. Le gagnant aura une petite surprise supplémentaire.  

 

Pour nous rejoindre, il vous faudra obtenir votre toile et vos pinceaux virtuels en nous envoyant un mail à l’adresse suivante : swappeinture@gmail.com Pour participer, il faut avoir un blog ou être connue des organisatrices.

 

Les dates :

- le 5 novembre : clôture des inscriptions (nous limitons le nombre de participants à 30, l’optimisme nous perdra)

- le 7 novembre : date limite de renvoi des questionnaires

- le 9 novembre : envoi des fiches des swappés

- jusqu'au 7 décembre : envoi des colis

- le 20 décembre : présentation des colis sur les blogs

 

* swap, pour ceux et celles qui débarquent : c'est un échange.

Chaque participant envoie un colis à un swappé dont il découvre les goûts grâce à un questionnaire et reçoit un colis d’un swappeur dont il ignore l’identité. On s’amuse beaucoup, on fait du shopping, on trouve une bonne excuse pour aller en librairie/augmenter sa Pal sans se sentir coupable.

 


Que vous vous inscriviez ou pas, n’hésitez pas à proposer des titres de romans sur ce thème, ce qui nous permettra d’affiner la bibliographie qui sera présentée d’ici quelques jours.

 

Merci à M. Kiki pour le fabuleux logo de nos rêves, made in Kikimundo.

Rédigé par Isil

Publié dans #Swap