Publié le 29 Mai 2008

Evénement à la librairie Neverland



Super-Lamousmé (qui n'a pas encore de costume de super héroïne) organise sa première séance de dédicaces).
Retrouvez plus d'informations sur le site de la librairie Neverland.

Publié le 29 Mai 2008

Le périple irlandais continue:

4- Killarney

     Au sud de Killarney, Ladie’s View offre un magnifique point de vue sur les lacs qui forment le Killarney National Park.


Killarney National Park: Ladies' View
   
    Killarney est une ville idéale pour la soirée du vendredi soir, il y a énormément de restos et de pubs. Sauf que nous sommes allées au restaurant manger un délicieux saumon
(Au bout d’une semaine, je n’ai toujours pas trouvé les côtelettes d’agneau de mes rêves, c’est-à-dire sans sauce à la menthe).

    Evidemment, il fallait bien finir par une tournée des pubs et là, ça a été une aventure. Le premier surtout. Il était 22 heures, c’est-à-dire, le début d’une soirée, enfin pas en Irlande parce que tout le monde était déjà ivre et ça se voyait. Je me suis retrouvée coincée au bar à côté d’un irlandais qui n’avait plus d’âge et qui tenait à peine sur son tabouret et qui discutait avec une jeune femme aux yeux dans le vague et à la voie suraiguë. De l’autre côté, à côté de ma copine c’était pire, il y avait un type à côté duquel Shane McGowan pourrait passer pour un sex symbol (si on considère le nombre de dents manquantes) et un bon chanteur. Un vrai pub typique quoi ! Le plus étrange, c’est que l’ambiance était excellente et que le pub suivant était bien plus ennuyeux malgré le groupe de rock qui se produisait.


   Autour de Killarney, il y a beaucoup à voir. Nous avons fait le Gap of Dunloe à pied (4 heures aller-retour depuis le parking). Nous y sommes à nouveau passé en voiture après le départ des calèches qui promènent les touristes et c’était alors presque désert et très agréable même s’il est difficile de se garer pour admirer le paysage.

Kerry, Gap of Dunloe

Kerry, Gap of Dunloe 
Ajoncs et calèche au Gap of Dunloe

     La visite guidée de Ross Castle nous a permis de comprendre pourquoi on ne voit que des ruines de châteaux dans l’ouest de l’Irlande : à une période, il y a eu un impôt sur les toitures et les propriétaires ont donc fait enlever les toits et ont abandonné les bâtisses, ce qui a contribué à l’accélération de leur dégradation. La visite permet aussi de voir les conditions de vie (dans une très grande promiscuité) des chieftains.

Ross Castle



5- Comté de Clare et Burren

Nous avons ensuite quitté les péninsules du sud-ouest pour nous diriger plus au nord vers le comté de Clare. Nous avons commencé par une très longue pause au Château de Bunratty, version plus grande et plus spectaculaire du château de Ross (la chambre des invités notamment est à voir). La visite est longue car le château est couplé avec un parc qui présente les différents types d’habitat d’Irlande.

 

    Nous avons passé une mauvaise nuit à Kilrush
(nous aurions dû commencer à nous méfier des A.J. un peu miteuses, avec de vieux matelas à ressort et des douches à jeton). De là, nous avons suivi la "scenic drive" qui va vers Loop Head. C’est un long détour qui nous a pris la matinée, sur des routes désertes, mais ça mène à des falaises assez spectaculaires, couvertes d’armeria, où de nombreux oiseaux nichent. La solitude du lieu est très agréable.

Loop Head

 

    Nous avons dû fuir devant la brume qui est arrivée très vite, par surprise (on n’y voyait plus à dix mètres)

 
Loop Head dans la brume (on avait encore de la visibilité à ce moment là)

     Notre arrivée aux falaises de Moher s’est faite sous un temps chaud, voire lourd. L’arrivée est complètement bétonnée et les falaises protégées par de grosses plaques, ce qui gâche tout. De plus, comme nous n’étions pas remises de notre longue marche au Gap of Dunloe et que j’étais en train de cuire (j’avais des pulls mais pas de crème solaire dans ma valise !), nous n’avons pas eu le courage de nous éloigner de la foule et du béton en suivant un sentier qui mène à une tour. Je n’ai donc pas réussi à apprécier tellement la vue sur les hautes falaises (200 mètres de hauteur) pourtant très spectaculaires.

 Et en plus, impossible de prendre une bonne photo à cause du soleil!

     Nous avons donc rapidement poursuivi notre route vers le Burren. Là, on se retrouve dans un paysage de roches calcaires nues. C’est particulièrement impressionnant. Le dolmen de Poulnabrone, lui, l’est moins que sur les photos !

Leamaneh Castle

Burren,  


Même les murs ne sont pas comme ailleurs!

6- Connemara

    Avant de filer vers le Connemara, nous avons fait un petit détour « culturel » vers Gort, sur les traces du poète W.B. Yeats. Coole Park, la résidence de Lady Gregory, grande amie de Yeats, abrite l’arbre aux autographes, un hêtre pourpre somptueux qui abrite les signatures de quelques célébrités irlandaises, dont Yeats et Synge. Tout près, Yeats a résidé à Thoor Ballylee. C’est émouvant d’arriver dans ce lieu isolé et calme mais nous y avons eu LA déception du séjour : le petit musée consacré au poète n’ouvre qu’à partir de début juin ! (C’est pô juste !)

Coole Park, arbre aux autographes


Signature de Yeats (WBY à côté du 10). Je vous accorde qu'on reconnait surtout le Y.

Thoor Ballylee
 

    Galway a été vaillamment traversée par super-Murielle, la super pilote et nous avons pu découvrir nos premiers paysages du Connemara sous un soleil splendide.

    Nous avions prévu de passer la nuit dans un B&B à Leenane mais, arrivées là, nous nous sommes aperçues que nous n’avions plus assez d’argent liquide. Nous avons donc dit adieu à notre merveilleuse vue sur le Killary Harbour et nous sommes dirigées vers Westport (Comté de Mayo, plus au nord) et nous avons préféré aller à l’A.J. Nous aurions dû nous abstenir de cette idée brillante ! C’est la pire chambre que j’aie jamais vue. Un placard mal isolé et sale en plus, avec la salle de bain de l’autre côté d’une allée donnant sur la rue. Ça nous a vacciné des A.J. pour un bon moment. J’ai bien pensé à écrire «dirty» dans la crasse du sol avant de partir mais ma bonne éducation m’en a empêchée). En revanche, je vous conseille vivement les toilettes du restaurant de l’hôtel Wyatt qui font la taille de deux chambres de l’A.J. et qui ont des mitigeurs (on se console comme on peut).

 

De Westport à Leenane (par Louisburgh), la route est jolie et le Lough Doo mérite un arrêt.

 

    Après un arrêt à l’Abbaye de Kylemore et une balade dans le Connemara National Park, nous sommes parties au hasard à la recherche d’un B&B avec vue sur un lac, des moutons et des montagnes. Nous n’avons trouvé que les montagnes mais nous avons passé la meilleure nuit du séjour dans un B&B perdu sur la « Bog Road ».

Adresse: Lough Fadda House, Ballyconneely Road, Co. Galway

Tel. 095-21165      www.loughfaddahouse.ie

 

 

Il faut suivre la “SkyRoad”, au crépuscule si possible. C’est encore une petite route qui surplombe Clifdenet les îlots d’une petite péninsule (et sur laquelle on rencontre beaucoup de moutons). Si les piles de mon appareil photo ne m’avaient pas lâchées, j’aurais pris la plus belle photo de ma vie (on peut toujours rêver !).

 
J'en suis réduite à faire des photos de coucher de soleil: je suis tombée bien bas! Et encore, mon appareil photo m'a lâché.



"Si maman ne panique pas, moi non plus, je reste où je suis. On verra bien qui va gagner!". Je sais qu'une Micra, ce n'est pas très impressionnant mais quand même!!

    La “
Bog Road” ne ressemble à rien d’autres et est incontournable.

 



Le roi de la jungle colline

    Le
Lough Inagh, bordé des Twelve Bens a des couleurs incroyables sous le soleil et les ombres des nuages. (Mais elles sont où les brumes du Connemara ? Moi, je n’ai vu que la chaleur et le soleil qui m’a provoqué une allergie ! Une allergie au soleil en Irlande, ce n’est pas commun, je pense.)

 

 

7- Galway

    J’ai trouvé Galway assez décevante (peut-être que j’en attendais trop). Les devantures y sont gaies et colorées dans des couleurs vives comme à Dingle et à Kenmare (entre autres) mais il y a plus de boutiques de souvenirs que de pubs dans les trois rues piétonnes qui forment le centre-ville. Les monuments ne sont pas inoubliables (il nous a fallu passer deux fois devant Spanish Arch pour la remarquer. Il paraît que ce sont les soirées qui valent le détour par Galway mais nous n’avons pas eu le temps de les tester. En journée, les pubs ne m’ont pas parus particulièrement chaleureux.

 


    Bon, notre plus grosse déception vient d’un malentendu. Nous avions des vieux guides de voyage qui nous indiquaient une « institution » de Galway, la librairie Kenny’s Bookshop. En réalité, elle n’existe plus depuis deux ans, si ce n’est sur Internet (
www.kennys.ie). J'ai donc dû dire adieu à mon vieil exemplaire de "Our mutual friend" à 900euro.  Si on ne peut plus se fier aux institutions !  C'est vraiment trop injuste!

Le traumatisme passé, nous nous sommes réfugiées chez Eason, la principale chaîne de librairies du pays. J’y ai déniché un livre de photos sur papier brillant somptueux. Vous pouvez admirer quelques illustrations ici.

 


    J'ai quitté l'Irlande avec regret. L’ouest est une région magnifique (sous le soleil en tous cas). Et puis, j’y ai mangé les meilleures côtelettes d'agneau de ma vie. Nous n’avons pas adopté d’agneau (j’ai dû m’y opposer fermement parce que Murielle la grande "ovinophobe" était prête à en rapporter un).

Pour voir plus de photos:Cliquez ici
 

Rédigé par Isil

Publié dans #Sorties - Voyages

Publié le 26 Mai 2008

    Je reviens de l’ouest de Irlande la tête remplie de lieux et de souvenirs magnifiques : les péninsules de Dingle, d’Iveragh et de Beara, le Burren et le Connemara.

    Bilan de mon séjour : 2277 km en voiture (merci Murielle d’avoir souvent pris le volant !), des paysages sublimes, des moutons, une météo presque parfaite (une après-midi de pluie seulement et une chaleur "torride" en deuxième semaine), la conversion de ma copine Murielle à la bière Murphy’s et encore des moutons. Bon, il y a bien eu quelques déceptions, comme le fait que je n’aie bu que quatre bières différentes car on trouve toujours les mêmes partout, la surpopulation touristique (je n’ai d’ailleurs jamais autant entendu parler français pendant un voyage) dans certains lieux, qui entraîne des tas d’emballages qui traînent partout. Mais surtout, nous n’avons eu que peu de possibilités de balades à pied (surtout quand on voyage avec une "ovinophobe" et "bovinophobe"). Tout est facilement accessible en voiture mais il n’y a pas beaucoup de chemins si on ne pratique pas la grande randonnée, avec équipement adéquat. C’est pour cette raison que les routes sont encombrées par des irlandais qui y promènent chiens et enfants avec poussettes (sur des petites routes en sortie de virage, c'est toujours surprenant).
 

    Depuis l’aéroport de Shannon, nous avons immédiatement rejoint Tralee, où nous avons passé notre première nuit. Il est difficile d’y trouver un B&B le samedi soir, surtout sous la pluie. Nous avons dû nous rabattre sur une Auberge de jeunesse. Nous n’avons pas regretté car nous étions les premières à utiliser la salle de bain de la chambre 11 et ça sentait encore la peinture. Certes, nous avions vue sur un mur (on apercevait quand même l’enseigne d’une librairie) mais c’était très calme. Bref, les doubles sont dignes d’un petit hôtel de base. Et les pubs de la ville sont très agréables et le beef and Guinness stew du Kirby’s Brogue Inn est très bon.

Adresse: Castle Hostel, Castle Road, Tralee

Tel: 066-7125167 - www.castlehostel.ie



1- Péninsule de Dingle

    De Tralee, nous avons commencé notre exploration de la péninsule de Dingle. C’est reparti sur des petites routes à voie unique vers Brandon Point, au nord de la péninsule. Ça a été mon heure de gloire (on ne perd pas la main en six mois). Après un détour par Rough Point (sans grand intérêt à part notre première vue sur un beau rivage sur Brandon Bay) nous avons atteint Brandon Point, qui vaut le coup d’œil.
Brandon BayPéninsule de Dingle, Brandon Bay vers Rough Point

 Brandon Point, les premiers d'une longue série de moutons immortalisés par mon objectif.


    De là, nous avons passé le Connor Pass.
La route n’est pas large mais les gens qui s’arrêtent sur le premier petit parking sont plus dangereux que les voitures que l’on doit croiser, c’est donc plus impressionnant que difficile. Après le Pass, a une vue superbe sur les alentours (Baie de Dingle d’un côté et lacs en contrebas de l’autre) mais il vaut mieux se lester pour monter sur les collines (c’est si venteux que je n’arrivais pas à prendre une photo sans bouger). Il faisait beau mais le ciel était malgré tout voilé, ce qui rend les photos un peu ternes par rapport à l’original.

Connor Pass

 

    Dingle est tout près et de là, on peut suivre Slea Head Drive qui longe l’extrémité de la péninsule. C’est un des gros coups de cœur du voyage. Nous l’avons même suivie deux fois, le soir (avec la foule et la lumière tombante) et le matin (avec un temps magnifique, presque seules).

Slea Head et les murets de pierre qui s’avancent jusqu’au bord de la falaise sont spectaculaires et somptueux.

 


    En plus, les goélands y sont de vrais cabotins et posent facilement.

 

    Les premières difficultés de repérages ont commencé. Les panneaux sont seulement en gaélique et ma carte seulement en anglais parfois. Avec de l’imagination, on fait le lien entre Dunquin et Dún Chaoin mais parfois, c'est plus difficile.


Plage de Coomenole
La plage de Coomeenole

Slea Head Drive, Clogher Head

Clogher Head et les Three Sisters

    Le début de notre visite du patrimoine de l’Irlande n’est pas tout à fait à la hauteur des paysages. Il ne reste pas grand-chose du site de Reask à part ce bel exemple de pierre sculptée assez typique et l’une des plus vieilles "églises" du pays, Gallarus Oratory (construite en pierre sèche, c’est-à-dire sans mortier, comme la plupart des monuments) n’est pas très spectaculaire.
Gallarus Oratory 

    Dingle est une jolie petite ville aux devantures colorées où les pubs sont remplis de touristes mais l’ambiance y est bonne même si certains ont tendance à abuser de la musique « pour touristes ». La musique traditionnelle pendant quinze jours, ça finit par lasser.

Dingle

 Même les bébés s'intéressent aux pubs!

   
    Le centre se visite rapidement mais en suivant la baie, nous avons pu voir Fungie, le célèbre dauphin qui y a élu domicile, sauter hors de l’eau.
Je vous épargne ma photo qui aurait eu sa place dans les photos ratées. On y voit un minuscule aileron se dirigeant vers un petit voilier (façon Dents de la mer).

A Dingle, nous avons également eu une petite séquence nostalgie à l’épicerie où nous avons découvert sous l’étiquette « cuisine de France » tous les bons desserts de notre enfance. Ah les bons bagels, muffins et donuts de ma maman (enfin, je suis sûre qu’elle en aurait fait si elle avait su ce que c’est).

 

     Nous sommes reparties vers Tralee par la route principale, dans de jolis décors mais où il y a peu de possibilités d’arrêts.

     A Tralee, nous avons trouvé une excellente librairie perdue dans une petite rue cachée (Polymath), tout près d’un excellent pub, le Baily’s où nous avons enfin entendu de la musique folk irlandaise bien agréable à écouter.

 

2- Péninsule d’Iveragh

    Pour aller de Tralee à Cahersiveen, sur le Ring of Kerry (90 km), il nous a fallu sept heures (dont une à errer dans la campagne profonde, suite à une erreur d’aiguillage grâce à la signalisation si spéciale dès qu’on sort des grands axes). Les locaux sont très sympathiques. Ils sont bavards et mettent beaucoup de temps à nous dire qu’ils ne peuvent pas nous aider ou à nous envoyer dans la mauvaise direction.

 

    Bien sûr, nous n’avons pas choisi la route la plus facile (la route côtière) mais nous sommes passées par le Ballaghisheen Pass qui surplombe de beaux paysages sauvages. Là nous avons fait demi tour pour rejoindre le Lough Caragh, dont l’aspect sauvage est renforcé par l’impression de solitude.

Péninsule d'Iveragh, Ballaghisheen Pass

 Depuis le Ballaghisheen Pass

Péninsule d'Iveragh, Lough Caragh
Lough Caragh

    De là, on rejoint la route côtière qui mène à Cahersiveen
(si on ne se perd pas
complètement et qu’on ne se retrouve pas sur un chemin étroit moins large que la voiture qui devient caillouteux et qui mène à une épave de voiture au milieu de moutons dépenaillés ! La prochaine fois, j'emporte un GPS)
.
 

     A Cahersiveen, on peut aller se balader au pied du Ballycarbery Castle pour tomber nez à nez avec des vaches au milieu des ruines (mais ni fantôme, ni banshee, ni Leprechaun).

 

 

        Le Skellig Ring vaut aussi le coup. L’île de Valentia mérite un petit détour et surtout, la route qui monte de Portmagee jusqu’à un petit col d’où l’on peut admirer un superbe panorama sur la St Finan’s Bay et sur Portmagee, est peu fréquentée et agréable (Murielle a même pu s’y entraîner à passer les cols sur des routes à voie unique !).
 

Ile de Valentia

     Nous avons continué la découverte de la péninsule en longeant la côte sud. La route côtière est jolie, le panorama qui s’ouvre depuis le Coomakesta Pass est agréable, de même que le Derrynane National Park mais ce n’est pas très spectaculaire par rapport à ce que nous avons vu avant, notamment sur la péninsule de Dingle.

       Nous avons pris une petite route nous menant au Staigue Fort, un des nombreux Ring Fort (des forts circulaires aux murs de pierre sèche très épais) qui parsèment la région. Il n'en reste que des murs, mais de là, on a une jolie vue.



Murielle a un peu soigné sa phobie. On imagine mal un animal aussi coquet se transformer en mouton-garou.


    Sur la route vers Kenmare, une pause dans un pub nous a permis de rencontrer notre premier vieil irlandais à l’accent improbable, qui s’est évidemment fait un plaisir de nous parler un bon moment. Pourquoi est-ce que quand on ne les comprend pas les gens disent-ils exactement la même chose à la même vitesse mais plus fort ?
    Kenmare est une petite ville aux devantures colorées, très typique et plaisante. Et c’est plein de petits restos et pubs agréables. Je vous conseille le Lamb’s shank (jarret d’agneau) de chez O’Donnabhain’s, très bon. Nous y avons trouvé une bonne A.J. avec la douche la plus grande que je n’aie jamais vue et c’était très propre.

Adresse: Kenmare Lodge Hostel, Main Street, Kenmare 


3- Péninsule de Beara

      Nous sommes parties vers une région un peu moins connue. Nous avons suivi une petite route de campagne et passé le Healy Pass pour rejoindre la côte sud.

 Péninsule de Beara, Healy Pass


    Nous avons ensuite eu notre première (et seule grosse pluie), nous avons donc dû passer l’après-midi dans un pub d’Allihies, au bout de la péninsule.
Enfin, les pubs irlandais sont en général tellement sombres que nous n’avons pas vu que la pluie s’était arrêtée alors peut-être qu’il n’a pas plu toute l’après-midi après tout. En tous cas, lorsque nous sommes ressorties du pub, il faisait beau et nous avons pu profité des dernières heures du jour pour nous balader dans la campagne, en bordure d’océan. Là, nous avons émis l’hypothèse que si les villages sont si colorés, c’est pour pouvoir les retrouver dans la brume.

Péninsule de Beara, Allihies

Allihies 

     Pour rejoindre le Kerry à nouveau, nous n’avons évidemment pas suivi la route principale
(ce n’est pas notre genre, vous l’aurez compris)mais nous avons suivi vraiment la côte par une route minuscule. Nous voulions trouver le fromage Milleens produit à Eyeries (le mot fromage a un effet magique sur moi)et évidemment c’est quand nous avons rejoint la route principale à Ardgroom, quelques heures plus tard, que nous l’avons trouvé (il faut d'ailleurs qu'on m'explique où sont cachées les vaches qui produisent le lait pour ce fromage). A Eyeries, nous avons suivi le panneau "strand" pour nous retrouver sur une sorte de plage un peu immonde (avec une espèce de tas d’ordures à l’entrée), c’est là que nous avons décidé de nous méfier des panneaux signalant les lieux touristiques. Entre Ardgroom et Kenmare, nous avons suivi un panneau indiquant un "stone circle" et en voyant une épave de voiture devant quelques bouts de cailloux pas très spectaculaires, nous avons compris qu’il fallait vraiment absolument nous méfier des panneaux.

 

    Pour donner une idée de la vitesse à laquelle nous avons fait le trajet d’Allihies à Kenmare, nous sommes parties de l’A.J., le matin, un peu après deux cyclistes que nous avons régulièrement doublés et que nous n’avons définitivement semés que tard l’après-midi, un peu avant Kenmare. On peut dire que nous avons pris notre temps (ou ils ont roulé très vite, ce qui est peu probable quand on les voyait grimper une côte, et il y en avait beaucoup des côtes).

 
A suivre...

Rédigé par Isil

Publié dans #Sorties - Voyages

Publié le 24 Mai 2008

Corto Maltese : Les Celtiques

De Hugo Pratt

Edition Casterman

104 pages



Quatrième de couverture : Corto Maltese appartient à cette lignée de héros que l’on retrouve dans les épopées celtes antiques, qu’elles soient irlandaises, galloises ou bretonnes. Il participe à des actions fantastiques, rêve de ce qui n’existe pas, mais il agit dans un univers de formes et de signes dans lequel le réel et l’imaginaire sont confondus. Les événements, qui se déroulent pendant la Première Guerre Mondiale, se situent dans les territoires mythiques des exploits de Merlin et d’Obéron, de Morgane et de Banshee. 

 


Je suis une très grande fan d’Hugo Pratt et surtout de son héro Corto Maltese. Pendant mes études, j’ai lu et relu beaucoup de ses aventures mais j’en avais oubliées certaines, dont les Celtiques.

Cet ouvrage regroupe quatre histoires en rapport avec le celtisme, évidemment, mais toutes ne se déroulent pas en Irlande. Après une si longue pause, j’ai retrouvé Corto avec un peu d’appréhension (cela faisait plusieurs années que je n’avais pas lu de Corto Maltese car à l’époque je les empruntais à la bibliothèque), qui s’est finalement transformée en extase.

 

- Concert en O mineur pour harpe et nitroglycérine

L’histoire se déroule en 1917 en Irlande, où Corto Maltese prête main forte à l’IRA. C’est pour moi la partie la moins réussie car c’est trop court et les raccourci me semblent un peu trop évident. Elle aurait mérité d’être traitée en un seul album.

 

- Songe d’un matin d’hiver

Corto Maltese se réveille à Stonehenge pendant la Première Guerre Mondiale. L’histoire mélange le mythe et histoire. Il ne s’agit pas seulement de la lutte entre l’Angleterre et l’Allemagne mais aussi entre deux mondes fantastiques : Obéron et Merlin contre Valkyries et Niebelungen (ou Shakespeare contre Wagner). Le mélange aurait pu être assez ridicule mais Pratt a du talent et c’est un malin, sa conclusion est donc magnifique. C’est la partie que j’ai préférée.

 

- Côtes de nuit et roses de Picardie

Première Guerre mondiale toujours. Le Baron Rouge contre les troupes australiennes. Ici, Corto Maltese est plus spectateur. Ce sont les soldats australiens qui tentent d’abattre l’avion du Baron Rouge qui sont au centre de l’histoire.  C’est l’histoire la moins celtique mais la conclusion est formidable (où il est question d’Hermann Goring). Les absurdités des guerres ressortent merveilleusement.

 

- Burlesque entre Zuydcoote et Bray-Dunes

Après un spectacle donné pour les troupes, un crime est commis. Corto mène l’enquête pour sauver un ami. Ici, il y a quelques facilités (l’histoire d’hypnose est un peu faible) mais ça reste très agréable. Et quel plaisir de retrouver Caïn Grosvenore, déjà rencontré dans La Balade de la mer salée !

Publié le 22 Mai 2008

La Razzia des vaches de Cooley

De Anonyme
Gallimard
325 pages




Quatrième de couverture : "Au temps fabuleux de l'Irlande préchrétienne, quand régnaient sur l'Ulster les rois guerriers et les druides, et le grand Conchobar, mort de colère, selon la légende, en apprenant la crucifixion du Christ, une simple dispute entre le roi Ailill et la reine Medb à propos d'un taureau manquant engendra une guerre violente et sans merci qui bouleversa tout le pays du nord au sud. Tel est le sujet de la Táin Bó Cúalnge, la "Razzia des Vaches de Cooley", l'un des grands livres fondateurs de l'Irlande, témoignage unique sur la civilisation celtique si méconnue, dont Christian Guyonvarc'h nous donne aujourd'hui l'admirable traduction.

Au coeur du récit, Setanta, fils de Sualtam, surnommé Cúchulainn ("celui qui a vaincu le chien du forgeron"), est le héros absolu des Gaëls, l'égal d'Achille, d'Héraklès et de Mithra. Eternellement jeune et beau, il est muni de tous les dons - y compris celui de la magie. Il entre dans la guerre, animé par la ferg, la fureur guerrière qui peut faire bouillir "haut comme le poing" l'eau des baquets, son corps bandé comme l'arc qui couvre le ciel après la pluie, son oeil unique dardé, et brandissant l'arme invincible, le "javelot-foudre".

Mais la Táin Bó Cúalnge conte tout autre chose qu'une simple razzia. Elle conte la fondation de la terre d'Irlande, ses villages, ses rivières et ses gués, ses collines et ses pâturages. Elle conte la mémoire qui unit les Gaëls aux anciens guerriers pasteurs venus d'au-delà des Carpathes. Cúchulainn, après avoir triomphé de ses ennemis, meurt trahi par la magie des sorcières. Avec lui disparaît l'ordre mythique, aboli par l'arrivée en Irlande du premier missionnaire et dernier des druides, saint Patrick.

Rare survivante d'une extraordinaire civilisation, qui avait traversé les âges au rythme lent des bêtes à cornes, la Táin Bó Cúalnge nous fait accéder au mystère de la création mythique et à l'envoûtement de la langue celtique, comme à l'une des sources les plus pures de la civilisation occidentale."  J.M.G. Le Clézio. 

 


“La Razzia des vaches de Cooley” est un texte irlandais dont la plus ancienne version écrite connue remonte au Xème ou XIème siècle. N’étant pas très habituée à ce genre littéraire, je ne peux en parler qu’avec une grande difficulté. Je pourrais dire que c’est « intéressant », ce qui en général signifie que c’est ennuyeux comme un jour de pluie. En fait, ennuyeux n’est pas le terme ici car je ne regrette pas cette lecture mais c’est surtout difficile à lire pour notre époque. Pour vous donner une idée du style, voici le début :

« [Il arriva] une fois à Ailill et à Medb, après qu’on leur eut préparé leur lit royal dans la forteresse de Cruachan du Connaught, d’avoir entre eux une dispute sur l’oreiller.

« C’est une parole vraie, ô fille, dit Ailill : c’est une femme bonne que la femme d’un homme noble. – Elle est bonne, en vérité, dit la fille, d’où cela te vient-il ? – Cela me vient, dit Ailill, de ce que tu es meilleure aujourd’hui qu’au jour où je t’ai prise. J’étais bonne avant toi, dit Medb. – C’est un bien dont nous n’avons pas entendu parler et dont nous n’avons rien su, dit Ailill, si ce n’est que tu étais sur bien de femme et que les ennemis des territoires les plus proches étaient toujours à voler ce qu’il y avait chez toi à voler et à piller. – Je n’étais pas ainsi, dit Medb, mais mon père était dans la haute royauté d’Irlande, à savoir Eochu Feidleich, fils de Find, fils de Findoman, fils de Findén, fils de Findguin, fils de Rogen Ruad, fils de Rigén, fils de Blacthacht, fils d’Enna Agnech, fils d’Oengus Turbech. Il avait six filles : Derbriu, Ethi et Ele, Clothru, Mugain, Medb. C’est moi qui était la plus noble et la plus distinguée d’entre elles. J’étais la meilleure pour la grâce et la générosité ; j’étais la meilleure à la bataille, au combat et à la contestation. »

Et encore, je vous épargne les notes explicatives, utiles voire nécessaires, mais ralentissant considérablement la lecture par leur nombre et leur longueur. Cependant, ça devient plus facile à lire au fur et à mesure, question d’habitude, sans doute.

 

Ce qui m’a surtout posé problème est le côté répétitif de l’action. Ici, comme dans tous ces textes médiévaux, les personnages sont basiques et n’ont aucune dimension psychologique, seule la recherche de la puissance et de la gloire compte. Cuchulainn voit un ennemi venir le défier, on assiste toujours à peu près au même dialogue et puis l’ennemi se retrouve la tête tranchée. Enfin, il y a des variantes, parfois il y a plusieurs ennemis et Cuchulainn tranche alors plusieurs têtes à la fois, ou alors il tranche aussi une autre partie du corps ou il tranche à la verticale. On peut admirer l’exploit technique (j’ai déjà du mal à trancher une demi baguette dans le sens de la longueur alors forcément, je suis admirative), mais de là à relancer l’intérêt, ça ne suffit pas.

 

J’ai quand même trouvé certains passages très intéressants car ils en disent beaucoup sur la culture celte. J’ai d’ailleurs été surprise par une certaine liberté sexuelle qui semble être acceptée chez les femmes nobles. En fin de compte, ce sont les passages descriptifs que j’ai le plus appréciés car ils permettent une certaine respiration entre les scènes répétitives de combat et montrent la vision du monde des celtes irlandais.

 

L’intérêt principal que j’y ai trouvé, c’est que, comme l’Edda (que j’ai aimé) et les Saga (que je n’arrive pas à finir), cette vision mythique du monde est l’ancêtre lointain de la fantasy d’aujourd’hui. Je suis d’ailleurs surprise qu’aucun auteur contemporain (à ma connaissance) n’ait écrit un roman basé sur ce héros, alors que le personnage d’Arthur est si souvent repris. L’histoire de la Razzia a pourtant un potentiel dramatique et héroïque qui me semble correspondre aux thèmes de la fantasy.


N.B.: Il existe une version de la légende de Cuchulainn écrite par Lady Gregory (grande amie du poète W.B. Yeats) que je possède (en version anglaise) mais que je n'ai pas encore lue.

Rédigé par Isil

Publié dans #Livres - Autres

Publié le 19 Mai 2008

Bonsoir à tous et merci pour vos messages.
J'ai passé quinze jours formidables. Je suis de retour avec des photos et des souvenirs d'Irlande (dont de magnifiques coups de soleil et même une allergie au soleil). J'espère vous faire partager ces images le plus vite possible.

En attendant, voici un petit avant-goût avec les ratés du voyage (ou de mes compétences de photographe):
L'Irlande authentique, celle que l'on voit dès qu'on quitte les routes principales ne ressemble pas toujours au merveilleux pays des cartes postales. 
Attention, par exemple, si vous suivez tous les panneaux "strand", vous pouvez voir un paysage magnifique comme là
ou ça

Si vous suivez au hasard un panneau "stone circle", vous pouvez faire un détour de 15 km pour voir ce chef d'oeuvre:














Non, ce n'est pas la Vallée de la Mort, mais bien un des lieux les plus touristiques d'Irlande:
Et pour finir, ceci n'est pas une tireuse à Guiness mais un distributeur d'eau bénite.

Le tourisme en Irlande, c'est donc parfois spécial, comme l'alimentation irlandaise, d'ailleurs. C'est en effet la première fois qu'on me sert un gratin de pommes de terre avec de la purée, des nouilles ou du riz avec de la purée (ou des frites parce que c'est important d'avoir le choix!). Bref, quand l'Irlande mélange modernité et tradition, ça donne des plats lourds à digérer.

Et la palme du pire hébergement revient à:Si vous avez le sens du commerce, un petit coup de peinture sur du parpaing et hop vous pouvez créer une petite Auberge de Jeunesse dans votre cabane de jardin (et encore, je vous épargne la salle de bain de l'autre côté de la rue).

Bon heureusement, je ne garde que de bons souvenirs des 2300 km effectués à bord d'une voiture naine qui a eu bien du mérite de supporter le traitement que nous lui avons fait subir:En forçant un peu, on a même pu fermer le coffre, sans avoir à l'attacher avec de la ficelle. Pour louer cette voiture, voyagez léger!


Je reviens vous faire partager mon album de voyage le plus vite possible avec des photos bien plus intéressantes.

Rédigé par Isil

Publié le 2 Mai 2008



La vie est parfois difficile. Jugez par vous-même : en août 2007, je décide que mon prochain voyage sera en Ecosse. Comme ça fait un moment que je ne suis pas partie à l’étranger, je m’offre un beau voyage certes mais aussi assez coûteux.

Et puis voilà qu’une copine me propose d’aller en Irlande et alors c’est le drame, deux beaux voyages en six mois, si ce n’est pas malheureux ! Heureusement j’aime les pâtes (c’est mon avenir pendant un certain temps) donc je pars demain pour deux semaines. 

 

Au programme, l’ouest de l'Irlande: the Ring of Kerry, la péninsule de Dingle, les falaises de Moher, le Burren, Galway et le Connemara.
Un programme chargé donc et évidemment, il est probable que je ne verrai pas la moitié de ce que j’ai prévu.

A dans deux semaines donc.

Rédigé par Isil

Publié le 2 Mai 2008

Pierre-Auguste Renoir - Chemin montant dans les hautes herbes
Huile sur toile, vers 1874, 60 × 74, musée d‘Orsay, Paris

 

J’ai mis du temps à aimer Renoir mais plus je vais au musée d’Orsay, plus je passe de temps à admirer ses toiles. J’aime particulièrement ses paysages et ses scènes d’extérieur. Cette toile est proche de celle des « Coquelicots » de Monet. J’avoue une grosse préférence pour celle de Renoir.

Rédigé par Isil

Publié dans #Pinacothèque