Publié le 28 Octobre 2007

Les Joyeuses commères de Windsor

De William Shakespeare

Théâtre du Nord-Ouest, Paris

 
 

Deux commères vont se venger du gros Falstaff qui prétend les séduire toutes les deux.
 

 


Cette pièce est une grosse farce et c’est une des comédies de Shakespeare que j’apprécie le plus. Le théâtre du Nord-ouest est un minuscule théâtre de deux salles où se joue en alternance l’œuvre complète de Shakespeare, jusqu’en mars 2008. Cette pièce se joue dans la plus petite salle qui n’a pas du tout l’air d’une salle de théâtre mais plutôt d’une cave avec des banquettes contre les murs. Il n’y a aucun décor et c’est du coup un peu triste. Cependant, j’ai trouvé que la mise en scène utilisait habilement les défauts de la salle et on est au plus près des comédiens. Les costumes de la scène finale ont plus l’air de costumes de Mardi-gras que de théâtre. Les acteurs secondaires ne sont pas tous excellents mais dans l’ensemble, ils s’en sortent bien et Falstaff et les deux commères sont très bien. Il ne faut donc pas s’attendre à un spectacle très impressionnant et solennel comme dans de plus grandes salles mais ça vaut quand même le coup, ne serait-ce que pour découvrir l’œuvre magnifique du grand Shakespeare.

 
Pour voir le programme du théâtre : www.theatredunordouest.com

Rédigé par Isil

Publié dans #Sorties - Voyages

Publié le 28 Octobre 2007

Joyeuses funérailles  joyeuses-funerailles.jpg

Réalisé par Frank Oz

Avec Matthew MacFadyen, Rupert Graves, Daisy Donovan, Alan Tudyk




Le jour des funérailles du patriarche, famille et amis arrivent chacun avec leur dose de problèmes. Daniel, le fils, va revoir son frère rival Robert, célèbre romancier parti vivre aux États-Unis. Martha, la cousine, veut à tout prix faire accepter à son père vieux jeu son nouveau fiancé qui a accidentellement avalé une pilule hallucinogène...
Mais les vraies complications commencent lorsqu'un invité mystérieux, menace de dévoiler un terrible secret de famille... Daniel et sa joyeuse bande vont user de tous les moyens pour enterrer le père... et ses confidences.



Cette comédie anglaise est la plus réussie que j'ai vue ces dernières années. J'ai ri du début à la fin. Seul un gag particulièrement scatologique aurait pu nous être épargné. Les acteurs sont tous parfaits, du vieil oncle acariâtre au cousin dont les pilules de Valium (qui n’en sont pas vraiment) font des ravages. Comme ce n'est pas une très grosse production, ce film a vraiment besoin d'être soutenu pour exister donc, n'hésitez pas si vous aimez l'humour très british qui ose même s'attaquer aux tabous liés à la mort.

indispensable

Rédigé par Isil

Publié dans #DVD & Cinéma

Publié le 27 Octobre 2007

Life on Mars (Saison 1)life-on-mars-1.jpg


Série policière britannique

Avec John Simm (Sam Tyler), Philip Glenister (Gene Hunt), Liz White (Annie Cartwright), Dean Andrews (Ray Carling), Marshall Lancaster (Chris Skelton)




Sam Tyler est un jeune et brillant inspecteur de police. Lors de la traque d’un tueur en série qui a kidnappé son amie, il est percuté par une voiture. Sam se réveille dans un terrain vague, sans son portable mais vêtu d’une chemise très seventies. Il n’est plus en 2006 mais en 1973 !

 


Encore une chouette série proposée par la BBC. Je l’avais repérée depuis longtemps mais n’avais pas eu l’occasion de la voir. J’ai vu tous les épisodes (8 seulement hélas) en 2 jours seulement. L’originalité, une réalisation léchée, des fringues inimitables et une bande originale de luxe (Bowie, the Who, les Beatles… bref, digne d’un épisode de Cold Case) font de cette série une des meilleures que j’ai vues ces derniers temps. En plus d’une série policière très réussie, c’est assez drôle. Bon, les flics de 1973 sont caricaturaux (ils picolent, sont tous corrompus, témoins et suspects sont tous traités comme des chiens, et question technologie, on est loin des Experts…) mais c’est justement leur décalage avec Sam Tyler et ses méthodes d’investigation modernes qui sont jubilatoires. Life on Mars a très largement mérité son International Emmy Award de la meilleure série.

En bonus, les hits parade de 1973, en France et à l’étranger. J’aurais préféré la liste de tous les morceaux entendus dans la série, tous meilleurs les uns que les autres.

coup de coeur

Rédigé par Isil

Publié dans #DVD & Cinéma

Publié le 21 Octobre 2007

Voici la liste des 100 romans les plus appréciés des anglais, trouvée chez Chrestomanci. C’est tiré d’un programme lancé par la BBC et appelé The Big Read. Je me suis livrée au test comparatif:

Violet : livre lu

Bleu : intention de lire

Rouge : Je n'y pense même pas

+ : Dans ma bibli personnelle

* Jamais entendu parler

 

1. Le Seigneur des Anneaux de J.R.R. Tolkien +

2. Orgueil et préjugés de Jane Austen +

3. A la croisée des mondes de Philip Pullman +

4. Le Guide du voyageur galactique de Douglas Adams +

5. Harry Potter et la coupe de feu de J.K. Rowling +

6. Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur de Harper Lee *

7. Winnie l'Ourson de A.A. Milne

8. 1984 de George Orwell

9. Le lion, la sorcière blanche et l'armoire magique (Chroniques de Narnia) de C.S. Lewis +

10. Jane Eyre de Charlotte Brontë +

11. Catch-22 de Joseph Heller *

12. Les Hauts-de-Hurlevent d'Emily Brontë +

13. Les chemins de feu de Sebastian Faulks *

14. Rebecca de Daphne du Maurier

15. L'Attrape-Coeurs de J.D. Salinger

16. Le vent dans les saules de Kenneth Grahame +

17. Les grandes espérances de Charles Dickens +

18. Les quatre filles du docteur March de Louisa May Alcott

19. La Mandoline du Capitaine Corelli de Louis de Bernières *

20. Guerre et paix de Leon Tolstoï +

21. Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell

22. Harry Potter à l'école des sorciers de J.K. Rowling +

23. Harry Potter et la chambre des secrets de J.K. Rowling +

24. Harry Potter et le prisonnier d'Askaban de J.K. Rowling +

25. Bilbo le Hobbit de J.R.R. Tolkien +

26. Tess d'Uberville de Thomas Hardy
27. Middlemarch de George Eliot +

28. Une prière pour Owen de John Irving

29. Les raisins de la colère de John Steinbeck

30. Les aventures d'Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll

31. La fabuleuse histoire de Tracy Beaker de Jacqueline Wilson *

32. Cent ans de solitude de Gabriel Garcia Marquez +

33. Les piliers de la Terre de Ken Follett

34. David Copperfield de Charles Dickens +

35. Charlie et la chocolaterie de Roald Dahl

36. L'île au trésor de Robert Louis Stevenson +

37. Le testament de Nevil Shute *

38. Persuasion de Jane Austen +

39. Dune de Frank Herbert +

40. Emma de Jane Austen +

41. La maison aux pignons verts (la saga d'Anne) de Lucy Maud Montgomery

42. Les garennes de Watership Down de Richard Adams

43. Gatsby le Magnifique de F. Scott Fitzgerald

44. Le Comte de Monte Cristo d'Alexandre Dumas

45. Retour à Brideshead d'Evelyn Waugh *

46. La ferme des animaux de George Orwell +

47. Un chant de Noël de Charles Dickens +

48. Loin de la foule déchaînée de Thomas Hardy

49. Bonne nuit, Monsieur Tom de Michelle Magorian *

50. Les pêcheurs de coquillages de Rosamunde Pilcher *

51. Le jardin secret de Frances Hodgson Burnett

52. Des souris et des hommes de John Steinbeck

53. Le fléau de Stephen King +

54. Anna Karénine de Léon Tolstoï

55. Un garçon convenable de Vikram Seth *

56. Le bon gros géant de Roald Dahl
 
57. Swallows and Amazons d'Arthur Ransome *

58. Les aventures du prince noir de Anna Sewell

59. Artemis Fowl d'Eoin Colfer +

60. Crime et châtiment de Fiodor Dostoïevski

61. Entre chiens et loups de Malorie Blackman *

62. Geisha d'Arthur Golden

63. Le conte des deux villes de Charles Dickens

64. Les oiseaux se cachent pour mourir de Colleen McCollough

65. Mort de Terry Pratchett +

66. L'arbre qui batifole d'Enid Blyton

67. Le Mage de John Fowles *

68. De bons présages de Terry Pratchett +

69. Au guêt de Terry Pratchett +

70. Sa Majesté des Mouches de William Golding

71. Le parfum de Patrick Süskind +

72. The ragged trousered Philanthropists de Robert Tressell *

73. Ronde de nuit de Terry Pratchett +

74. Matilda de Roald Dahl

75. Le journal de Bridget Jones de Helen Fielding +

76. Le maître des illusions de Donna Tartt

77. La femme en blanc de Wilkie Collins

78. Ulysse de James Joyce

79. Bleak House de Charles Dickens

80. A nous deux de Jacqueline Wilson *

81. The Twits de Roald Dahl *

82. Le Château de Cassandra de Dodie Smith *

83. Le passage de Louis Sachar *

84. Gormenghast de Mervyn Peake

85. Le dieu des petits riens de Arundhati Roy
86. Mon amie pour la vie de Jacqueline Wilson*

87. Le meilleur des mondes d'Adous Huxley +

88. La ferme de froid accueil de Stella Gibbons *

89. Magicien de Raymond E. Feist

90. Sur la route de Jack Kerouac

91. Le parrain de Mario Puzo *

92. Les enfants de la Terre de Jean M. Auel

93. La huitième couleur de Terry Pratchett +

94. L'Alchimiste de Paulo Coelho

95. Katherine d'Anya Seton *

96. Kane et Abel de Jeffrey Arche *

97. L'amour au temps du choléra de Gabriel Garcia Marquez

98. 3 filles et 9 bonnes résolutions de Jacqueline Wilson *

99. Journal d'une princesse de Meg Cabot *

100. Les enfants de minuit de Salman Rushdie

 

BILAN :

43 lus (dont 2 abandonnés), dont 36 pour lesquels j’ai au moins un exemplaire dans ma bibliothèque et 11 lus plusieurs fois.
13 que je vais lire
12 que je ne lirai certainement jamais
25 que je ne connais pas
8 que je lirai peut-être un jour si je n’ai pas plus intéressant à faire

Bilan pas si mauvais, surtout parmi les classiques. Évidemment, le fait que certains auteurs comme Terry Pratchett et Dickens soient surreprésentés m’a beaucoup aidé. J’en ai même lu un certain nombre plusieurs fois.

Comme je me dis que l’expérience compte beaucoup dans ce genre de classement, je viens de prendre un sacré coup de vieux!

Et vous quel est votre bilan?

En réalité, le vrai test intéressant serait de créer notre propre liste de nos livres préférés pour pouvoir établir une vraie comparaison car beaucoup de mes favoris ne sont pas dans la liste et ceux qui le sont, ne seraient pas forcément classés de la même façon (certains que j’ai lus ne font pas partie de mes favoris, c’est certain). 

Rédigé par Isil

Publié dans #Brèves de blog

Publié le 20 Octobre 2007

Doctor Who (saison 2)Doctor-Who-2.jpg

Série de Science-fiction anglaise

Avec David Tennant, Billie Piper





Rose doit s’adapter à la nouvelle apparence du Docteur Who et ils repartent tous les deux pour de nouvelles aventures. Cette fois, ils sont aux prises avec un loup-garou, ils rencontrent la Reine Victoria, Mme de Pompadour et retrouvent de vieilles connaissances tout au long de cette saison.
 
 


Avant tout, laissez-moi pousser un cri de colère: Aaaaaahhhhh! Ils ont osé: France Télévision a “oublié” un épisode: le bonus de Noël qui fait le lien entre les deux saisons. C’est une honte !  

Bien, les choses désagréables étant dites, on peut maintenant parler de ce qui est formidable, tout le reste. J’ai autant aimé cette saison que la première et j’ai autant aimé le nouveau Docteur que l’ancien. Préparez vos mouchoirs, le dernier épisode est bouleversant.

coup de coeur

Rédigé par Isil

Publié dans #DVD & Cinéma

Publié le 19 Octobre 2007

Les 20 et 21 octobre
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Lusignan est une toute petite ville située dans la Vienne (86), à une vingtaine de kms de Poitiers. Le programme de cette année semble alléchant, avec des auteurs de BD et de fantasy comme Sébastien Ferran ou Hervé Jubert. Alors si vous êtes dans la région, n'hésitez pas!

RENSEIGNEMENTS:
Bibliothèque: 0549890396
Mairie: 0549433148
lusignan@cg86.fr

Programme et liste des Auteurs & illustrateurs présents 
(en format pdf)

http://editions.flblb.free.fr/images/affiches/progweb/proglusignan.pdf


Rédigé par Isil

Publié dans #Sorties - Voyages

Publié le 14 Octobre 2007

The BestRunrig-The-Best.jpg
De Runrig






Everything you see Runrig-Everything-you-see.jpg














Au cours de mon voyage en Ecosse, j'ai découvert Runrig, groupe écossais qui existe depuis trente ans. Et c'est grâce à un allemand, ça ne s’invente pas. 
Le groupe fait du pur folk rock aux influences celtiques évidentes, avec la présence fréquente de fiddle, d’accordéon… Quelques chansons sont en gaélique, une langue que je trouve très mélodieuse (c’est sans doute pour ça que beaucoup d’écossais chantent bien). Les deux albums possèdent un bon dosage entre énergie rock et douceur mélancolique et délicatesse gaéliques.
 

« Everything you see » est le dernier album en date et il est très bon, mais je conseille surtout le « Best of » dont la pochette montre un arbre. L'album retrace la carrière du groupe et c'est une bonne manière d'entrer dans l'univers de Runrig. Il y a dessus la version live de « Loch Lomond », une chanson traditionnelle écossaise qui est, semble-t-il, devenu l’hymne du groupe et qu’il reprend donc à chaque concert. L’original est très émouvant et la version de Runrig, un vrai morceau d’anthologie, du genre qui vous pousse à reprendre le refrain à tue-tête dans la cuisine (ou sous la douche, c'est vous qui voyez), et qui en outre donne vraiment envie de découvrir le groupe en concert. 


Paroles de "Loch Lomond"

By yon bonnie banks and by yon bonnie braes,
Where the sun shines bright on Loch Lomond
Where me and my true love were ever wont to gae,
On the bonnie, bonnie banks o’ Loch Lomond.

 

Chorus:
O ye’ll tak’ the high road and I’ll tak’ the low road,
And I’ll be in Scotland afore ye.
But me and my true love will never meet again,
On the bonnie, bonnie banks o’ Loch Lomond.
 
 

‘Twas there that we parted in yon shady glen,
On the steep, steep side o’ Ben Lomond.
Where in deep purple hue, the hieland hills we view,
And the moon comin’ out in the gloamin’.
 
 

The wee birdies sing and the wild flowers spring,
And in sunshine the waters are sleeping:
But the broken heart, it kens nae second spring again,
Tho’ the waefu’ may cease from their greeting.

Rédigé par Isil

Publié dans #Musique

Publié le 13 Octobre 2007

Me voilà de retour, appauvrie (tout est cher en Ecosse, sauf la bière, heureusement que j'aime ça!), épuisée mais enchantée de mon séjour. J’ai pourtant eu un départ difficile, avec un retard de deux heures de l’avion, heureusement passé à discuter avec deux néo-zélandais en partance pour le match de rugby contre l’Ecosse à Edimbourg.
Ecosse-001.jpg



























Bilan de mon séjour : les paysages sublimes de l’île de Skye et des Highlands, des moutons, une météo presque parfaite (2 jours de pluies intermittentes seulement, et avec arc-en-ciel en prime), des rencontres intéressantes (aucune surnaturelle, quoique John?!), 16 bières différentes testées (je ne vous dis pas en quelle quantité !), encore des moutons, du rugby et surtout une terrible envie d’y retourner car je n’ai pas vu le quart de ce que j’avais prévu.

Bon, je vous avertis, ce qui suit est plus un journal de bord qu’un résumé, c’est donc long. Je l’avoue, très égoïstement, c’est la manière que j’ai de garder une trace écrite de mes aventures. Je prend donc le risque de vous raser. 
Comme j'ai aussi envie de faire connaitre les adresses où j'ai été bien accueillie, vous aurez également droit à quelques intermèdes publicitaires.
 

1-Glasgow

Mon premier contact « écossais » a été avec un chauffeur de taxi : petit conseil, ne dites où vous allez qu’une fois bien arrimé car ils partent sur les chapeaux de roue. Je ne connaissais les taxis britanniques que de vue et c’est comme la voiture dans le monde d’Harry Potter, c’est plus grand à l’intérieur qu’à l’extérieur, on peut être 5 passagers. Après une bonne nuit de sommeil dans un hôtel peu chaleureux mais très calme (et en plus il y a un bon pub tout près, critère important pour moi), j’ai pris mon premier petit déjeuner écossais. La principale différence avec l’anglais, ce sont les champignons et le « potato scone » (une sorte de galette de pomme de terre) et, en dehors des grandes villes, on échappe aux horribles haricots blancs à la sauce tomate au bon goût de conserve (à 8h du mat, c’est dur !). Par contre, on n'échappe jamais à l'horrible café britannique! J’ai regretté qu’il n’y ait pas de « dessert », scones, muffins et autres comme en Angleterre. Par contre les galettes à base d’avoine, c’est comme le pain de route des Elfes dans le Seigneur des Anneaux, au bout d’un moment on se lasse un peu mais pour être honnête, ça vous garde en forme pour la journée et permet de sauter le déjeuner.

Glasgow est une ville agréable mais pas fascinante. En une journée, j’ai l’impression d’en avoir fait le tour. Et puis, pour être honnête, faire du tourisme au milieu d’une foule qui fait du shopping, ce n’est pas très agréable. Il parait que la vie nocturne y est intéressante mais n’étant pas vraiment une noctambule… Bon, l'université est super belle, ça donne envie de reprendre ses études (enfin presque) et depuis la nécropole qui jouxte la cathédrale St Mungo, on a une belle vue sur la ville.
Ecosse.jpg     George Square


J'ai eu bien du mal avec les bus de Glasgow. Pour partir de l'hôtel vers le centre, pas de problème, mais pour le retour, impossible de trouver l'arrêt correspondant. J'ai donc eu le grand privilège de faire un deuxième vol plané dans un taxi!
Quant au match de la coupe du monde de rugby, l’ambiance était plutôt molle, l’Ecosse ayant été dominée largement du début à la fin.


2-Fort William

Pour arriver à Fort William, le train passe par la région du Loch Lomond et de Rannoch Moor, où les paysages sont magnifiés par le moindre rayon de soleil lorsque le temps est gris. Le voyage est donc long mais superbe.

La ville en elle-même n’est pas intéressante (la rive du Loch Linnhe est coupée de la ville par une horrible route très passante), le temps y a été mauvais (ça laisse présager le pire pour les 15 jours suivants: je n’ai même pas pu voir le sommet du Ben Nevis, point culminant de la Grande-Bretagne) et j’ai eu du mal à trouver un logement (c’est pris d’assaut). Après un porte à porte d'anthologie (avec tomber nez à nez avec propriétaire en kilt, entre autres, j’ai fini par trouver une chambre dans un Bed & Breakfast à deux pas du centre, très confortable et calme (et puis près des pubs aussi, je me répète là, non?)
IMG-0759.JPG     Vue sur le loch depuis ma chambre

Adresse : Stobahn, Fassifern Road, Fort William
Tél. 01397 702790

J’ai donc profité du temps incertain pour partir à bord du Jacobite Steam Train, un train à vapeur hyper-touristique et cher que je n'avais donc pas prévu au programme au départ, qui en deux heures relie la ville à Mallaig, gros village sans grand intérêt d’où partent les ferries pour Skye. Les paysages traversés sont sauvages et sublimes (je ne pensais pas qu’il pouvait y avoir tant de verts différents dans la nature, hélas, les photos ne font pas ressortir la grandeur et la magnificence des lieux). On passe même sur le viaduc de Glenfinnan qui a servi de décor à Harry Potter et la Chambre des Secrets. J’y ai rencontré Steve et Mary, un couple de retraités australiens très sympas, qui ont les mêmes problèmes que moi pour comprendre ce que dit la speakerine dans le train (si même des anglophones ne comprennent pas!) et surtout, fans du Doctor Who (moi qui croyait qu’il ne fallait pas avoir plus de 15 ans d’âge mental pour aimer ça, ça m’a rassuré)
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De retour à Fort William, toujours des averses (et mon troisième arc-en-ciel de la journée), je me réfugie donc au West Highland Museum, petit musée sur l’histoire et la vie locales où j’ai appris la véritable histoire d’Alan Breck,
beaucoup moins romantique que dans le roman "Kidnapped" de R.L. Stevenson mais surtout que dans la version filmée de la BBC.
 
Ma journée pluvieuse s’est terminée par un « Pub crawling », ça s'imposait je crois. Enfin, je me suis arrêtée au deuxième pub de la rue car ce qui est bien en Ecosse, c’est que les vieux locaux ne vous laissent jamais boire seul, on m’a donc offert quelques verres. Ce qui est moins bien, c’est qu’après la deuxième pinte (celle qui rend heureux comme le dit Alistair), j’avais tendance à oublier comment on dit « A la votre ! » en gaélique
(Heureusement, mon B&B n’était pas loin). Les Ecossais eux sont capables d'enchaîner bières ou whisky sans problème, il ne faut pas essayer de lutter! Et quand on se dit adieu, les écossais ont une formule traditionnelle qui pourrait se traduire approximativement par « Que votre cheminée fume toujours ». Quand on dit qu’on vient de France, les locaux sont ravis (en dehors des pubs pour touristes en tout cas) et vous avez toujours droit à un petit couplet anti-anglais et à l’histoire de l’Auld Alliance et de Bonnie Prince Charlie (il faut réviser avant de partir à la rencontre des autochtones).


3-Eilean Donan Castle et l’île de Skye

Ma première journée de conduite à gauche avec une Ford Focus, voiture trop grande pour moi qui suis habituée à de plus petits modèles. Il m’a donc fallu une éternité pour aller de Fort William à Portree, sur Skye. Ben j’étais en vacances après tout ! Mais bon c’est vrai que 100 km en plus de 4 heures c’est long. Les paysages méritent bien quelques arrêts et puis c’est la seule route et elle n’est pas très large (plus proche d’une départementale que d’une nationale), alors pour une débutante c’est un peu l’enfer face aux poids lourds et aux cars qui roulent en mordant sur votre côté et à des gens qui n’ont visiblement jamais entendu parler de distances de sécurité.
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J’ai fait un arrêt au château d’Eilean Donan, en grande partie en ruine mais la visite est très bien (en général, les monuments sont très bien mis en valeur). Aucun fantôme à l’horizon mais bon, pourquoi un fantôme déciderait-il de hanter une ruine froide quand il y a tant de châteaux en meilleur état dans le pays ?
IMG-0789.JPG     Eilean Donan Castle

Arrivée à Portree, je n’étais pas au bout de mes peines. Beat, une visiteuse du blog, m’avait indiqué l’adresse d’un B&B, mais je n’arrivais pas à le trouver sur ma carte. Quand l’employé de l’office du tourisme me l’a indiqué, j’ai un peu tiqué (ça avait l’air vraiment paumé et loin de Portree, seule ville de l’île) mais bon, me voilà repartie sur les routes à l’assaut de l’île. La route est déserte, c’est agréable, il suffit que je ne rate pas la voie qui mène au B&B. Elle est bien indiquée, je m’engage vaillamment sur la route… enfin route est un grand mot car j’ai découvert, pour mon premier jour de conduite, les joies des voies uniques où les voitures se croisent sur des refuges. C’est désert, le jour décline, des nuées de corbeaux volent en croassant (il ne manque plus que la brume et les châteaux en ruine pour avoir l’impression d’être dans un roman gothique) mais c’est très beau, j’hésite donc entre la malédiction et les remerciements à l’égard de Beat. Le B&B est tenu par une gentille vieille dame et il est confortable (même si les chaises grincent un peu). Après une belle ballade au milieu des moutons (et de mes nouvelles amies les corneilles à dos gris), je penche sincèrement pour les remerciements. Pas de pub à l’horizon, mais une bonne nuit de sommeil dans un endroit très paisible (les seuls gens qui passent sont les locaux, peu nombreux, car c’est un cul-de-sac) et un bon point de départ pour explorer le nord de l’île.

Adresse: Mrs Nicolson, B&B Cnoc Preasach,
Glenhinisdale, by Portree, Isle of Skye (à une vingtaine de kms de Portree, en dir de Uig)
tel. 01470 542406

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IMG-0810.JPG    Vue depuis ma chambre au réveil


La péninsule de Trotternish est magnifique,
surtout lorsque le temps est doux et ensoleillé, et mérite quelques ballades même si on n’est pas un randonneur confirmé. Une grande partie de la route est en voie unique mais en étant attentif, c’est assez facile, même s’il y a encore un peu de circulation même à cette période de l’année. Et, chouette coïncidence, je suis tombée nez à nez avec Steve et Mary au milieu de nulle part.
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     Loch Langaig : une belle ballade dans la lande au milieu des montagnes mais j’ai dû rebrousser chemin faute de chaussures imperméables dans des chemins boueux.

IMG-0862.JPG     Old Man of Storr : c’est escarpé et il faut passer à travers une forêt très sombre. Ça vaut vraiment le coup même si on ne va pas jusqu’au bout.


J’ai entendu un chant en gaélique (un jardinier qui travaillait à côté d’un resto), c’est sublime : lent et mélancolique. C’est merveilleux d’entendre ça, seule (avec quelques moutons pour seule compagnie), au milieu de nulle part, sur le rivage, au pied d’une ruine.

     Duntulm Castle

IMG-0854.JPG     Staffin Bay: Beat, j'ai salué l'Ecosse de ta part, je l'ai même écrit dans le sable noir de cette plage!


J’ai un regret concernant Skye, c’est de n’y avoir passé qu’une journée et demi et je n’ai donc pas eu le temps d’aller jusqu’aux Cuillins (montagnes assez spectaculaires, même vues de loin et rapidement).
IMG-0864.JPG     Portree

4-Loch Ness

On m’avait dit qu’il fallait 3 heures pour aller de Skye au Loch Ness, évidemment, j’en ai mis cinq, mais je roulais à une vitesse plus normale et la route est moins peuplée (si on ne tient pas compte des animaux). Il y a des cadavres de biches sur les côtés de routes, je n’avais jamais vu ça !

 

A Drumnadrochit , près d’Inverness, j’ai trouvé un B&B assez cher. Il n’y avait que le petit déjeuner continental (mais c’est assez copieux, jambon, fromages des Orcades, dont l’un était supposé être fort, haha!, servis avec des oatcakes, etc.). Les propriétaires sont jeunes, hyper chaleureux, serviables et de bon conseil et c'est à dix minutes à pied d’un resto et d’un pub où les bières sont nombreuses et excellentes, je n’ai donc pas regretté d’être restée dans ce village à priori hyper touristique (je pense que je l’éviterais en été cependant).

Adresse : Elmbank, Carol et John Macdonald,
Lewiston, Drumnadrochit, Inverness-shire
Tel. 01456 450372, www.elmbank-lochness.co.uk


Drumnadrochit
signifie : « the bridge on the ridge ». Le village propose deux expos sur Nessie, le monstre, mais je n’ai pas eu le temps d’y aller.

Le Fiddler’s, au centre du village a un choix de bières et de whisky très large, j’en ai donc fait ma cantine. La viande et le poisson (le hareng et le saumon notamment) y sont bons et j’y ai mangé du haggis (au whisky), très bon, mais que je soupçonne d’être très éloigné de la recette originale (ça ne ressemblait pas à celui que j’ai goûté à Fort William et qui était trop épicé). Le Benleva est un super pub traditionnel et le resto est bon (j'ai oublié de demander si le riz était une production locale!), en plus il y avait un festival de la bière ! Si ce n'est pas de la chance, ça!


A 2 kms se trouve le château d’Urquhart, très intéressant et offrant une belle vue sur le loch, qui le long des rives est souvent caché par des arbres. L’eau y est très sombre(surtout à 6 heures le soir). Je n’ai pas vu Nessie (même après plusieurs bières).
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Inverness est une jolie ville, sauf le château qui est d’un rose immonde, mais qui se visite assez vite. Je n’ai pas eu le courage de pousser jusqu’à Culloden où a eu lieu la dernière bataille des écossais contre les anglais. J’ai préféré rentrer boire une bière au Fiddler’s (ben le pub en Ecosse, c'est une tradition locale et moi je respecte beaucoup les traditions locales).
IMG-0903.JPG     La Ness
IMG-0905.JPG     Le château horriblement rose d'Inverness. Pour une fois, la photo est mieux que l'original



De Drumnadrochit, je suis partie vers l’ouest pour deux excursions, vers le Glen Affric et le lendemain, vers le Ross Occidental.

Le Glen Affric est très sauvage, difficile d’accès (voie unique en cul-de-sac) et très beau. J’ai vu un écureuil roux, ce qui ne m’est pas arrivé depuis plus de vingt ans ! Il y a de grandes forêts de pins écossais (les vestiges de l’immense forêt primaire calédonienne), certains sont recouverts d’un lichen blanchâtre qui donne une impression très étrange (je crois que si une vieille femme vêtue de noir et avec un chapeau pointu s’était avancée entre les arbres, je n’aurais pas été tellement étonnée). Quelques belles ballades à faire là.Ecosse-003.jpg
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Mon départ pour le Ross occidental, vers Ullapool et le Loch Assynt, a été un peu tardif car j’ai passé le petit déjeuner à discuter avec Bernd, un allemand habitué des lieux qui occupait l’autre chambre du Bed & Breakfast. Ensuite, malgré une route déserte et une conduite d’experte, j’ai mis six heures pour arriver jusqu’au Loch Assynt
(il m’a fallu moins de 3 heures au retour). Le temps était tellement beau (un 18° presque caniculaire), que je me suis arrêtée très souvent pour en profiter. Et puis j'ai fait une longue pause fruits de mer à Ullapool, en bord de mer.
Je ne suis donc pas allée jusqu’à l’extrême nord, hélas. J’ai fait demi-tour aux ruines d’Ardvreck Castle, d’où la vue sur le loch est magnifique.
C'est dommage, je crois que je vais être obligée d'y retourner pour continuer jusqu'à Durness.
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IMG-1057.JPG     Loch Assynt
     Ardvreck Castle

5-Glencoe

Comme je devais rendre la voiture de location à Fort William, j’ai décidé d’aller faire un tour dans le Glen Coe, situé tout près. De Drumnadrochit, j’ai donc suivi les rives du Loch Ness. Une pause s’imposait à Fort Augustus, un joli village où on voit des écluses qui relient le canal Calédonien au Loch, Bernd, l’Allemand du B&B, m’ayant dit que je pourrais trouver le cd de Runrig, un groupe écossais qu’il m’a fait écouter. La boutique était fermée mais j’ai trouvé un cd (pas celui qui m’avait été conseillé) dans une autre boutique. Je l’ai écouté en boucle toute la journée mais j’en parlerai dans un autre article.

Le Glen Coe est très impressionnant (comme à chaque fois, les photos ne lui rendent pas justice), et ensoleillé, ce qui est, parait-il, assez rare.

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Il ne faut pas faire comme certains touristes qui s’arrêtent sur le premier parking venu, prennent des photos sans prendre la peine de regarder et font demi-tour. D’abord, il faut aller jusqu’aux Rannoch Moors, dans un paysage de landes marécageuses (je n’étais malheureusement pas équipée pour m’éloigner des sentiers battus) et il ne faut pas hésiter à sortir de la route principale et se perdre sur les voies uniques, où c’est encore plus beau et moins encombré. Le Glen Etive, isolé et merveilleux vaut vraiment le détour !
IMG-1108.JPG     Rannoch Moor

IMG-1121.JPG     Glen Etive

J’ai eu vraiment beaucoup de chance ce jour-là car en plus de voir un lieu magique sous un temps parfait, j’ai trouvé le cd que je cherchais (du coup, j’en ai deux du même groupe). Et comble de joie, de retour à Fort William, j’ai découvert que Lyon rencontrait les Glasgow Rangers le soir même. Une virée au pub s’imposait donc. J’ai encore eu un peu de mal à finir la soirée car quand les locaux ont su que j’étais française, ils étaient ravis (surtout qu’ils menaient 1-0) et certains ont tenu à me payer des bières et j’ai eu droit à tous les chants de supporters. Je ne pouvais pas me laisser faire sans réagir, j’ai donc entonné la Marseillaise. Le constat, c’est que l’écossais moyen chante mieux après trois pintes de bière que moi après mon premier demi. Si le football rapproche, l’accent écossais à couper au couteau des supporters non, la compréhension mutuelle était très faible. J’ai eu droit à l’accolade à chaque but des Rangers, l’O.L. ne m’a vraiment pas aidé : score final 3-0. Même les écossais sont surpris ! J’ai encore eu droit aux commentaires sur l’Auld Alliance (on m’a même parlé du pub parisien qui porte ce nom) et sur Bonnie Prince Charlie.


6-Stirling

Après une semaine très nature, retour à la civilisation. Le retour vers le sud-est s’est fait en bus, ce qui m’a permis de revoir le Glen Coe et Rannoch Moor sous un ciel menaçant, c’est encore plus impressionnant que par beau temps, les couleurs sont extraordinaires.

Stirling est une jolie ville historique. Le château est en cours d’aménagement donc sera certainement encore plus intéressant dans quelques années, mais il est très beau et offre un superbe panorama sur les environs.
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Pour ceux qui ont un bon niveau d’anglais, je conseille vivement la visite guidée de la vieille prison. Le guide est déguisé (en plus il a une mine un peu patibulaire) et joue plusieurs personnages, il présente l'évolution du milieu carcéral et il se moque des visiteurs, c’est un grand moment, assez surréaliste.
















 

 


7-Edimbourg

Après de nombreux coups de fils, j'ai trouvé une « guesthouse » (entre l’hôtel et le B&B) où l’accueil est très chaleureux malgré le nombre de chambres assez élevé. Par contre, comme c’est tout proche du centre (15 min à pied et arrêt de bus), le calme n’est pas vraiment au rendez-vous, les voitures faisant office de réveil à 7 heures du mat’. C’est quand même très agréable de ne pas avoir de long trajet. 

Adresse : Dene Guest House, 7 Eyre Place, Edinburgh
Tel: 0131 5562700
 
J'ai pu me lancer dans la visite de cette belle ville, hélas, le temps n'était pas au rendez-vous en cette fin de journée. Je me suis donc rapidement réfugiée dans la Georgian House, à Charlotte Square. C'était une visite qui s'est finalement révélée très intéressante. Cette maison du début du 19è siècle présente la vie de ses occupants, des maîtres comme de la domesticité. Quand on aime les romans de Jane Austen ou même les romans de l'ère victorienne, on se sent très vite dans l'ambience.


 
Heureusement, le mauvais temps n'a pas duré et dès le lendemain, le soleil était de retour. Edimbourg est une ville magnifique (malgré de gros travaux sur de nombreux monuments historiques et quelques immeubles récents immondes, le tout nouveau Parlement est une horreur absolue). Dès qu’on arrive, on voit le château qui nous domine, c’est très saisissant. Par contre, son abord est un peu défiguré par les travaux et échafaudages. Il faut prévoir du temps pour parcourir tout le Royal Mile, du château au Palace d’Holyrood (surtout si on veut visiter les deux) et en plus grimper au sommet d’Arthur’s Seat, dans Holyrood Park, qui domine la ville. C’est fatigant mais ça vaut le coup, la vue sur la ville y est grandiose.
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De nombreux pubs ont des devantures exceptionnelles, ce qui en fait des monuments en soi.
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Pour moi, Edimbourg a aussi été l’objet d’une sorte de pèlerinage sur les traces du Cœur du Mid-Lothian de Walter Scott, lu il y a peu, car j’y ai retrouvé tous les sites cités dans le roman : avec le Scott Monument, hommage à l'écrivain, d’abord, qui est un point de repaire inratable, mais aussi Cowgate, Grassmarket, le Tolbooth (ou ce qu’il en reste) et Arthur’s Seat (j’ai eu une pensée pour la pauvre Jeanie Dean, l’héroïne du roman, en grimpant).
Ecosse-005.jpg                            Scott Monument
IMG-1195.JPG                         Scott Monument: la statue de Walter Scott

IMG-1208.JPG     Cowgate

IMG-1153.JPG                         Tolbooth

Les deux grands musées que j’ai visités sont formidables :

- Le Museum of Scotland, qui traite de l’Ecosse, de sa formation géologique à son développement économique, en passant par les premiers peuplements et l’évolution du royaume (on y voit des machines vraiment impressionnantes).

- La National Gallery of Scotland, ce n’est pas le Louvre mais on y voit de belles œuvres dans de nombreux styles : renaissance italienne, peintres flamands, et un super Monet ! Personnellement, je me suis longtemps arrêtée devant un tableau de Drumond intitulé The Porteous Mob, qui s’inspire d’un épisode décrit dans « Le Cœur du Mid-Lothian », surprenant non ?

Un autre musée m'a réservé une bonne surprise: le Writer's Museum, sur le Royal Mile. Le musée est consacré aux gloires locales, Robert Burns, Walter Scott et R.L. Stevenson. Le musée n'est pas extraordinaire mais j'y ai trouvé un trésor:
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Des marque-pages de Shakespeare, Dickens et Austen!


Samedi 6 octobre, veille de mon départ, je ne pouvais évidemment pas rater le match Nouvelle-Zélande/France en rugby. J’ai choisi de le voir près de mon hôtel même si le pub est éloigné des endroits à la mode. Je ne l’ai pas du tout regretté. D’abord, je savais que les écossais seraient plutôt pro-France. Il y avait même un groupe d’étudiants dans leur uniforme dont certains soutenaient la France à fond avec de super « Alleuez la Blueus » (renseignements pris, ils avaient parié sur la victoire française ; au début, j’ai hésité entre optimisme béat ou inconscience totale mais au fur et à mesure…). Et surtout, hasard formidable, la barmaid est néo-zélandaise. On s’est bien amusées (enfin moi plus qu’elle à la fin). (Au fait, certains en France semblaient encore se demander s’il y avait en-avant sur l’essai, si si je l’ai entendu. Vu d’Edimbourg, il n’y avait aucun doute, je ne sais pas si l’image était meilleure ou l’impartialité plus grande mais bon). Je suis repartie avec la mission de battre l’Angleterre (comme si tout dépendait de moi)

En tous cas, c’était une belle façon de quitter l’Ecosse, un pays vraiment enchanteur et magique ! Et j’y retournerai bien volontiers, mais peut-être pas seule pour profiter un peu plus des paysages en voiture et surtout pour une randonnée car j’aurais vraiment rêvé de m’aventurer plus profondément dans les montagnes. Et puis j'ai encore plein de bières à tester (c'est le paradis ce pays pour moi!)

Et voici quelques souvenirs d'Ecosse, des pendantifs aux motifs celtiques, pour mes nièces et pour moi:
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Pour plus de photos, rendez-vous dans l'album photo, Voyage en Ecosse.

Rédigé par Isil

Publié dans #Sorties - Voyages

Publié le 13 Octobre 2007

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De Mary Shelley




Victor Frankenstein a tout pour être comblé. Il vit dans une famille aimante et est destiné à épouser la délicieuse Elizabeth, son amour d’enfance. Pourtant, l’ambitieux Victor, en découvrant le secret de la vie qui lui permettra de créer un être vivant et pensant va commettre un acte qui va changer son destin.


Quatrième de couverture: Au mois de juin 1816, sur les rives du lac de Genève, Mary Shelley et ses amis cherchent à tromper l'ennui dans le chalet où la pluie les contraint à rester enfermés. Jeux de société, romans " terrifiants " à la mode, tout y passe, jusqu'à ce que Lord Byron leur suggère d'écrire, à leur tour, une " histoire de fantômes ". Ainsi naquit Frankenstein, l'histoire d'un savant trop audacieux, incapable de maîtriser le monstre qu'il avait créé : traduit dans des dizaines de langues, adapté plus de quarante fois au cinéma, ce roman écrit par une adolescente de dix-neuf ans allait connaître un succès mondial. A l'instar de Don Juan ou de Faust, le " hideux rejeton " de Mary Shelley s'est hissé au rang de mythe, donnant ainsi à la littérature d'épouvante ses lettres de noblesse.


Pour être honnête, on peut trouver plein de défauts à Frankenstein. D’abord, j’ai eu du mal à avoir une idée précise du temps qui passe. Par exemple, entre le début des études de Frankenstein et la création du monstre, on n’a pas de notion de temps (ça pourrait être aussi bien une semaine que dix ans), ça donne un sentiment de maladresse un peu étrange de l’auteur. Mary Shelley a aussi usé de quelques facilités, comme quand la créature trouve miraculeusement une valise contenant vêtements et livres en pleine forêt.

Pourtant, au final, Frankenstein est un très bon roman qui m’a procuré un grand plaisir de lecture et la deuxième moitié (et la fin en particulier) en est vraiment formidable. J’ai trouvé la construction (avec un narrateur-témoin puis le récit par Frankenstein) très réussie. A lire donc.

indispensable