Publié le 22 Avril 2010

    Cette année, je fête l’anniversaire d’une rencontre très spéciale. Cela fait en effet cinq ans que j’ai rencontré un être d’exception. En apparence, c’est un homme ordinaire mais il cache de bien étranges secrets (pas bien difficile, derrière ces oreilles et ce nez, je vous l’accorde). Mais avouez qu’un homme qui a neuf cents ans et des poussières, qui a deux cœurs et l’accent du Nord, c’est peu commun. Vous l’avez bien sûr reconnu, il s’agit du Doctor Who. chriseccleston.jpg

"By the way, I am the Doctor" enfin le neuvième du nom

     Enfin, l’anniversaire véritable, ce sera en fin d’année, novembre ou décembre, je ne sais plus très bien (mais c’était un samedi). Mais je profite dès maintenant de l’invitation de quelques autres who-maniaques pour tenter d’expliquer pourquoi j’aime Doctor Who.

logos.PNG

     En réalité, il y a un bon millier de raisons et les  énumérer toutes me prendrait une vie. Je vais donc pouvoir n'en préciser que quelques unes. Puisqu'il est temps d'expliquer pourquoi j’aime Doctor Who, "Allons-y Alonso":


1/ Parce que c’est britannique jusqu’au bout des rushes. Une série qui commence sur une attaque de mannequins en plastique, où l’on sauve le monde grâce à du thé, où les vieilles dames aspirent le sang à la paille, cela ne peut exister nulle part ailleurs qu’en Grande-Bretagne. De même qu’il n'y a que là qu'on peut trouver un vaisseau spatial et temporel déguisé en cabine bleue et un ennemi en forme de salière à ventouse.

s1-ep-1.jpgOn ne se méfie jamais assez en faisant du shopping. Mind the arms.

 

the_tardis_whoohoo.jpgEt le Tardis est tout aussi pittoresque à l'intérieur.


2/ Parce qu’à l’image de son personnage principal, qui a l’espièglerie d’un enfant mais la mémoire d’un vieillard, la série n’est pas « impossible mais juste un peu improbable », tout comme les dialogues, écrits au cordeau, percutants et parfois à la limite de l’absurde. Dans quelle autre série la rencontre entre les deux créatures les plus cruelles de l’univers peut-elle donner lieu à un échange comme celui-ci ?:

Dalek Thay: Identify Yourself!

Cyberman: You will identify first!

Dalek Thay: State you designation!

Cyberman: You will identify first!

Dalek Thay: IDENTIFY!

Mickey Smith: It's like Stephen Hawking meets the speaking clock.

Cyberman: That is illogical. You will modify.

Dalek Thay: Daleks do not take orders.

Cyberman: You have been identified as Daleks. 

Dalek Sec: Outline resembles the inferior species known as Cybermen!

dalek.jpg

Voici le plus vieil ennemi du Docteur. Son activité préférée: EX-TER-MI-NER!

 

3/ Parce que le Docteur vous surprend toujours. Doctor Who est la seule série qui a failli me tuer. Imaginez-vous devant une série dont vous n’aviez jamais entendu parler. Vous la suivez toutes les semaines, vous vous attachez au Docteur et tout à coup, sans que vous vous y attendiez, le personnage principal est en train de mourir sous vos yeux (bon, il ne meurt pas vraiment mais pendant cinq secondes, j’ai été sidérée comme je ne l’ai jamais été devant mon écran), c’est un moment qu’on ne revit jamais.

david-tennant.jpg

"A skinny bit of nothing" alias Tenth Doctor: du côté des oreilles, ça va mieux mais le nez..

D’ailleurs, une série dont les personnages centraux peuvent changer sans qu’elle en souffre est forcément exceptionnelle. Mieux encore, une série créée en 1963 pour des enfants jusqu’à douze ans et dont le personnage récurrent est un vieil acariâtre, obstiné et totalement amoral qui va revenir toutes les semaines est tellement impossible à envisager que c’en est un coup de génie. Et le plus extraordinaire est que ça fonctionne quel que soit le Docteur et ses compagnons.

doctor_who1.jpg1963-2009 ou comment j'ai mis 46 ans à trouver des fringues potables

 

Hartnell4.jpgJe ferai ce que je veux, na! Je suis le Docteur et j'ai 900 ans après tout, ce n'est pas comme si j'étais totalement immature! Et qu'on ne me dise pas que tenter de jeter des humains dans le vide c'est mal, non mais...

 

4/ Parce que au-delà du côté divertissant, cette série est très profonde et intelligente et que le pouvoir des mots, ce n’est pas rien, qu’elle est cohérente, amusante, parfois triste et toujours humaniste. Parce que le Docteur est souvent exaspéré par les humains mais qu’il est capable de faire ressortir le meilleur chez certains d’entre eux, qu’il agit plus souvent comme déclencheur que comme acteur des actes héroïques.

drwho-stolenplanet.jpg

 Le Docteur et son "armée", capable de sauver le monde en tapant cent mots à la minute.

 

5/ Parce que le Docteur m’a permis de rencontrer certaines de mes idoles et qu’elle est pleine de références à ma culture, de Douglas Adams à la reine Victoria :

Dickens.jpg

Charles qui a découvert qu'un fan n'est pas qu'un objet qui sert à s'éventer.


shakespearecode.jpgWilliam

 

christie.jpgAgatha


Ce ne sont que quelques une des très nombreuses raisons qui font que j’aime le Docteur et que je lui souhaite une longue route encore.

matt-smith.jpgEleven avant son black-out vestimentaire


Allons voir pourquoi Caro[line], Celsmoon, Chiffonnette, Chrestomanci, Fashion, Hydromiel  ,  Karine, Mo et Pimpi aiment Doctor Who (et pourquoi Stéphanie n'aime pas même si c'est impensable).

Rédigé par Isil

Publié dans #Brèves de blog

Publié le 20 Avril 2010

J’ai été taguée par Lou qui veut savoir quelle aventurière je suis. Elle a donc posé quelques questions :

 

D'où quelques petites questions très pratiques afin de connaître vos réflexes lorsqu'il s'agit de survivre en milieu hostile. La grande question étant bien sûr : que faites-vous ?


Vous vous réveillez par un beau matin. Les petits oiseaux gazouillent, il a l'air de faire beau, vous avez une excellente journée devant vous... quand tournant la tête après avoir gracieusement étouffé un bâillement non moins gracieux, vous avisez en face de vous au choix Angel, Edward ou Lestat, qui vous regarde, adossé à votre placard.

Le choix a son importance ici. Si c’est Angel, c'est facile, je couche avec lui et je lui plante un pieu dans le cœur parce qu’on sait bien que c’est la sexualité qui lui pose problème. Il faut savoir se sacrifier pour le bien de l'humanité.

Si c’est Edward, je lui éclate de rire au nez à ce pauvre minable pervers et j’appelle la police immédiatement parce que sa place est en prison pour oser reluquer les adolescentes mineures dans leur sommeil (enfin ça, c’est si je suis de très bonne humeur sinon, la solution pieu dans le cœur directement est envisageable aussi).

Si c’est Lestat, en premier lieu, je lui demande qui il est (eh oui, je n’ai pas lu le roman d’Anne Rice, alors comment le reconnaîtrais-je ?) et je cherche à le connaître un peu mieux avant de savoir si je lui plante un pieu dans le coeur avant ou après avoir couché avec lui.

 

Cet été, pour le pique-nique de la blogosphère, les organisatrices ont changé le lieu du rendez-vous à la dernière minute. Vous voilà dans le bois de Boulogne, avec quelques blogueurs zé blogueuses, à la recherche du reste de la troupe. Soudain, un grognement dans les fourrées attire votre attention. Les bras qui pendent mollement de côté, l'oeil morne, le râle guttural : pas de doute, c'est un zombie !

Là, j'utilise la méthode Doctor Who sans hésiter : je cours… D’autant plus que, vu la vitesse de pointe du zombie moyen, je ne devrais pas avoir trop de mal à le semer. Aventurière mais à bon escient seulement.

 

 

Aujourd'hui c'est la rentrée des classes. Manque de bol, la salle est vide à part un type au fond qui ressemble étrangement à Doctor Who. Mais il pète un peu trop pour ne pas avoir l'air suspect...

Un Slitheen sans doute ? Pas de problème, je file à la cuisine chercher des cornichons au vinaigre. Il n’y a rien de plus efficace contre les Slitheen. A part peut-être la méthode de Ten, l’assommer sous un flot de paroles.


Au fait, en photo, en super héros/héroïne, à quoi ressemblez-vous ? (et surtout pas à qui ou à quoi... ?)

austen_indy.jpg Merci à Mr Kiki du Kikimundo, je ne me lasse pas de sa créativité.

 C’est évident : ironie, tranquillité et classe en toute circonstance, c’est tout moi. Et un chapeau bien sûr, parce que le chapeau ça vous pose un aventurier digne de ce nom.

 


Je ne voudrais pas ressembler à ça:

Conan1.jpg

 Il faut vraiment que j'explique pourquoi? Bon d'accord... je n'aime pas les serre-têtes. Bon et puis la musculation et les amphétamines, très peu pour moi. Et je n'ai pas non plus spécialement envie de me balader avec une épée qui doit peser une demi tonne. Et je suis frileuse.

 

Si vous voulez montrer quel(le) aventurier(e) vous êtes, reprenez ce tag.

Rédigé par Isil

Publié dans #Brèves de blog

Publié le 3 Avril 2010

La marche de MinaOgawa-Marche-de-Mina.jpg

De Yoko Ogawa

Titre original: Mina no koshin

Première parution: 2006

Edition Acte Sud

317 pages

 

 

Quatrième de couverture : Après le décès de son père, alors que sa mère doit s'éloigner pour parfaire sa formation professionnelle, la petite Tomoko est revue pour un an chez son oncle et sa tante.

Tomoko a douze ans ; à Kobe, son oncle l'attend sur le quai de la gare. Il la serre dans ses bras et la conduit jusqu'à la très belle demeure familiale.

Pour Tomoko, tout est ici singulièrement différent. Sa cousine Mina passe ses journées dans les livres, collectionne les boîtes d'allumettes illustrées sur lesquelles elle écrit des histoires minuscules ; un hippopotame nain vit dans le jardin, son oncle a des cheveux châtains, il dirige une usine d'eau minérale et la grand-mère se prénomme Rosa.

Au cœur des années soixante-dix, Tomoko va découvrir dans cette maison l'au-delà de son archipel : à travers la littérature étrangère, les récits de Rosa sur son Allemagne natale et la retransmission des Jeux olympiques de Munich à la télévision, c'est un tout autre paysage qui s'offre à elle.

 

La grande romancière japonaise explore dans ce livre, et pour la première fois dans son œuvre, le thème de l'étranger et des origines. En choisissant le prisme des liens de l'enfance, elle inscrit ce roman, comme le précédent, intitulé la formule préférée du professeur, dans un cycle voué à la tendresse et à l'initiation.

 

 


La marche de Mina nous conte de façon fine et élégante la vie d’une collégienne de douze ans dans le Japon des années soixante-dix. Il ne se passe pas grand-chose dans ce roman. Le rythme est lent, au rythme de la vie des protagonistes. Le ton est très juste, j’ai trouvé l’atmosphère de deux enfants attendant la finale d’un match de volley-ball décisif ou les émois d’une collégienne face à son très beau grand cousin très bien rendue. C’est intéressant aussi de lire le récit nostalgique (la narratrice du roman est l’héroïne devenue adulte) d’un Japon un peu occidentalisé de ces années là.

 

Pourtant, il m’a manqué un fond, un véritable enjeu, pour être réellement emportée par le récit. Même l’hippopotame nain est nonchalant du début à la fin. C’est très beau, ça se lit très bien, mais ce n’est pas vraiment pour moi malgré toutes les qualités de ce type de littérature.

 

chainebis.jpgMaillon n°12 :

Choix de Virginie