Publié le 16 Septembre 2007

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Ecosse


Samedi, je pars en Ecosse pour quinze jours. Enfin des vraies vacances! Je vais donc être absente pendant un petit moment. A bientôt.

Rédigé par Isil

Publié dans #Sorties - Voyages

Publié le 8 Septembre 2007

Un anthropologue en déroute

De Nigel Barley




Quatrième de couverture: Pourquoi diable Nigel Barley s'est-il mis un jour en tête de devenir anthropologue ?

Pour sa thèse il avait choisi les Anglo-Saxons mais, tout plan de carrière impliquant une mission d'étude, c'est finalement une modeste tribu montagnarde du Nord-Cameroun, les Dowayo, qui lui échoit.

Une sinécure ? Si l'on veut... Non que les Dowayo se montrent hostiles, mais insaisissables plutôt, et imprévisibles. Barley se voit transformé tour à tour en infirmier, banquier, chauffeur de taxi, exploité jusqu'à l'os par une tribu hilare. Il finira par comprendre que l'objet d'observation, en fait, c'est lui.
 
  


Sur le papier, ce livre promettait d’être passionnant mais malgré l’intérêt du sujet, j’ai eu énormément de mal à arriver jusqu’au bout des 260 pages. L’écriture est un peu simpliste, les faits sont jetés les uns après les autres sans véritable style ni aucune transition. Le seul mérite et que c’est facile à lire mais pas forcément très agréable et ça m’a souvent pesé et empêché d’apprécier complètement l’humour des situations. En fait, j’ai eu l’impression de lire un rapport professionnel simplifié (qui a le mérite d'être accessible à tous) et pas une œuvre littéraire.

passable

Publié le 2 Septembre 2007

Messieurs Ma, père et fils

De Lao She





Quatrième de couverture: Le vieux Ma n’est guère enthousiaste de devoir partir en Europe – à Londres, plus précisément – où son frère lui a légué un magasin d’antiquités. Quant à son fils, Ma Wei, il tombe éperdument amoureux de la fille de leur logeuse, la très respectable veuve Window. Les tribulations de nos deux chinois dans la capitale britannique sont contées par Lao She avec un humour féroce, et sans doute bien informé, puisque lui-même y séjourna de 1924 à 1929. Comment concilier la digne image de Messieurs Ma, père et fils avec celle de ces « diables à face jaune » qui fument l’opium, s’adonnent au trafic d’armes, cachent sous leur lit les victimes qu’ils ont tuées et violent les femmes sans distinction? L’abîme d’incompréhension et de préjugés qui les sépare de la population locale, s’il donne lieu à maintes scènes d’une drôlerie irrésistible, n’en laisse pas moins flotter une ombre de tristesse sur la réussite de leurs projets.
 
  


    Messieurs Ma est une succession de scènes toutes plus amusantes les unes que les autres. En 400 pages, Lao She, l’auteur du parfait «Quatre générations sous un même toit» nous trace de beaux portraits de ces deux immigrants chinois dans les années 20, pas toujours reluisants mais toujours drôles.

    Lao She est très acerbe vis-à-vis du comportement des anglais à l’égard des étrangers: « Au XXe siècle, un homme valait ce que valait son pays: si son pays était fort, il méritait d’être appelé un « homme », s’il était faible, c’était un chien! ». Et c’est vrai que les anglais du roman sont souvent ignobles (le pasteur missionnaire en tête). Mais Lao She est également très critique vis-à-vis des chinois, qui, pour lui, doivent moderniser leur mode de vie et cesser de vivre dans le passé. Le vieux Ma, le père, incarnation de cette "vieille" Chine est effectivement désespérant: il a toujours vécu aux crochets de son frère antiquaire mais méprise le commerce et il pousse l’obligation de politesse chinoise jusqu’à se laisser insulter en souriant.

    Derrière l’humour se cache donc un constat assez triste mais c’est aussi le portrait d’une époque de mutations profondes de la société, après le traumatisme de la guerre, les jeunes anglais aspirent à plus de liberté et les jeunes chinois rêvent d’une Chine fière et entreprenante. Ce renouveau est incarné par Ma Wei, par le pragmatique Li Zirong, l’employé des Ma et par Kate Evans, la fille du pasteur.

    Moins « exotique » que d’autres romans du même auteur puisque l'action se déroule à Londres, Messieurs Ma est néanmoins l’un des plus réussis.

bon-indispensable

Publié le 2 Septembre 2007

Booking Through Thursday

It happens even to the best readers from time to time… you close the cover on the book you’re reading and discover, to your horror, that there’s nothing else to read. Either there’s nothing in the house, or nothing you’re in the mood for. Just, nothing that “clicks.” What do you do?? How do you get the reading wheels turning again?

   
   Cela arrive même aux meilleurs lecteurs de temps en temps… On referme le livre qu’on lit et on découvre, à sa grande horreur, qu’il n’y a plus rien à lire. Qu’il n’y ait plus rien à la maison, ou rien qui nous fasse envie. Que faites-vous? Comment refaites-vous tourner à nouveau la roue de la lecture?

J’ai toujours des livres en attente de lecture mais quand ma pile tombe à 10 ou 15, j’ai tendance à ne pas toujours avoir envie de les lire. Donc, en attendant le week-end suivant où je pourrai dévaliser la grosse librairie du coin, je relis un livre que j’aime vraiment et je repars en pleine forme pour un nouveau cycle.

Rédigé par Isil

Publié le 2 Septembre 2007

Booking Through Thursday

Almost everyone can name at least one author that you would love just ONE more book from. Either because they’re dead, not being published any more, not writing more, not producing new work for whatever reason . . . or they’ve aged and aren’t writing to their old standards any more . . . For whatever reason, there just hasn’t been anything new (or worth reading) of theirs and isn’t likely to be.

If you could have just ONE more book from an author you love . . . a book that would be as good any of their best (while we’re dreaming) . . . something that would round out a series, or finish their last work, or just be something NEW . . . Who would the author be, and why? Jane Austen? Shakespeare? Laurie Colwin? Kurt Vonnegut?

   
    Presque tout le monde peut citer un auteur dont on aimerait lire UN autre livre. Que ce soit parce qu’il est mort, qu’il ne publie plus, qu’il n’écrit plus pour une raison ou une autre… ou il est âgé et n’écrit plus aussi bien qu’avant.
    Si vous pouviez avoir juste UN livre en plus d’un auteur que vous aimez… un livre aussi bon que le meilleur qu’il ait écrit (puisqu’on rêve…)… une œuvre qui terminerait une série, ou la fin de sa dernière œuvre, ou simplement quelque chose de NOUVEAU… Qui serait cet auteur, et pourquoi? Jane Austen? Shakespeare? Laurie Colwin? Kurt Vonnegut?

Il y a une semaine, j’aurais sans hésiter répondu Jane Austen car elle a peu écrit et de manière tellement magnifique. Aujourd’hui je répondrai, toujours sans hésiter, Charles Dickens car je viens de terminer son dernier roman inachevé et j’aimerais connaître la fin que le romancier avait envisagée.

Rédigé par Isil

Publié le 2 Septembre 2007

btt button

Do you have multiple copies of any of your books?
If so, why? Absent-mindedness? You love them that much? First Editions for the shelf, but paperbacks to read?
If not, why not? Not enough space? Not enough money? Too sensible to do something so foolish?  


Avez-vous des copies multiples de certains de vos livres?
Si oui, pourquoi? Distraction? Vous les aimez tellement! Edition originale pour la bibliothèque, mais livre de poche pour lire?
Si non, pourquoi? Pas assez d'espace? Pas assez d'argent? Trop raisonnable pour faire une chose aussi bête?

J'ai plusieurs copies de certains de mes romans préférés. 
La principale raison est que je lis beaucoup de littérature anglaise. Quand j'aime, j'achète ensuite l'édition de poche en français ou en anglais, selon la langue dans laquelle je l'ai lu au départ. 

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J'ai deux exemplaires des six principaux romans de Jane Austen (les oeuvres complètes de chez Omnibus et une édition de poche "de luxe" en anglais et j'ai donné toutes mes éditions de poche en français).






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Pour Dickens, j'ai également des éditions de luxe en français et des éditions de poche (standards) en anglais.






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J'ai trois éditions de certains tomes d'Harry Potter: une en poche français, une en anglais et une en italien!! (cadeau d'une amie dont la belle-soeur italienne a travaillé dans une librairie pour enfants)





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Mon record d'éditions est réservé au "Seigneur des Anneaux" de Tolkien. Je possède une édition de poche pour lire, l'édition du centenaire, illustrée et deux éditions en anglais (on m'en a offert un exemplaire alors que je venais de l'acheter).

Rédigé par Isil

Publié le 2 Septembre 2007

btt button

One book at a time? Or more than one? If more, are they different types/genres? Or similar? (We’re talking recreational reading, here—books for work or school don’t really count since they’re not optional.)

Un livre à la fois? Ou plus d'un? Si c'est plus d'un, sont-ils de genres différents ou du même? (Les livres pour le travail ou les études ne comptent pas car ils sont obligatoires).
Un livre à la fois pour en profiter pleinement. Si j'en commence deux, j'abandonne l'un des deux au bout de quelques pages seulement car quand je me plonge dans une histoire, c'est totalement. Entre deux livres, je peux éventuellement intercaler un passage d'un ouvrage documentaire qui ne nécessite pas une lecture continue (c'est le cas de "l'Histoire des femmes" en 5 volumes que je lis depuis des années ou des "Brèves de comptoir") mais pour la fiction, c'est la fidélité absolue.

Rédigé par Isil

Publié le 2 Septembre 2007

btt buttonWhen growing up did your family share your love of books? If so, did one person get you into reading? And, do you have any family-oriented memories with books and reading? (Family trips to bookstore, reading the same book as a sibling or parent, etc.)

Quand vous étiez enfant, votre famille partageait-elle votre amour des livres? Si oui, une personne vous a-t-elle amenée à la lecture?
Mes parents ne lisaient que le journal régional quotidien et des revues agricoles. Ils achetaient quelques livres pour enfants tous les ans mais nous n'étions pas obligés de les lire (nous étions quatre enfants et seulement deux à lire pour le plaisir). C'est donc par ce biais que j'ai commencé à lire. Mais les seules oeuvres littéraires que nous avions étaient celles étudiées à l'école.

Avez-vous des souvenirs de famille qui concernent les livres et la lecture? (des visites en famille dans les librairies, la lecture d'un même livre qu'un frère/soeur ou un parent, etc.)
Nous ne fréquentions pas les librairies mais ma mère me laissait acheter un livre lorsque je l'accompagnais faire des courses et parfois elle m'en rapportait de son choix.
Mon plus grand souvenir reste le moment où, lorsque j'avais 15 ans, un de mes frères (qui lisait très peu) m'a parlé de Dune de Frank Herbert, que j'ai lu aussitôt et qui m'a fait découvrir la SF.

Rédigé par Isil

Publié le 2 Septembre 2007

J'ai trouvé chez Chrestomanci une série de questions sur notre rapport aux livres. Je réponds à quelques questions posées sur le site officiel:btt button


There was a widely bruited-about statistic reported last week, stating that 1 in 4 Americans did not read a single book last year. Clearly, we don’t fall into that category, but . . . how many of our friends do? Do you have friends/family who read as much as you do? Or are you the only person you know who has a serious reading habit?


Avez-vous des amis/membres de votre famille qui lisent autant que vous? Ou êtes-vous la seule personne que vous connaissez étant une grande lectrice?
La plupart de mes amis et relations lisent beaucoup mais je suis certainement celle qui lit le plus car mon mode de vie me le permet plus.


Et je rajoute, par rapport au sondage américain évoqué: combien de livres lisez-vous chaque année?
Je ne tiens pas le compte des livres que je lis mais ça doit être entre 2 et 5 par mois, c'est-à-dire, une quarantaine par an.

Rédigé par Isil

Publié le 1 Septembre 2007

Les DiaboliquesDiaboliques.jpg

Réalisé par Henri-Georges Clouzot

D'après le roman de Boileau et Narcejac "Celle qui n'était plus"

Avec Simone Signoret (Nicole), Vera Clouzot (Cristina Delassalle), Paul Meurisse (Michel Delassalle)

 

 



 

Dans un pensionnat tenu par le despotique et cruel Michel Delassalle (Paul Meurisse), sa femme cardiaque (Véra Clouzot) et sa superbe maîtresse (Simone Signoret) s'allient pour l'assassiner... La disparition de son cadavre et l'apparition de son "fantôme" effraient les deux femmes. Mais un inquiétant commissaire (Charles Vanel) poursuit l'enquête. Michel Serrault, Noël Roquevert et Pierre Larquey complètent l'éblouissante distribution de ce suspense implacable signé Henri Georges Clouzot.

 


50 ans après sa sortie, ce film reste un chef-d'œuvre du film noir. Le suspense y est présent du début à la fin, grâce à une ambiance sombre assez angoissante et à une mise en scène impeccables. Le charisme des acteurs, Paul Meurisse en tête est indéniable. A voir absolument.

indispensable

Rédigé par Isil

Publié dans #DVD & Cinéma