Lundi 1 juin 2009

Message des hommes vrais au monde mutant

De Marlo Morgan

Titre original: Mutant message down under

Première parution: 1990

Edition J’ai lu

241 pages

 

 

Quatrième de couverture : On les appelle le peuple sauvage. Lorsque Marlo Morgan, Américaine tranquille, rencontre cette tribu d'aborigènes australiens, elle ne sait pas que sa vie va être bouleversée. Dépouillée de ses vêtements, déconnectée de sa culture, la «mutante» est propulsée, pieds nus, dans le bush australien. Au contact de ses étranges compagnons, entre la peur et l'émerveillement, elle va apprendre à remplacer les médicaments par les plantes, les pièces de téléphone par la télépathie, le stress par la communion avec la nature et animaux.

Recevoir les dons généreux du hasard, devenir réel, entendre les messages de la nature auxquels nous sommes devenus sourds : tel est l'enseignement de ce récit insolite qui nous ouvre les portes d'une sagesse vieille de cinquante mille ans. Écoutons battre, jaillies du désert, les pulsations d'une vie très ancienne : un monde de pureté nous est offert.

 

 


Ceux qui me connaissent n’ont qu’à lire la quatrième de couverture pour comprendre pourquoi j’ai abandonné ce livre. Quitte à rêver en vivant une histoire fantastique, j’aimerais mieux me retrouver dans la Comté, ne serait-ce que pour le climat. Au moins, là, les habitants ne vous kidnappent pas et ne sont pas des tortionnaires parce que franchement, les Aborigènes montrés sont de vrais pervers. Passe encore qu’ils vous emmènent faire une randonnée dans le désert pieds nus, qu’ils brûlent le caméscope mais les bijoux de famille et les papiers d’identité, je le prendrais super mal personnellement. Je ne me contenterais pas d’être « un peu anxieuse » comme la narratrice, et pourtant, « pas de panique » est mon deuxième prénom.

J’ai abandonné quand la narratrice a commencé à demander la permission de l’univers pour manger. Parce que j’ai une dent contre cet abruti d’univers qui me ballotte depuis des années alors que moi, je ne demande rien à personne. Alors moi, l’univers, je l’ignore totalement et je voudrais bien qu’il en fasse autant avec moi. C’est simple, l’univers, s’il essaie de me causer, je me bouche les oreilles et je chante très fort. Alors je m’adresse à toi l’univers si tu passes par là. Oublie-moi ! Je ne bougerai pas et je ferai semblant de rien quoi que tu fasses. Il n’est donc pas question que je lui adresse la parole et encore moins que je lui demande la permission pour quoi que ce soit, surtout pas pour manger parce que si l'univers ne veut pas que je mange, il n'a qu'à se débrouiller pour éliminer le système digestif du corps humain.

J’ai quand même fait l’effort de lire jusqu’à la page 50 comme convenu (en fait, j’ai atteint la page 83 grâce à un RER bloqué) parce qu’il s’agissait d’un livre de la chaîne des livres mais vraiment, je ne peux pas lire ce genre d’ouvrage new age, je suis très old age, moi, voire no age. Même en le prenant comme une fiction (et il ne peut s’agir que de cela tant tout y est impossible), je n’adhère pas une seconde.

 

Maillon n°7 :

Choix de Karine

 

Par Isil - Publié dans : Livres - Les contemporains
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