Le voyage à Perros - Thomassaint

Publié le 11 Mai 2009

Le voyage à Perros

De Jacques Thomassaint

Première parution: 2004

Editions du Petit Pavé

79 pages

 

Anne a treize ans et s'interroge sur son père. La seule personne qui peut l'aider à connaître la réponse est son grand-père, Ambroise. Il vit seul en Bretagne et elle ne voit qu'une fois par an. Elle se réfugie chez lui, sans prévenir ses parents espérant trouver auprès de lui une réponse. Comment son grand-père va-t-il réagir à sa venue ? Va-t-il la comprendre ou la renvoyer chez elle ? Peut-il l'aider ?

 

Quatrième de couverture : « …au moment où la pointe du couteau s’engage dans le gros pain rond, de petits coups brefs frappent à la porte d’entrée. Ambroise se lève lentement, tourne le verrou…

Une toute jeune fille blonde se tient dans la lumière du seuil, un sac de voyage à la main. Elle tremble.

- Grand-père, c’est moi… Anne…

- Je vois bien que c’est toi, petite ! Entre ! »

 

 


Ce petit livre jeunesse est une sorte de conte. C’est écrit au présent. J’ai un gros problème avec les récits au présent (ils me font immédiatement sortir du récit – je ne sais comment exprimer autrement mon ressenti) et j’ai donc eu un peu de mal au début. Heureusement, par ailleurs, la prose n’est pas désagréable et donc se lit facilement.

 

Je ne peux pas dire non plus que l’histoire d’Anne et de ses interrogations m’ait particulièrement intéressée et si je l’ai suivie sans déplaisir, je n’en ai pas éprouvé d’émotion non plus. Cette histoire n’est pas pour moi mais je n’ai rien à lui reprocher si ce n’est, pour chipoter) un petit côté anti-parisianiste primaire (ce n’est pas appuyé, juste suggéré au passage, mais ça m’agace toujours un peu – je ne suis pourtant ni parisienne ni parisianiste - de lire que la Province aurait une sorte de monopole de la « vraie » vie – le côté passé le périphérique le monde est vide, qu’on rencontre tout aussi souvent, est tout aussi ridicule, cela dit.).

 

Maillon n°6 :

Choix de Bladelor

Rédigé par Isil

Publié dans #Livres - Jeunesse

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thomassaint 04/05/2010 18:12



Où avez-vous lu de "l'antiparisianisme" dans ce texte ? Curieuse lecture ! Je l'ai d'abord écrit pour ces jeunes ados ou pré-ados qui se demandent si leurs parents sont bien leurs parents...
jeunes que j'ai  rencontrés dans mon travail en pédopsychiatrie... J'aurai pu le situer aussi bien en vendée ou à Marseille. Je ne suis pas breton , même si cela n'est enrien un défaut !
Amicalement à mes lectrices. L'auteur



Isil 19/05/2010 20:32



Bonjour, merci de ce commentaire. Je suis dans l'embarras car je ne me souviens pas bien du livre lu il y a longtemps. Il me semble que ce n'est pas tant la
destination elle-même que le fait que j'ai eu le sentiment que cela donnait l'impression que c'est en province qu'on trouvait de vraies valeurs. Je n'ai pas
noté le passage ou les passages. Je suis d'ailleurs prête à admettre que je me suis trompée puisque je semble être la seule à avoir ressenti ça.
Merci pour les précisions.



yueyin 12/05/2009 22:04

ah ben je te l'envoie le suivant alors no problemo... je voulais pas te mettre la pression !

Isil 12/05/2009 22:12


Pas de problème. Je gère fingers in the nose. C'est plutôt Levraoueg qui risque de m'en vouloir à mort assez rapidement Ça me fait tout drôle de sortir deux livres de suite de ma pal. Je n'ai plus l'habitude :-D


Leiloona 12/05/2009 10:13

J'ai moi aussi du mal avec les récits entièrement au présent. Mais s'il est court, ça devrait bien passer.

Isil 12/05/2009 15:24


Oui et par ailleurs, le style ne m'a pas semblé désagréable.


levraoueg 11/05/2009 22:03

Je crois qu'il n'y a pas plus chauvins que les Bretons (à part les Corses peut-être  ) et cela explique peut-être l'antiparisianisme que tu as ressenti ! Sinon, j'avoue que je ne suis pas très friande de littérature jeunesse. Heureusement ce livre a l'air très court, alors nous verrons...

Isil 12/05/2009 08:39


Ne pas aimer les parisiens est un sport national. Même les banlieusard disent du mal des parisiens :-) Si ça se trouve, je suis la
seule au monde à avoir ressenti de l'antiparisianisme dans le livre parce que c'est un peu subliminal en fait je crois :-S
Difficile de ne pas le lire en entier celui là vu que si tu lis 50 pages, tu es presque au bout. Et le côté jeunesse n'est pas si flagrant que ça non plus.


Lou 11/05/2009 19:00

C'est bien les contes, même quand il y a des chats (et non je ne suis pas une mémère à chats :p).Et j'ai beaucoup aimé "High Fidelity" !

Isil 11/05/2009 19:35


J'aime beaucoup les contes (je les préfère sans chats ) mais celui là en est un sans en
être un vraiment et ne m'a pas vraiment parlé.
Pour le moment j'aime bien.