Partager l'article ! Le peuple d'en bas - London: Le peuple d’en bas De Jack London Titre original: The people of the abyss Premi ...
Le peuple d’en bas
De Jack London
Titre original: The people of the abyss
Première parution: 1902
Edition Phébus Libretto
250 pages
Quatrième de couverture : 1902. London, déguisé en clochard, se perd pendant trois mois dans les bas-fonds de Londres, et en rapporte ce témoignage terrifiant.
Loin des avenues de l'aventure, mais au plus près des réalités d'un siècle qui, décidément, commençait sous de bien sinistres couleurs.
Le récit est exemplaire. Clair, intéressant, London raconte avec une certaine ironie les problèmes rencontrés par les pauvres et qui les mènent à ces situations terribles. La description des conditions de vie est terrible. Dans un premier temps, London observe. Il parle avec les gens, tente de se loger, de manger, de passer une nuit à l’asile. Il commence par chercher un logement. Cela permet de décrire la crise du logement que connaît Londres à cette période. Des logements ont été transformés en locaux professionnels pour des besoins économiques et les demandes de logement augmentent. Les prix augmentent donc beaucoup et la surpopulation s’étend avec le manque d’hygiène qui en découle. La description des asiles est également terrifiante : l’hygiène et la nourriture sont insuffisants mais les vagabonds n’ont pas d’autre choix que de s’y rendre car la police les empêche de dormir dans les rues ou les parcs et s’ils ne trouvent pas une place dans un asile, ils sont condamnés à marcher toute la nuit. Là, ils passent parfois des nuits blanches et ils doivent assister à l’office, ce qui les empêche de chercher du travail. C’est donc difficile pour tous. Les jeunes survivent plus ou moins bien mais malheur à qui est vieux et seul sans soutien ! Et il est difficile de ne pas finir seul dans ces conditions d’hygiène désastreuse.
Au fil du récit, le socialisme de London transparaît de plus en plus. L’ouvrage se fait alors plus analytique mais aussi plus militant. London compare la situation d’un ouvrier britannique à celle de son équivalent aux Etats-Unis. Les travailleurs anglais sont si peu alimentés qu’ils sont peu productifs. Il dénonce aussi la justice absurde qui condamne les tentatives de suicide alors qu’elle est tolérante avec certaines formes de violences.
Avec ce récit plus ou moins journalistique, j’ai découvert un Jack London très différent de celui des récits de mon enfance, Croc-blanc et l’appel de la forêt. C'est un excellent écrivain. Son écriture est très agréable et son ironie permet aussi de faire passer ses idées au demeurant très intéressantes. A côté de ses descriptions, la misère décrite par Dickens dans ses romans paraît bien édulcorée. J’ai été frappée par l’actualité de certains thèmes abordés. Un très bon livre, à découvrir pour tous ceux qui s’intéressent à cette époque.
Reçu dans le cadre du Victorian Christmas swap. Merci Madame Charlotte.
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Je reste sur ma position, l'idée de départ me plaisait beaucoup, mais j'ai été très déçue par ce livre... Contrairement à toi, je suis loin de trouver qu'il parle des gens avec beaucoup de respect...
Dans le même style, mais pas sur le même pays, j'avais adoré "Dans la peau d'un intouchable" de Marc Boulet, j'ai également lu il y a longtemps "Dans la peau d'un noir", je suis par sûre du titre, et je ne me souviens plus de l'auteur... Ces deux livres sont écrits par des journalistes qui se sont fondus dans la masse, l'un en Inde, l'autre aux Etats Unis. Il y a également "Les dépossédés" de Robert McLiam Wilson que je conseille à tous! (ça se passe au Royaume Uni, mais c'est plus récent, sous Thatcher)
Je ne connais pas "les dépossédés", je le note.
Bon week-end Nanne!
Bon week-end au passage !
Bon week-end!
Depuis j'ai aussi lu deux de ses romans et je garde "Martin Eden" de côté pour ma prochaine lecture "londonienne". :-)
C'est dans "un fou ordinaire", d'Edward Abbey, un de mes derniers coups de coeur!
Je signerai ainsi, pas seulement chez toi.
Il faut que je retrouve le lien de cette "lou" dont j'ai lu ailleurs les commentaires et dont le blog paraît fort bien apprécié.
En passant, j'aime bien les petites notes de la colonne de droite, Libellus est un peu austère ;)
Lou de Libellus, mâle mais j'ai pas choisi :)
L'autre Lou, c'est par là: http://www.myloubook.com/
A part ça, j'ai chez moi des curiosités : Histoires des siècles futurs et En rire ou en pleurer... du même London, qui a l'air polyvalent !
Je ne me rappelais pas t'avoir lu(e) chez Monsieur Kiki.
Et je découvre Jack London, Clint Eastwood présentés comme il sied + les conseils vers des expositions, William Blake, Giorgio de Chirico, tout pour nous plaire. Il faudra que je revienne explorer.
A bientôt.