Animal Farm
De George Orwell
Première parution: 1945
Edition Penguin
95 pages
Mr Jones de Manor Farm est fainéant et souvent ivre. Le jour où il oublie de nourrir les animaux. Une rébellion s’ensuit, sous la direction de Snowball et Napoleon, les cochons. Faisant vœu d’éliminer toute iniquité au sein de la ferme, « Animal Farm » s’organise pour profiter à ceux qui marchent sur quatre pattes. Pourtant, comme le temps passe, les idéaux de la révolution sont corrompus puis oubliés…
J’avais 16 ans lorsque j’ai lu « Animal Farm ». C’était une lecture obligatoire, c’était en anglais et pourtant, j’avais déjà beaucoup aimé.
Dans cette dystopie, Orwell explore les mécanismes qui mènent d’une révolution à une tyrannie. La masse des individus non éduqués suit sans réfléchir en se contentant de scander des slogans. Le récit est très efficace et on suit ce cheminement avec intérêt et dégoût. Tout y passe : propagande, manipulation, révisionnisme historique, hypocrisie du système où « certains animaux sont plus égaux que d’autres », la mégalomanie et la paranoïa du chef…
Le style est assez plat, presque journalistique. Pas d’avis, peu d’émotion, aucune digression, Orwell se contente de donner les faits. Cela fait encore plus ressortir le côté satirique. C’est très réussi.


Je n'ai pas vu ce dessin animé. Cela m'intrigue. Si j'ai l'occasion... L'histoire n'est pas de celles que l'on mémorise parfaitement mais le terme d'empreinte laissée me semble en effet correspondre à ce qui m'en restait aussi.
C'est vrai que c'est pessimiste. C'est surtout un constat. Après les révolutions, les chefs doivent être tenus à l'oeil.
"Sage" doit être une traduction de "Old Major", je suppose. Je suppose que tu parles de Benjamin l'âne cynique qui dit toujours que de toute façon, ça ne changera rien pour lui (j'en connais beaucoup des ânes, enfin des Benjamin). La chèvre, c'est Muriel. Ceux dont je me souvenais le mieux, à part les cochons, c'était Boxer et Clover les chevaux. L'hymne se chante sur un air entre "Clementine" et "la Cucaracha". "Beasts of England, beasts of Ireland, Beasts of every land and clime..."
Oh je n'avais pas pensé à cela. Peut-être que chez quelqu'un que je connais, il y a une pièce secrète et interdite avec toute la collection. J'en pâlis d'horreur :-)
Le monde animal d'Orwell est terriblement humain et la conclusion le confirme.
Celui-ci est moins visionnaire parce que le Stalinisme qu'il dénonce était déjà bien présent en 1945 mais ça reste d'actualité car cela peut s'appliquer à tous les régimes tyranniques.
Peut-être que si on n'avait plus que ça à lire, on finirait par aimer ça... Non, impossible :-)
En réalité, maintenant que j'y pense, je me demande si "dystopie" n'est pas un anglicisme. Le terme français serait plutôt "contre-utopie" mais j'aime bien le mot alors je le garde. Je sais ce n'est pas bien, je finirai dans l'enfer des lecteurs, un endroit avec que des livres de la collection Arlequin.