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  • : 14/06/2007
  • : Au fil des articles, je souhaite partager mes réflexions sur mes passions (livres, musique, ciné) et mes sorties culturelles. // Mon autre passion, la féerie et son blog: http//isil.over-blog.fr
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Désolée pour mes réponses tardives! Je n'ai plus de connection internet mais je me débrouille pour passer de temps en temps même si ce n'est pas régulier.

Vendredi 20 juillet 2007

Les Contes de la bécasse 

De Guy de Maupassant 

 

 

Recueil de nouvelles.






Quatrième de couverture:
Le Maupassant des grands jours, des histoires assez lestes qui, dans la veine de Boule de suif, évoquent des paysans trousseurs de filles, de plantureuses noces normandes, des quincailliers de province que le démon de midi pousse à d'infructueuses tentatives de viol dans des compartiments de chemin de fer. Mais aussi " La Peur ", " La Folle ", le Maupassant qui en quelques pages touche le fond du coeur humain dans ce qu'il a de plus pitoyable ou cruel. Il n'est guère de portraits de la haine comparables à celui qui dans " Saint-Antoine " oppose un soldat allemand et un fermier du pays de Caux, et " la Rempailleuse " est peut-être la plus belle histoire d'amour que Maupassant ait jamais écrite.
 
 


J’avais un très mauvais souvenir de Maupassant, avec tout ce qu’il faut pour vous dégoûter à jamais d’un auteur: l’étude à 16 ans, au lycée, de Bel-ami (pas forcément très passionnant à cet âge) avec une prof détestable. Une amie m’avait proposé de lire d’autres Maupassant et j’avais déjà lu les Contes de la bécasse. Le seul problème, dans le fond, c’est que je l’avais déjà lu, que je l’avais complètement oublié, que je l’ai relu avec plaisir mais que je l’oublierai encore sûrement très vite.

 

L’écriture de Maupassant est très agréable, assez simple avec de jolies formules. Il a une vision assez ironique du monde, mais c’est une ironie désabusée, souvent morbide. Beaucoup de nouvelles tournent autour de l’enfant adultérin avec parfois un côté mélodramatique mais très émouvant comme dans « le testament ».

Ça m’a surtout donné envie de lire un roman de l’auteur, j’accrocherai probablement plus.

A lire au moins une fois dans sa vie ou plutôt à "picorer"!


par Isil publié dans : Livres - Les classiques
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Samedi 14 juillet 2007

 

Mary Barton

De Elizabeth Gaskell



 

Mary Barton, fille d’un syndicaliste désabusé, rejette l’ouvrier Jem Wilson, son ami d’enfance, dans l’espoir d’épouser Henry Carson, le beau et brillant fils d’un industriel, et ainsi d’obtenir une meilleure vie pour elle et son père. Mais lorsque Henry est abattu dans la rue et que Jem devient le principal suspect, Mary se trouve déchirée entre les deux hommes…

 

 


Mary Barton est le premier roman écrit par Elizabeth Gaskell, tiré de son expérience puisqu’elle était femme de pasteur à Manchester et qu’elle a beaucoup fréquenté ce monde ouvrier qu’elle décrit magnifiquement et qui sert de trame à plusieurs de ses romans dont son chef-d’œuvre, Nord et Sud.

 

A la fin du premier chapitre, je savais que j’allais aimer ce magnifique roman. Tout y est formidable : l’ambiance merveilleuse de ce moment de détente des ouvriers (c’est un monde dont on n’a pas l’habitude dans les romans de cette époque et donc, les codes sont très différents des romans habituels), la vie de famille… Et au court de ces quelques premières pages, Gaskell réussit également à intégrer un début d’intrigue avec une mystérieuse disparition. Quelle maîtrise !

Comme toujours chez Gaskell, l’écriture est sobre mais délicate et touchante : on ressent vraiment les émotions des personnages. L’analyse psychologique est extraordinairement juste. L’analyse sociale est également très présente, encore plus que dans Nord et Sud, avec cette opposition parfois violente et souvent aveugle de ces deux classes sociales (patrons et ouvriers) qui pourtant dépendent l’une de l’autre. Les cent premières pages sont d’ailleurs surtout consacrées à cette analyse sociale, ce qui peut rebuter certains, d’autant plus que la mort est omniprésente mais j’ai vraiment trouvé ça passionnant et réaliste tout en restant attrayant. Pendant ce temps, l’intrigue ne se noue que par petites touches mais toujours avec subtilité et beaucoup d’à-propos. L’auteur, par l’accumulation de ces faits se rapportant à la vie que mènent Mary et John Barton, permet de mieux faire comprendre la volonté farouche de Mary de s’élever socialement. Dès le début, on comprend qu’elle est surtout flattée par l’intérêt que lui porte Henry, et que sa fortune rentre en ligne de compte en grande part. Quant au caractère d’Henry, dès son introduction dans le roman, on ne se fait guère d’illusion sur lui. La phrase qui le décrit aurait pu être écrite par Austen : «Il était le seul fils, et ses sœurs étaient fières de lui ; son père et sa mère étaient fiers de lui : il ne pouvait former son jugement contre le leur ; il était fier de lui-même.».

John Barton, le père de Mary est également un personnage intéressant. Bien qu’ayant de nombreux points communs avec Higgins dans Nord et Sud, il est plus complexe dans la mesure où l’on voit les drames successifs qui l’ont amené à devenir sombre et aigri.

Mary enfin est un personnage formidable, et dont l’évolution est intéressante. Elle est un peu vaine au départ, se berçant d’illusions (dont le lecteur ne peut être dupe) sur son avenir mais au moment où l’homme qu’elle aime est en danger, elle se révèle femme d’action là où tous les autres personnages se comportent avec fatalisme.

La fin est certes un peu naïve mais c’est la vision du monde de Gaskell et c’est cette vision du monde qui lui permet de décrire la psychologie des personnages avec tant d’adresse. Même la prostitution, qu’elle décrit sans concession mais avec beaucoup d’humanité, n’est pas une faute définitive et absolue. Et même dans ces moments naïfs, on peut trouver des passages bouleversants.

Bien que Mary Barton ait beaucoup de points communs avec Nord et Sud, il est peut-être moins abouti que celui-ci dans lequel les analyses sociales et psychologiques sont plus imbriquées, grâce au fait que Margaret, étrangère aux deux mondes, cherche à les comprendre et sert d’intermédiaire alors qu’ici, les classes sociales ne se rencontrent que très peu. Néanmoins, l’intrigue y est bien menée et il y a de nombreux passages bouleversants, notamment le procès et malgré la grande place prise par la description du monde ouvrier, les sentiments ne sont jamais oubliés et c’est là qu’excelle Gaskell. C’est donc un roman magnifique qui mériterait une traduction française. J’espère que les éditeurs français vont se rendre compte que l’œuvre de cette anglaise est un trésor. On peut l’espérer puisque Nord et Sud et Femmes et filles n’ont été publiés qu’assez récemment. En attendant il est temps de se mettre à l’anglais ! Attention cependant aux nombreux dialogues entre ouvriers, avec un parler très familier (« dunno » pour « don’t know »…) qui demande un peu de concentration.

par Isil publié dans : Livres - Les classiques
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Samedi 7 juillet 2007

La Roue du temps 2wheel-of-time-2.jpg

The Great Hunt
De Robert Jordan

 


Destiné à devenir le Dragon Réincarné, à la fois sauveur et destructeur du monde, Rand essaie de fuir son sort et les Aes Sedaï en se lançant à la poursuite du Cor de Valère qui a été dérobé.

 


J’ai été encore plus impatiente d’arriver au bout que pour le premier tome car il y a moins de moments creux. Par contre, j’ai été un peu perdue au début dans tous les noms des Aes Sedaï, mais au bout d’un moment, on s’y fait.

Certaines choses commencent à se mettre en place et on peut formuler un certain nombre d’hypothèses sur l’avenir des personnages. Je suis très impatiente de connaître la suite pour savoir si mes hypothèses se vérifient.

J’aime de plus en plus l’univers et l’atmosphère créés par Jordan.



Correspondance en édition Pocket:

2 - La Grande chasse (The Great Hunt), 1990
                3- Le Cor de Valère
                4- La Bannière du Dragon

 

par Isil publié dans : Livres - SF/fantasy/fantastiqu
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Samedi 7 juillet 2007

Pirates des Caraïbes
Jusqu'au bout du mondePirates-des-caraibes-3.jpg

Réalisé par Gore Verbinski

Avec Johnny Depp, Orlando Bloom, Keira Knightley

 

 

L'âge d'or de la piraterie touche à sa fin. Même le terrifiant Vaisseau Fantôme et son capitaine maudit Davy Jones servent à présent Lord Cutler Beckett et la Compagnie anglaise des Indes Orientales. L'invincible Hollandais Volant écume désormais les sept mers, massacrant sans pitié pirates de tous bords et sabordant leurs navires. Will Turner, Elizabeth Swann et le capitaine Barbossa n'ont qu'une seule chance de résister à Beckett et à son armada destructrice : ils doivent rassembler les Neuf Seigneurs de la Cour des Frères, mais l'un des membres les plus éminents, le capitaine Jack Sparrow, manque à l'appel. Will, Elizabeth et Barbossa doivent faire voile vers des mers orientales inconnues, pour affronter un pirate chinois, le capitaine Sao Feng, et s'emparer des cartes qui les conduiront au-delà des limites du monde connu, là où Jack est retenu...

 

 

Contre toute attente, j’ai encore beaucoup aimé ce troisième volet. Mon seul regret était de ne pas avoir « révisé » le n°2 avant car au début j’avais oublié beaucoup de choses et comme c‘est une suite directe...

Il y a plus d’action que jamais et les rares moments creux sont pleins d’humour, nous avons donc passé une très agréable soirée et n’avons pas vu passer les 2h45 de ce film d’aventures comme je les aime. La fin est assez surprenante et j'ai apprécié l'originalité.


par Isil publié dans : DVD & Cinéma
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Vendredi 6 juillet 2007

Agnes Grey 


De Anne Brontë






Au milieu du 19è siècle, en Angleterre, Agnès Grey a vécu isolée dans un presbytère de campagne, très entourée de l'amour de ses proches. Agnès rêve de voir le monde et d'aider financièrement sa famille mais lorsque l'on est la fille d'un pasteur désargenté, la seule solution est de devenir gouvernante. C'est avec beaucoup d'espoir qu'Agnès va partir pour son premier poste. Elle va cependant connaitre beaucoup de désillusions en découvrant qu'il n'est pas si facile d'éduquer les enfants des autres et qu'il est plus difficile encore d'éprouver des espérances pour son bonheur personnel.


Ce roman semble être un pendant (plus réaliste) à Jane Eyre de Charlotte Brontë. Le point de départ est le même: une jeune femme veut s'émanciper en devenant gouvernante. Mais les deux héroïnes sont différentes: Jane part pour fuir une enfance malheureuse et va découvrir qu'elle peut être traitée d'égal à égal, Agnès, au contraire, a toujours été surprotégée et découvre que la situation d'une gouvernante est humiliante. C'est d'ailleurs ce que j'ai trouvé de plus intéressant dans cette histoire, car finalement, Agnès appartient à cette classe sociale, particulière au 19è siècle, des gens cultivés mais sans le sou. Elle est très supérieure aussi bien intellectuellement que moralement à ses employeurs et elle a pourtant un rôle très pénible, martyrisée par des enfants tyrans. Toutes les petites humiliations quotidiennes ressortent bien: plus les employeurs tentent de montrer leur bonne éducation et plus ils sont en fait odieux. La lecture d’ Agnès Grey est très agréable (à part les citations religieuses interminables au début) et je n'ai pas été dérangée par le récit à la première personne, ce que je n'aime pourtant pas en général. J'ai très largement préféré Jane Eyre mais Agnès Grey est un bon roman qui mérite d'être connu.

par Isil publié dans : Livres - Les classiques
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